-> accueil algoric.com .Réseaux : quelques architectures élémentaires.


Toute démarche collective un peu complexe repose sur un dispositif organisationnel et managérial.
Tout dispositif relève d'une des "logiques" de base : institution, projet ou réseau (
3 modèles d'organisation & management 3 modèles).
Dans la mise en œuvre d'un dispositif, outre qu'on risque de faire un choix mal adapté au contexte,
outre qu'on oubliera fréquemment la simplicité, on sera souvent pris en flagrant délit d'incohérence.
Le délit peut prendre des formes variées : structurer (... ou déstructurer !) un groupe de projet comme un réseau,
"diriger" un réseau comme une institution, etc. Dans tous les cas, la cause des difficultés sera la confusion :
on a tout mélangé, parce qu'on a perdu de vue quelques données structurantes.
Ci-dessous quelques éléments d'architecture qui nous concernent plus directement.

Trois types de réseaux "rustiques"Trois types de réseaux "rustiques"
Analogies télécomArchitectures : analogies Télécom
Correspondants des décideurs locauxExemple "Réseaux de correspondants des décideurs locaux"
Voir aussi...Voir aussi...

Rêvons un peu... Imaginez une entreprise dont l'organigramme aurait oublié la hiérarchie, qui n'aurait pas de pouvoir central, dont aucun établissement ne pourrait revendiquer le rôle de siège social, où l'information circulerait divisée en "paquets", en suivant des circuits chaque fois différents, avant de parvenir à son destinataire... Une entreprise en réseau, construite sur le principe du filet de pêche, avec des "nœuds" de communication interconnectés... Elle existe et s'appelle Al Qaida ! Les entreprises - mais aussi les institutions ou associations de tout poil - ont beaucoup à apprendre des réseaux de Ben Laden... > > >

Même sans aller aussi loin, le fonctionnement en réseau est "dans le sens de l'histoire" par les réponses qu'il permet en termes de transversalité, de pluridisciplinarité, d'interculturalité, d'adaptabilité... Comme pour tout dispositif organisationnel et managérial, qu'il reproduise un modèle standard ou qu'il soit fortement personnalisé, son architecture est à définir en fonction du contexte [finalités de la démarche envisagée, culture(s) des parties prenantes, etc.]. C'est une des conditions de son efficacité : il doit être adapté à la situation. Parmi les conditions de son efficience : la simplicité. Une autre condition première de la performance globale (efficience + efficacité) réside dans la cohérence entre les diverses composantes du dispositif.

La plupart du temps, les dysfonctionnements relèvent du non-respect de ces évidences : on choisit un schéma parce qu'il a fait ses preuves ailleurs (mais "ailleurs", les données de l'équation n'étaient pas les mêmes !) ; on aime trop les cathédrales gothiques et les usines à gaz pour recourir spontanément aux solutions simples... Et même lorsqu'on a évité ces écueils en choisissant des schémas simples et adaptés - a fortiori si ce n'est pas le cas - la cohérence est souvent négligée, au stade de la construction et/ou à celui de sa mise en œuvre.

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Pour mettre l'accent sur la portée des choix à faire, on se limitera ici à 3 types de réseaux "rustiques" : intégrés, fédérés et contractuels (pour mémoire : les réseaux maillés, de type Al Qaida, peuvent être beaucoup plus sophistiqués, donc permettre des choix plus fins).

[Note de l'auteur : mon sentiment personnel est que le premier - intégré - n'a de réseau que le nom... mais il permet d'éclairer par effet de contraste].


Trois types de réseaux 'rustiques'...

Types :

Intégré

Fédéré

Contractuel

Exemples

Banque, Poste,
Services publics...

Coopératives, Mutuelles, Organis. profess., GIE...

Groupements hôteliers, franchises, concessions...

Impulsion

de haut en bas

de bas en haut

engagements réciproques

Relation de base

hiérarchique

de solidarité

transactionnelle

Initiative

au sommet

collective (majorité)

accord de volontés

Choix, risques...

subis globalement
<-entité abstraite

subis individuellement, assumés solidairement

choisis sélectivement, assumés ensemble

Système de référence

centralisé déconcentré (voire décentralisé)

fédéré / mutualisé

confédéré

Acteurs / système

dépendance

interdépendance

autonomie dans l'interdépendance

Logique du
jeu des acteurs

administrative /territoire

politique /appartenance

de négociation /projet

La règle,
«l'intérêt général»

l'intérêt collectif, révélé

l'intérêt commun,
défini par la majorité
ou par consensus

la meilleure synth. poss. entre les intérêts indiv., négociée par les intéressés

Poids de la règle
sur le jeu des acteurs

très fort (dont transgres- sion...) ; faible impact
du jeu sur la règle

assez fort mais possib. imp. rétroaction du jeu (collectif) sur la règle

assez fort, mais la règle, librement consentie, est liée au jeu des acteurs

-> Traduction :
on suit la règle...

... parce que c'est comme ça et pas autrement !

... parce que c'est notre intérêt commun + un moyen de cohésion et de stabilité de notre groupe

... pq l'intérêt de chacun passe par cette règle (équilibre de libertés
et de contraintes)

Motivation
/projet commun

quasi nulle
(logique de territoire)

forte a priori, évolue selon les circonstances

fonction du degré de convergence (rencontre)
<-> projets individuels


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Architecture : analogies avec des réseaux télécom
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Le choix d'un dispositif et ses conséquences
Exemple "Réseaux de correspondants des décideurs locaux"





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Voir aussi...
- Réseau : préalables pour ne pas se prendre les pieds dans le tapis
- Une société en réseaux
- Communication, stratégie, communication stratégique...


 

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