Brèves 2003 s2


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- Petits radars pour gros temps >>>
- GM mise sur le véhicule "tout hydrogène" >>>
- Les Californiens sous biosurveillance >>>
- La classification des déchets selon DOE >>>
- e-sex, propagation des épidémies, prévention... >>>
- Cannibalisme spatial >>>
- La cravate au placard ? >>>
- Microsoft critiqué sur le terrain de la sécurité >>>
- Un ascenseur pour l'espace >>>
- De l'intérêt des arbres dans la ville >>>
- Une nouvelle génération de circuit intégré ? >>>
- Télécharger les œuvres d'autrui, moi, jamais ! >>>
- Le pollueur n'est pas toujours celui qu'on croit >>>
- Les Etats-Unis se tournent vers les cartes à puces >>>
- Science et Nature doivent réviser leur déontologie >>>
- La meilleure fibre optique : une éponge naturelle >>>
- Ornithoptère : du nouveau depuis Léonard >>>
- Les courriels bientôt systématiquement analysés >>>
- "Nous n'avons pas besoin de l'ONU" >>>
- Nouveaux marchés : l'amertume >>>
- Nasa : un fonctionnement à revoir >>>
- Matériaux pour plus de puissance électrique >>>
- Sauver la Louisiane de la noyade >>>
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Fumer relève des libertés individuelles

Confirmation de la Cour de cassation : un fabricant de tabac n'est pas responsable de la mort d'un fumeur. Les ayants droit d'un gros fumeur, décédé d'un cancer, avaient recherché la responsabilité du cigarettier, lui reprochant d'avoir sciemment caché les risques encourus et d'être directement responsable du décès. Déboutés de leur demande de dommages-intérêts en appel, ils n'ont pas eu plus de succès auprès de la Cour de cassation : au nom de la responsabilité personnelle et de la liberté individuelle, il appartient à chacun de choisir de fumer ou non.
[Cass. civ., 2e ch., 20 novembre 2003, n° 1620].


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• Anticipation des risques, principe de précaution, vertu de prudence... >>>





Réseaux, combinatoires, prévention : des petits radars pour gros temps

D'ici cinq ans, un réseau de petits radars météorologiques pourrait équiper les tours relais de téléphonie mobile à travers tout le territoire américain. Ce projet, imaginé par des ingénieurs de l'Université du Massachusetts pour améliorer la surveillance des ouragans et autres tornades, a fait l'objet d'une annonce officielle la semaine dernière. Doté de 40 millions de dollars, le Center for Collaborative Adaptive Sensing of the Atmosphere (CASA) sera financé par la National Science Foundation, l'Etat du Massachusetts ainsi que d'autres Universités et entreprises, comme Raytheon qui développera les radars et IBM. Actuellement, les satellites météorologiques livrent une bonne vision du temps mais des détails peuvent leur échapper. Le réseau de radars Doppler du National Weather Service, en place depuis les années 1990, permet de compléter efficacement leurs observations. Toutefois, les ondes radios de ces appareils se déplacent en droite ligne au lieu de suivre la courbe terrestre ; ils manquent donc certains phénomènes éloignés et de basse altitude. L'ambition du projet CASA est de développer un réseau très dense de radars à courte portée, de 90 centimètres sur 90, capables de communiquer entre eux et de modifier leur orientation en fonction des changements météorologiques. Les premiers composants du dispositif seront installés en Oklahoma en 2005 afin de tester leur efficacité dans la traque des tornades.
[USA Today - 07/10/03 : Network of small radars will keep a closer eye on weather - www.adit.fr].





GM mise sur le véhicule "tout hydrogène"

Pour General Motors, à l'origine de l'une des automobiles les moins économes, le Hummer H2, la pile à hydrogène représente un important pari sur l'avenir. Plus d'un quart des recherches menées par le constructeur sont consacrées à l'élaboration de voitures utilisant cette technologie non-polluante puisqu'elle ne rejette que de l'eau. Mais le constructeur a pris du retard. Alors que le Japonais Toyota compte 76000 ventes annuelles de son Prius, GM se lance tout juste sur le marché des véhicules hybrides. Les vues de l'Américain quant à l'avenir de la pile à hydrogène divergent toutefois sensiblement de celles de son concurrent. Selon lui, la course à l'hybride n'a qu'une importance relative puisque cette solution n'est que temporaire. Il prévoit ainsi un déclin rapide de ce type de véhicules dès que le "tout hydrogène" sera devenu une réalité abordable. Bénéficiant du soutien du gouvernement américain et de différentes compagnies pétrolières, GM ambitionne de démarrer sa production commerciale de voitures fonctionnant entièrement avec des piles à combustible en 2010.
[Financial Times - 07/10/03 : GM puts green gloss on image coloured by Hummer - www.adit.fr].





