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1 - Trois niveaux : individus, structures, systèmes...

L'homme a longtemps confectionné lui-même ses vêtements. Puis des structures ont pris le relais, telle entreprise pour produire, telle autre pour distribuer. C'est désormais un ensemble de systèmes qu'il faut actionner pour vendre le moindre jean. Le transport des composants (tissu, fil, boutons) en donne une idée : selon une enquête (Guardian 2001), ils parcourent à eux seuls 65 000 km dans une sorte de vaste toile d'araignée, rien que pour la fabrication du pantalon. S'y ajoutent tous les systèmes des prestations connexes (publicité, distribution, banque...), des administrations et d'autres parties prenantes. Ce qui est vrai pour le jean l'est pour tous produits et activités : une grande part de leur valeur provient de ces systèmes ou leur est dédiée. Bien au-delà de la logistique, qui n'en est que la partie visible. Ces systèmes où, pour satisfaire des besoins et aspirations constamment renouvelés, divers moyens techniques et organisationnels sont associés dans un foisonnement de réseaux, multipliant nos relations avec des structures toujours plus nombreuses, diversifiées, incontournables (n° 106, 118, 142, 148). On en dépend de bien des façons. Mesure-t-on bien leurs enjeux ? Fait-on ce qu'il faut pour en tirer le meilleur parti ? Ne leur laisse-t-on pas un peu trop la bride sur le cou, à nos dépens ?

En entreprise comme en politique, selon Jean Monnet, "rien n'est possible sans les hommes, rien n'est durable sans les institutions" (et autres structures, formelles ou informelles). Un troisième terme s'impose désormais : "rien n'est équilibré sans les systèmes". Pour réaliser des accords subtils entre des objectifs de développement, des contraintes d'efficacité, des impératifs de responsabilité... L'intelligence institutionnelle, dont dépendent ces équilibres, va bien au-delà des pratiques traditionnelles d'administration des choses et de gouvernement des hommes : elle doit favoriser la régulation de ces systèmes. Une régulation au sens biologique et cybernétique, c'est à dire un accompagnement de processus visant à assurer une harmonie d'ensemble. Bien loin du sens mécanique et technocratique ("politiques de régulation"), réduit à des interventions directes et expertes voulant régir des phénomènes et régler des problèmes. Diagnostic clinique, approche globale et homéopathie dans un cas, examen spécialisé et antibiotiques (... puis désordres collatéraux) dans l'autre (n° 102, 110, 114). Entre un monde devenu systémique et des représentations restées très mécaniques, le décalage est important : les pratiques héritées de la société industrielle ("technocratie") répondent aussi bien aux besoins de la société postindustrielle (régulations) que la clé à molette répond à ceux des systèmes biologiques.

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La mondialisation illustrée :
les 65.000 km parcourus par les matières premières et composants d'un jean...

The Guardian - Courrier international 2/8/01

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Sommaire et liens
Introduction
3 niveaux : individus, structures, systèmes
Les condition du progrès : déviances, complexité...
La fonction crée l'organe... ou le système
Encadré : Du mariage à l'union libre


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