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Des repères déroutants

Le système éducatif a sa part de responsabilité dans le maintien du décalage entre le monde actuel et nos représentations mentales. Bien sûr parce qu'il reproduit parfois des schémas périmés et ne s'empresse pas toujours de s'ouvrir à de nouveaux apports, à de nouvelles disciplines (ou indisciplines), à de nouveaux paradigmes. Mais aussi parce qu'il néglige les "fondamentaux" sans lesquels on ne peut structurer une vision cohérente d'un monde complexe. Personne n'imaginerait que les enseignements approfondis d'une école d'ingénieurs ou d'une faculté de sciences se fassent sans l'acquisition préalable de fondamentaux - théorèmes mathématiques ou lois physiques - qui permettent à l'étudiant de comprendre le sens de ce qu'on lui enseigne, qui l'aident à mettre en perspective ces enseignements. Par contre, il est couramment admis que les programmes d'une école de commerce, d'une faculté de lettres ou d'un institut de gestion négligent l'acquisition de fondamentaux des sciences humaines. L'information, les systèmes, la stratégie, les réseaux, la communication, le risque, le pouvoir… Prévert ne manquerait pas de prolonger l'inventaire. On utilise ces notions élémentaires de façon approximative, faute de connaître leurs principes généraux, leurs caractéristiques, leurs modes opératoires, leur portée - voire simplement leurs définitions.

Or l'approximation est un excellent terreau pour la culture des confusions.

Dans un environnement de plus en plus diversifié, qu'on ne peut comprendre et maîtriser que moyennant une précision et une rigueur accrues, on donne l'impression de vénérer le paradigme de l'approximatif.

Les composantes de ce paradigme pourraient être détaillées dans un catalogue qui, à son tour, ne manquerait pas d'inspirer Prévert. Dans un monde en mouvement, regarde-t-on où il faut, comme il faut, pour identifier des repères pertinents, ou s'installe-t-on dans le paradigme de la première vue ? Pour décoder ce qu'on a observé, "gratter derrière les repères", adopte-t-on une vue distanciée, en utilisant les fondamentaux ci-dessus mentionnés, ou reste-t-on dans le paradigme du premier degré ? Alors que les repères évoluent, le paradigme de la pérennité est très présent. A l'instar des questions ambiguës de certains sondages (par exemple quand la question porte sur un souhait mais induit une réponse sur un pronostic), le paradigme du "j'me comprends" paraît bien enraciné, dans des situations où un minimum d'explicitation améliorerait la communication - ou simplement permettrait la cohérence du raisonnement. Alors que, plus encore que d'autres, la société de l'information est aussi celle de la désinformation, le paradigme de la crédulité fait fortune dans un contexte où pourtant chacun sait que prolifèrent les faux-nez, faux-cols ou autres faux-semblants…

Au menu du livre Les pieds ici... la tête là ? - chapitre 5 :

 

a.  Faits, données, symboles et autres repères

b.  Leur valeur de référence : qu'y a-t-il derrière les repères ?

c.  Disparition, déplacement, changement d'aspect, voire de signification

d.  Quelques confusions : rumeur, opinion, souhait…

e.  Quelques vecteurs de confusion : diversion, leurre, amalgame…

f.   Stabiliser la cartographie

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