Les Californiens sous biosurveillance

La biosurveillance consiste à rechercher chez les personnes elles-mêmes, et non pas seulement dans le sol, l'air ou l'alimentation, la présence de substances toxiques (dioxines, polychlorobiphényles, insecticides ou autres). Une étude de l'Agence pour la Protection de l'Environnement se déroule actuellement sur trois sites californiens afin de mesurer les concentrations de produits chimiques dans le lait maternel de 120 femmes et de faire éventuellement le lien avec des niveaux élevés de cancer du sein. Cette initiative, soutenue par un grand nombre d'activistes dans le domaine du cancer, place la Californie à l'avant-garde d'un mouvement national pour la biosurveillance. Une proposition de loi a par ailleurs été déposée par un sénateur de l'Etat de Californie et doit être examinée en janvier prochain. Elle vise à mettre en place, au niveau de l'Etat, un important programme de deux ans qui permettrait, via des prélèvements de sang et d'urine, d'identifier les communautés les plus exposées à différents polluants et les conséquences sanitaires de ces expositions, de vérifier l'efficacité des réglementations environnementales et de définir des priorités de recherche. Si le principe de cet outil de santé publique est généralement bien accueilli, certains redoutent toutefois des dérives classiquement liées à la collecte d'échantillons biologiques (problèmes de confidentialité, etc.).
[Los Angeles Times - 06/10/03 : Testing people for pollutants - www.adit.fr].


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La classification des déchets selon DOE

Le Département de l'Energie (DOE) a demandé au Congrès américain de lui accorder l'autorité nécessaire pour décider de la classification des déchets nucléaires. Les responsables du Département pensaient en fait avoir toute latitude dans ce domaine, mais un jugement fédéral rendu en juillet dans l'Idaho les a rappelés à l'ordre. Selon ce jugement, le plan de traitement de dizaines de millions de litres de déchets, issus de l'industrie de l'armement, constitue une violation du Nuclear Waste Policy Act de 1982, qui prévoit l'enfouissement des composés de haute radioactivité. Dans l'affaire de l'Idaho, les résidus correspondant à cette dernière classe sont toujours enfermés dans de simples containers en surface en Caroline du Sud, Idaho et à l'Est de Washington. Un site d'enfouissement a bien été choisi dans la région de Yucca Mountain (Nevada), mais il n'est pas encore ouvert et semble de toute façon trop petit pour tout contenir. Si la demande du Département de l'Energie recevait un accueil favorable, ces déchets - et d'autres - pourraient être reclassés et laissés sur place ou envoyés vers des sites pour matériaux de faible radioactivité.
[New York Times - 01/10/03 : Energy Dept. Seeks power to redefine nuclear waste - www.adit.fr].





e-sex, propagation d'épidémies, prévention... : Internet au cœur du problème des MST

L'avènement du réseau Internet est en train de modifier sensiblement l'approche préventive des maladies sexuellement transmissibles (MST) des autorités sanitaires américaines. Trois cent professionnels réunis récemment pour la première conférence "Prévention MST/HIV et Internet" ont ainsi reconnu à la fois les problèmes posés par le réseau et le potentiel qu'il représente. Ces dernières années, une proportion grandissante de contacts à l'origine d'une contamination ont été établis via Internet et ses chatrooms. Des données du Département de la Santé Publique de San Francisco montrent que le pourcentage de nouveaux cas de syphilis liés à une rencontre sur le net est passé de 12% en 2000 à 44% en 2003. Dans le même temps, la ville californienne connaissait la plus forte progression de cette maladie depuis 20 ans. Toutefois, de plus en plus de médecins voient dans Internet l'occasion de mieux combattre les MST et de toucher des populations sensibles. L'éventail des moyens de lutte envisagés est large ; il s'agirait par exemple de pages web sécurisés où les internautes pourraient consulter des informations médicales et envoyer anonymement des messages informant d'anciens partenaires d'un risque de contamination, de systèmes d'alerte permettant de répercuter l'annonce d'une épidémie, de services en ligne spéciaux pour programmer un test de dépistage et, plus tard, en consulter les résultats, ou enfin d'aides au développement de sites Internet pour des rencontres "safe sex".
[Chicago Tribune - 28/09/03 : Hooking up on the Internet - www.adit.fr].





