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A côté des décisions non prises, il y a les décisions mal prises. Exemple très courant de perversion du processus décisionnel : on décide "trop vite" (c'est à dire, en réalité, sans avoir suffisamment réfléchi ou évalué les données : c'est souvent l'hésitation qui retarde, plus que la réflexion), puis on se demande à n'en plus finir si l'on n'aurait pas pu... ou dû... ou si peut-être... à moins que... mais alors... et pourtant... Que ceux à qui cela ne rappelle rien lèvent le doigt !

On est dans ce cas aux antipodes du bon déroulement d'un processus qui voudrait qu'on commence par peser les éléments (ce que je veux, ce que je peux), avant d'en dégager les termes du choix (les hypothèses ou scénarios et leurs conséquences), pour enfin choisir - car toute décision suppose des choix... donc, aussi, des renoncements - puis traduire ces choix en action. Et une fois la décision prise, on doit s'y tenir : c'est avant le choix qu'il fallait exprimer ses doutes ou ses états d'âme ; maintenant il faut exécuter - sauf en cas de nouvel élément majeur qui justifie de tout remettre en cause, ce qui est extrêmement rare. Heureusement, pour éviter de tels dysfonctionnements, il y a la marelle stratégique...

Les causes des dérives sont nombreuses. Ainsi, plus les intérêts en jeu sont variés, ou les acteurs nombreux, ou la situation complexe, et plus il est périlleux de décider sans un minimum de méthode. Autre cause, bien sûr, le manque de précision, de rigueur ou d'ouverture dans l'analyse ou dans les choix. Mais il y a aussi d'autres facteurs plus insidieux, que la méthode aide également à combattre, comme le refus souvent inconscient d'accepter ou d'assumer les renoncements que suppose tout choix : on (se) "raconte des histoires" pour ne pas (s')avouer ce qu'on abandonne(rait) avec ce choix... C'est là qu'on prend une décision "boiteuse", où ce qu'on dit vouloir n'est pas totalement pris en compte alors qu'inversement certaines données prises en compte restent implicites : il y a des zones d'ombre dans la marelle... Et c'est là qu'il y a un décalage - voulu ou non, conscient ou non - entre ce qu'on décide et ce qu'on annonce : la marelle "communication" est un leurre qui cache la marelle "décision" ; elles sont contradictoires alors qu'elles devraient être complémentaires. Est-il besoin de prendre des exemples, notamment dans la façon dont des restructurations d'entreprises, qui auraient pu se dérouler de façon satisfaisante pour tous, peuvent dégénérer parfois gravement parce que les "décideurs" ont engagé de tels enchaînements diaboliques ? [De l'intention à l'expression...]

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Sommaire et liens
Introduction
1 - C'est le tailleur qui prend des mesures, pas le stratège !
2 - De la rationalité limitée au stress...
Encadré 1 : On décide mal...
Encadré 2 : La faute au manageur MBAisé, uniforme et passe-partout


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