Cannibalisme spatial : la lente agonie de la galaxie du Sagittaire

Des astronomes américains ont surpris notre Voie Lactée en train de dévorer consciencieusement la petite galaxie du Sagittaire voisine. Cette scène de cannibalisme de l'autre côté de la Voie Lactée, dissimulée à nos yeux par de nombreuses étoiles et nuages de poussière, a été observée en détail grâce aux prises de vue du ciel en infrarouge du télescope 2MASS (Two Micron All Sky Survey). Les étoiles de la galaxie du Sagittaire, arrachées à leur abri, sont en fait lentement mais sûrement absorbées dans le grand halo autour de la Voie Lactée. Pour Martin Weinberg, membre de l'équipe 2MASS à l'Université du Massachusetts, qui a mené le projet avec le Jet Propulsion Laboratory de la NASA, la victime dépouillée de sa substance ne devrait plus tenir très longtemps ; elle est même peut-être déjà morte. On a longtemps pensé que la Voie Lactée, formée il y a 13 milliards d'années à partir d'un nuage de gaz géant, conservait une taille relativement stable. Aujourd'hui, on sait qu'elle continue de se nourrir de plus petites galaxies proches ; celle du Sagittaire en est le parfait exemple.
[Los Angeles Times - 27/09/03 : Milky Way gobbling up a neighbor - www.adit.fr].





La cravate au placard ?

Dans le "British Journal of Ophtalmology", on lit qu'un nœud de cravate trop serré nuirait gravement à la santé. Plutôt que cette compression de la veine jugulaire entraînerait une élévation anormale de votre pression oculaire pouvant se transformer en glaucome. Pour le constater, l'équipe de chercheurs américains a fait subir des tests à quarante volontaires, vingt parfaitement sains des yeux, vingt autres atteints de glaucome. Ils ont mesuré la pression régnant à l'intérieur de l'œil trois minutes après avoir serré fortement une cravate et trois minutes après avoir lâché du lest. Résultats une augmentation de la pression oculaire pratiquement similaire chez les deux populations de cobayes. Pour faire valoir ce prétexte au recruteur, proposez lui un remake de l'expérience.
[Courrier Cadres (APEC) 28/8/03].


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Microsoft critiqué sur le terrain de la sécurité

La Computer and Communications Industry Association, qui réunit chercheurs et industriels, vient de rendre public un rapport très critique vis-à-vis du géant Microsoft et des problèmes de sécurité posés par ses logiciels. Car malgré les déclarations de bonne volonté réitérées du président de la société Bill Gates et de son directeur général Steven Ballmer, les virus, vers et autres attaques informatiques perdurent. Pour les experts du rapport, la situation tend même à se détériorer : avec plus de 90% des ordinateurs personnels (PC) fonctionnant avec un produit de la firme de Seattle, c'est l'ensemble du réseau mondial qui devient vulnérable. C'est pourquoi l'association, déjà engagée dans une action en justice anti-trust à l'encontre de Microsoft, encourage aujourd'hui le gouvernement à jouer de son influence pour obliger la société à ouvrir plus encore les codes de ses logiciels dans le but de faciliter la mise en place d'outils de sécurité. L'organisation va même jusqu'à demander une réglementation officielle sur cette question. "Inutile", répondent les industriels du secteur qui préfèrent laisser au consommateur le soin de décider quel produit il préfère acheter. Mais cette dernière position ne tiendrait pas selon le rapport, étant donné la position dominante de Microsoft sur les systèmes d'exploitation qui rend de fait impossible toute concurrence.
[Washington Post - 24/09/03 : Security reports puts blame on Microsoft - www.adit.fr].


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Un ascenseur pour l'espace

Imaginée en 1895 par le Russe Konstantin Tsiolkovsky, pionnier de la propulsion spatiale, puis popularisée par l'écrivain Arthur Clarke, l'idée d'un ascenseur spatial qui serait capable de transporter des hommes dans l'espace sans l'intervention de fusées continue d'occuper l'esprit des chercheurs. D'autant qu'avec la découverte des nanotubes en 1991 (assemblages cylindriques de molécules de carbone bien plus résistantes que l'acier), le concept prend corps. Une conférence qui s'est tenue au Laboratoire National de Los Alamos (Nouveau-Mexique), a permis de faire le point sur le sujet. L'un des projets les plus aboutis, celui de Bradley Edwards, consisterait en un câble central, sorte de nanotube géant, le long duquel glisserait une plate-forme montée sur des chenilles. La poussée permettant de mouvoir le dispositif serait fournie par un laser qui, du sol, frapperait les panneaux solaires installés sous la plate-forme. Selon son concepteur, un tel ascenseur pourrait atteindre une hauteur d'une centaine de milliers de kilomètres avec une charge de 13 tonnes (les hommes eux ne résisteraient aux doses de radiations), mais seulement dans le sens Terre-espace. Côté coûts, Edwards estime à 6 milliards de dollars la réalisation d'un premier projet, soit nettement moins que les 100 milliards attribués à la construction de l'ISS.
[New York Times - 23/09/03 : Not science fiction : an elevator to space - www.adit.fr].





De l'intérêt des arbres dans la ville

Une étude de l'organisation à but non lucratif American Forests (Washington) montre qu'un déficit en arbres dans une zone urbaine peut être très coûteux pour la communauté. En effet, outre leur rôle non négligeable dans le contrôle de la pollution atmosphérique, les arbres régulent efficacement le ruissellement dû aux intempéries ; en leur absence, l'installation de systèmes d'évacuation devient donc indispensable. De même, l'ombre qu'ils apportent contribue à diminuer la température et ainsi à faire baisser la quantité d'électricité consommée par l'air conditionné. Et pourtant, des données relevées par le satellite Landsat de 1985 à 1995 sur 448 agglomérations et plus récemment sur 40 de ces zones ont révélé une réduction de 10 à 17% du parc arboricole urbain au cours de la dernière décennie, soit 1,7 milliard d'arbres en moins. Ce déficit serait d'ailleurs plus proche des 21% selon American Forests qui tient compte du fait que, pendant toute cette période, les villes ont continué de s'étendre. Des initiatives locales visant à prendre en compte l'intérêt économique des arbres dans la cité existent toutefois à travers le pays. San Antonio (Texas) vient ainsi de rejoindre Charlotte (Caroline du Nord) et San Diego (Californie) dans le club encore restreint des agglomérations ayant intégré les arbres dans leur schéma d'urbanisation, au même titre que d'autres infrastructures.
[Washington Post - 22/09/03 : Costly Loss of Urban Trees - www.adit.fr].





Une nouvelle génération de circuit intégré ?

Ivan Sutherland, Robert Drost et Robert Hopkins, chercheurs de la société Sun Microsystems, présenteront jeudi, au cours de la Custom Integrated Circuits Conference à San Jose (Californie), des travaux sur les circuits intégrés qui pourraient révolutionner l'industrie informatique. Les microprocesseurs des ordinateurs sont constitués de milliers de circuits intégrés ou puces électroniques. La méthode classique de fabrication consiste à former, à partir de silicium purifié, un empilement de galettes (wafer) de très faible épaisseur sur lesquelles on grave des millions de circuits électroniques. Chaque puce est reliée à ses voisines par de minuscules fils électriques de quelques micromètres de diamètre, soudés à la surface de la galette. La taille des fils et celle de la galette constituent des facteurs limitants à l'accumulation des puces et donc à la capacité de calcul du processeur. Or les chercheurs américains ont réussi à élaborer des circuits intégrés disposés côte à côte, passant outre les fils. Ces circuits expérimentaux peuvent ainsi faire circuler des données à 21,6 Gigabits par seconde. Par comparaison, le Pentium 4 d'Intel affiche une capacité de 50 Gigabits par seconde ; mais les pères de la nouvelle technologie estiment que celle-ci devrait permettre d'atteindre des vitesses de l'ordre de mille Gigabits par seconde, une fois finalisée (la question de l'élévation de la température liée à ce genre de configuration reste en suspens). Sun Microsystems espère rapidement placer ce nouveau produit sur le marché et ainsi rattraper son retard sur ses principaux concurrents comme Microsoft et Intel.
[New York Times - 22/09/03 : New Sun Microsystems chip may unseat the circuit board - www.adit.fr].


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• A propos de la loi de Moore >>>





Télécharger les œuvres de ton prochain, tu ne feras point : yeah, sure !

Les étudiants de l'Université d'Etat de Pennsylvanie sont gâtés. Ils disposent de lieux comme le "Hub" où il est possible d'accéder à Internet depuis un ordinateur portable, grâce à une connexion sans fil haut débit. Mais si certains en profitent pour étudier, d'autres se laissent tenter par des activités annexes comme par exemple télécharger des morceaux de musique. L'administration de l'université a donc décidé d'éditer une charte de bonne conduite interdisant aux étudiants de télécharger des documents (musique ou textes) sans l'accord des ayants droits. Car le problème prend de l'ampleur. Selon une étude du Pew Internet and American Life Project de l'été dernier, 56% des étudiants téléchargent de la musique sans se soucier des questions de propriété contre 25% des non étudiants. Sans parler du plagiat littéraire, devenu tellement facile avec l'avènement du copier/coller. A l'Université d'Etat de Pennsylvanie, le réseau sera donc désormais sous surveillance et chaque étudiant doit obligatoirement s'engager, en début d'année, à ne pas "voler" de documents protégés sur Internet. Mais l'impact semble pour l'instant faible. Du coup, le Président de l'établissement a commencé à élaborer un programme qui prévoit le paiement de droits par l'université elle-même, afin d'éviter tout risque de poursuites judiciaires.
[New York Times - 20/09/03 : Students shall not download. Yeah, sure - www.adit.fr].


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Systémique : le pollueur n'est pas toujours celui qu'on croit

En Alaska, la pollution aux polychlorobiphényles (PCB) est généralement portée au crédit de l'atmosphère qui transporte ces composés industriels. Mais une nouvelle étude, publiée dans la revue Nature, a pu établir une corrélation entre les populations de saumons présents dans huit lacs de la région et le taux de PCB retrouvés dans les sédiments de ces lacs. Le scénario élaboré par les chercheurs pour expliquer ce résultat est le suivant : voyageant dans les eaux de l'océan Pacifique, les poissons absorbent et accumulent les produits chimiques avant de retourner vers les lacs du Nord pour s'y reproduire. Là, ils meurent et leurs corps libèrent les polluants, augmentant la concentration de PCB dans les sédiments, jusqu'à un facteur sept dans certains cas. Toutefois, on ne sait pas exactement jusqu'à quel point ce phénomène peut rendre compte de la pollution en PCB de certaines eaux ni quel impact sur la vie sauvage il peut entraîner. Pour l'homme en tout cas, aucun sujet d'inquiétude : les lacs examinés sont éloignés de toute population humaine et, de toute manière, les niveaux de PCB relevés restaient en dessous des normes requises.
[Los Angeles Times - 17/09/03 : Spawning salmon deliver pollutants - www.adit.fr].


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Les Etats-Unis se tournent vers les cartes à puces

Chaque jour, des millions de cartes à puces sont utilisées à travers le monde. Les puces électroniques, insérées dans des cartes plastiques, sont partout et envahissent tous les secteurs : banques, téléphonie, assurances, etc. Pourtant les Etats-Unis restent réticents à cette technologie. Aux yeux des professionnels américains, le coût de la modernisation nécessaire à la mise en place d'un tel dispositif serait trop élevé. Mais la situation semble évoluer suite aux problèmes de sécurité qu'a fait ressortir l'attaque du 11 septembre 2001. Ainsi, l'adoption par le gouvernement, le mois dernier, du passeport électronique prévu pour 2004 fera bientôt du pays le plus grand utilisateur de cartes à puces au monde. Intégrée à ce nouveau permis de voyage, une puce contiendra la photo d'identité de son propriétaire, les informations biométriques de reconnaissance de son empreinte digitale ainsi que des données personnelles. Avec un coût unitaire de 3 à 12 dollars selon la qualité de la puce, le marché des passeports électroniques pourrait avoisiner les 600 millions de dollars. Et malgré les récentes tensions entre Washington et Paris, les industriels français comme Schlumberger, Gemplus ou Oberthur Card Systems espèrent bien profiter de ce nouveau marché qu'ils connaissent parfaitement puisque la technologie est née en France dans les années 1970.
[USA Today - 11/09/03 : USA moving toward wider smart-card use - www.adit.fr].


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• Technologies combinatoires et organisation sociale, l'échelle de perroquet... >>>





Les revues Science et Nature appelées à réviser leurs politiques éditoriales

Les journaux américain Science et anglais Nature, qui font référence en matière de publication scientifique, sont actuellement sous le feu de vives critiques. En cause, le flou entourant, dans leurs colonnes, les relations entre les travaux des chercheurs et d'éventuels intérêts financiers. Trente-deux personnalités, dont l'ancien éditeur du New England Journal of Medicine, ont signé une lettre dénonçant l'absence de mention de telles relations, non dans les articles mais dans les commentaires et éditoriaux qui permettent aux scientifiques d'exprimer leur point de vue sur un sujet. Selon le Center for Science in the Public Interest, un groupe de conseil de Washington, un chercheur du Danforth Plant Sciences Center aurait ainsi publié un éditorial dans Science dans lequel il défendait les semences génétiquement modifiées. Or le Danforth Center en question est soutenu par le géant de l'industrie agroalimentaire Monsanto. De même, un contributeur de l'édition Nature Neuroscience, chargé de commenter différents traitements pour des troubles mentaux, s'est révélé détenir un brevet sur l'une des molécules en jeu. Science et Nature ont toutes deux entendues les critiques et ont promis de modifier leurs politiques éditoriales.
[Los Angeles Times 02/09/03 : 2 journals to review editorial policies - www.adit.fr].


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• "Monde du savoir", "principe de prescription", manipulation... >>>





Une éponge naturelle remporte le prix de la meilleure fibre optique

La Nature fait souvent bien les choses et parfois mieux que l'homme, comme ont pu le constater des scientifiques des Bell Labs de Lucent Technologies en étudiant l'éponge Euplectella aspergillum. Ce curieux organisme des profondeurs marines possède en effet un squelette en silice comprenant, à sa base, un réseau de filaments très fins appelés spicules, capables de conduire la lumière de la même manière que les câbles optiques que nous connaissons, avec quelques avantages supplémentaires. Tout d'abord une plus grande résistance ; là où les fibres optiques se révèlent cassantes, les spicules d'Euplectella sont extrêmement flexibles. Ensuite une fabrication plus simple ; l'éponge construit ses filaments à température ambiante, en y ajoutant du sodium (un moyen d'augmenter la conductibilité de la lumière), tandis que les processus industriels de production des câbles requièrent encore de très hautes températures qui interdisent tout recours au sodium. Selon les chercheurs, l'exemple d'Euplectella pourrait inspirer de nouvelles techniques de fabrication et permettre d'améliorer les propriétés des matériaux en fibres optiques.
[Boston Globe - 02/09/03 : Sponges of the fiber-optic kind - www.adit.fr].





Ornithoptère : des scientifiques expérimentent un nouveau type de propulsion pour voler

Des chercheurs de l'Université de Toronto (Canada) ont élaboré avec succès un "ornithoptère" répondant au nom de Mentor. Ce drôle d'engin volant est en fait un appareil radiocommandé capable de voler en battant des ailes. Comme c'est le cas chez son modèle le colibri, les battements produisent un vortex d'air sous les ailes qui fournit la poussée nécessaire au vol de Mentor. Loin d'être purement académiques, ces recherches intéressent particulièrement la NASA et l'Armée américaine, qui a financé la première phase de recherche à travers la DARPA (Defense Advanced Research Project Agency). En effet, l'Armée souhaiterait disposer d'un drone de reconnaissance petit et discret qui, au contraire du Predator déployé actuellement en Afghanistan et en Irak, pourrait planer à des vitesses réduites et effectuer des tournants serrés. Quant à la NASA, elle espère un jour exploiter ces technologies inspirées de la nature pour l'exploration d'autres planètes. Au Jet Propulsion Laboratory de Pasadena (Californie), les ingénieurs travaillent sur des systèmes de navigation et de vol imitant les abeilles et les libellules afin d'élaborer des robots autonomes susceptibles d'être utilisés dans les futures missions martiennes à l'horizon 2009. Mais ces derniers projets ne verront le jour que si les scientifiques arrivent à résoudre le problème que constitue la forte consommation d'énergie nécessaire. Mentor détient quant à lui le record mondial de durée de vol pour un appareil de cette taille : 10 minutes.
[Washington Post 01/09/03 : Researchers ape nature with flapping-wing aircraft - www.adit.fr].


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Les courriels bientôt systématiquement analysés

Les services des grands fournisseurs d'accès à Internet (FAI) comme AOL, MSN ou Yahoo proposent déjà une analyse des pièces jointes aux courriers électroniques de leurs internautes. Mais avec les récents problèmes liés à des virus informatiques comme Sobig et Blaster, c'est aujourd'hui l'ensemble de la filière qui se prépare à mettre en place des systèmes de filtres systématiques. Les pièces jointes sont en effet le moyen de propagation privilégié de la majorité des virus, près de 90% d'entre eux selon une étude de la société MessageLabs. Cependant la mise en place de tels systèmes ne va pas sans risque. Etant donné la quantité de courriels à filtrer, le coût financier pourrait rapidement grimper, accentuant les difficultés financières que connaissent certaines compagnies. Sans parler des problèmes techniques et des questions juridiques correspondantes, comme par exemple la destruction d'une pièce jointe légitime. L'attente semble pourtant réelle. Ainsi EarthLink Inc., le troisième fournisseur d'accès du pays avec 5 millions d'abonnés, offrira à ses clients une protection anti-virus à partir du mois d'octobre. BellSouth Corp., avec 1,9 millions d'abonnés, devrait suivre.
[Washington Post 28/08/03 : Preventive medecine for E-mail - www.adit.fr].


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-> "Al Qaida Awards"...

Courrier international 20+21-08-2003 (extraits)
CES NATIONS UNIES DONT PERSONNE NE VEUT

    Attentat au camion piégé devant le Canal Hotel, siège de l’Organisation des Nations unies (ONU) à Bagdad... Parmi les victimes figure Sérgio Vieira de Mello, le haut représentant des Nations unies en Irak. La stupeur et l’indignation prévalent après cette attaque aveugle : l’ONU s’est opposée à l’agression américano-britannique et a pendant des années pourvu à l’aide alimentaire d’environ 60 % de la population irakienne...
    Soucieux d’alléger les coûts humain et financier de l’occupation, George W. Bush voudrait une nouvelle résolution du Conseil de sécurité des Nations unies afin que d’autres pays fournissent des militaires et de l’argent, mais sans aucune contrepartie, les Etats-Unis persistant à rejeter toute idée de partage du pouvoir en Irak, où Washington est l’unique décisionnaire.
    Kofi Annan, le secrétaire général de l’ONU, reproche d’ailleurs à l’administration américaine locale de ne pas s’être sérieusement souciée d’assurer la sécurité du siège des Nations unies à Bagdad. Et donc d’être, par défaut, en partie responsable du carnage.

Dessin de Patrick Chappatte (Suisse)
paru dans Le Temps (Genève).


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Cachez cette amertume que je ne saurai goûter !

A l'affût de tout ce qui pourrait réconcilier santé et alimentation, les industriels américains surveillent de très près les recherches menées par certaines sociétés de biotechnologies pour isoler des substances capables de bloquer, chez l'homme, les récepteurs de l'amertume. En effet, sucre et sel sont souvent ajoutés, non pour améliorer le goût des aliments préparés en usine, mais pour masquer l'amertume générée par certains modes de cuisson ou certains additifs comme la caféine. En avril dernier, la compagnie Linguagen Corp. (New Jersey) obtenait ainsi le premier brevet pour une molécule de type bloquant, appelée adénosine 5'-monophosphate (ou AMP), avant d'en déposer trois supplémentaires. Cependant il existe chez l'homme plus de 30 récepteurs de l'amertume, répartis sur toute la langue, ce qui rend bien faible la probabilité de découvrir un bloquant "universel". D'où la réserve d'une partie de la communauté scientifique vis-à-vis de la démarche de sociétés telles que Linguagen ; les résultats pourraient en effet s'avérer partiels et donc décevants. Le marché toutefois reste prometteur. En plus du secteur de l'alimentation, c'est toute l'industrie pharmaceutique qui semble déjà intéressée, des fabricants de médicaments oraux anti-VIH, dont le goût nuit à une prise fréquente et régulière, à ceux de sirops pour enfants, personnes âgées ou même animaux.
[[New York Times 26/08/03 : Researchers seek to trick bitter taste buds - www.adit.fr].


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Nasa : un fonctionnement à revoir après l'accident de Columbia

Le rapport sur le drame de Columbia, dévoilé après sept mois d'investigation, met en lumière de nombreux dysfonctionnements dans l'organisation, l'encadrement et les processus de décisions de la Nasa. Les causes de l'accident sont aujourd'hui connues : lors du décollage, la chute d'une partie de la mousse d'isolation du réservoir central, sur l'aile gauche de la navette, aurait endommagé le bouclier thermique qui n'aurait, au retour, pas résisté à l'entrée dans l'atmosphère. Mais les conclusions des experts ne remettent pas en cause la navette spatiale en elle-même, considérée comme apte à revoler sous certaines conditions. C'est surtout sur la "culture" de la Nasa que se concentrent toutes les critiques. Les enquêteurs reprochent notamment aux administrateurs de ne pas avoir tiré les leçons de l'explosion de Challenger qui avait coûté la vie à sept astronautes en 1986. Si les responsables avaient été plus sensibilisés à la sécurité des astronautes et avaient tenu compte des avis des ingénieurs, le rapport estime que l'accident aurait pu être évité en huit occasions. Au final, 29 recommandations ont été présentées, y compris la création d'une agence de sécurité distincte de la Nasa. Sean O'Keefe, administrateur de la Nasa, les a d'ores et déjà acceptées et a même indiqué que certaines d'entre elles étaient en cours de réalisation.
[Financial Times 26/08/03 : Shuttle probe damns Nasa management blunders - www.adit.fr].


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De nouvelles technologies pour plus de puissance électrique

Pour pallier les insuffisances du réseau électrique américain dont l'infrastructure remonte aux années 1960, différentes politiques sont aujourd'hui envisagées, de la construction de nouvelles centrales électriques à la révision en profondeur des droits d'exploitation du réseau. Des options technologiques sont également avancées qui permettraient d'accroître la capacité nationale de transport électrique et de réduire les risques de panne générale comme celle qu'a connue récemment le Nord-Est des Etats-Unis. Les sociétés Intermagnetics General Corp. (New York ) ou American Superconductor of Westborough (Massachusetts) par exemple disposent de câbles supraconducteurs en céramique, enterrés et refroidis par azote liquide, capables de transporter cinq fois plus de charges électriques que les fils actuels tout en résistant aux hautes températures générées par ce flux. De son côté 3M Co. a développé des câbles aériens à base d'aluminium et de zirconium qui fournissent une circulation trois fois plus importante. Des solutions logicielles sont enfin à l'étude ; grâce à des capteurs répartis sur les réseaux, elles permettraient de prévoir et de gérer les congestions ou encore d'augmenter le voltage des lignes électriques.
[Washington Post 25/08/03 : Technology may allow more power capacity - www.adit.fr].


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La Louisiane cherche à sauver ses terres de la noyade

Depuis 70 ans, la Louisiane se bat contre l'inexorable immersion de ses terres, victimes d'un phénomène d'érosion intense. Près de 5000 kilomètres carrés ont déjà été engloutis depuis 1932 et, selon le Département des Ressources Naturelles, si des mesures radicales ne sont pas prises, 1300 kilomètres carrés supplémentaires pourraient disparaître d'ici 50 ans. Car les marécages du Sud de l'Etat, qui jouaient hier un rôle protecteur contre l'érosion, sont au bord de l'effondrement, privés des apports en sédiments d'un fleuve Mississippi toujours plus bridé par l'Homme. Malgré des millions de dollars investis en reconstruction, la situation ne cesse d'empirer et les autorités locales n'ont désormais plus d'autre choix que de faire de ce chantier titanesque une cause nationale. La Louisiane constitue en effet une zone critique pour de nombreuses industries américaines. Un quart du pétrole et du gaz consommé aux Etats-Unis transite par des pipe-lines aujourd'hui menacés. L'Etat a lancé une vaste campagne d'information de 6 millions de dollars afin de sensibiliser l'opinion au problème. Il s'agit dans un premier temps d'obtenir au niveau régional, en octobre prochain, le vote de trois amendements visant à financer la préservation des côtes. Après ce vote, la Louisiane portera l'affaire devant le Congrès par le biais d'un plan de 14 milliards de dollars sur trente ans. La plus grande partie de cet argent devrait être employée à réaliser les délicats travaux d'ingénierie requis pour libérer le cours du fleuve.
[Los Angeles Times 24/08/03 : Louisiana tries to reclaim its ever-eroding coastline - www.adit.fr].


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Violence à la télé : acceptabilité relative

Dans l'excellente émission Les accros de la télé, diffusée sur Arte, un gamin à qui on demande s'il y a des images dont la violence lui est insupportable sur le petit écran, répond : "Oui, quand on tue des chiens, parce que j'aime trop les chiens."
Le journaliste lui demande : "Et quand tu vois des hommes mourir ?"
Le môme a cette réponse terrible : "Quand c'est des hommes qui meurent, ça me fait rien, on en voit tout l'temps, des hommes mourir, on est habitué."
[Guy Carlier, Ultimes chroniques télé, 2003].


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