Brèves octobre 2002 .


Le génome et Internet : des similitudes.
Une analyse détaillée du fonctionnement d'Internet, publiée dans les Proceedings of the National Academies of Science, confirme ce que les concepteurs de la Toile savaient depuis longtemps, à savoir que la complexité "bionique" de ce réseau n'a pas été envisagée. Dirigée par Albert-Laszlo Barabasi, l'un des fondateurs d'Internet, aujourd'hui professeur de physique à l'Université Notre Dame (Indiana), cette étude a porté sur plus de 200 000 connexions sur Internet. Il en ressort que ces connexions dessinent des liens complexes, souvent comparables aux relations qui existent entre les cellules et les gènes. Ainsi, les milliers de petites erreurs locales qui peuvent parfois ennuyer les utilisateurs d'Internet se transforment rarement en problèmes à grande échelle, probablement en raison d'une redondance dans le réseau ressemblant à ce qu'on observe parfois chez des êtres vivants. Travaillant sur un modèle d'analyse des systèmes de communication, une équipe de biologistes de la John Hopkins University a décelé des similitudes entre des pannes sur Internet et les cascades d'erreurs génétiques qui caractérisent certains cancers. De son côté, le groupe de recherche dit de "barabasi" s'est associé dès l'an dernier aux pathologistes de Northwestern University afin de cartographier les interactions de certaines protéines chez une espèce de levure et y a découvert une structure identique à celle prévalant sur Internet. [Chicago Tribune 06/10/02 : Evolving Internet boggles the minds of its originators - www.adit.fr].

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Technologie et Société : le b.a.-ba du progrès
Optimiser les systèmes haptiques ou remplacer la chaussette de l'aéroport ?
La Sensors Expo and Conference qui s'est tenue au World Trade Center de Boston a attiré des généticiens mais également des informaticiens vivement intéressés par les minuscules capteurs permettant de mesurer chaleur, pression, vitesse, voltage, accélération, etc. Lors de cette rencontre, l'invité d'honneur, Raymond Kurweil, a dépeint un avenir où les composants électroniques embarqués permettront selon lui d'augmenter la puissance de réflexion de l'être humain et d'optimiser les systèmes "haptiques", grâce auxquels une personne peut d'ores et déjà percevoir physiquement les sensations d'un autre être humain. Hélas, la réalité actuelle semble bien plus prosaïque, comme l'a souligné un ingénieur de l'Invention and Contributions Board de la NASA. Celui-ci a fait remarquer qu'environ 5 400 aéroports aux Etats-Unis disposent encore aujourd'hui d'une simple "chaussette à vent" pour déterminer les caractéristiques du vent lors de l'atterrissage des avions. Lors de la Sensors Expo and Conference, la NASA présentait sur son stand un capteur simple, permettant d'indiquer efficacement la vitesse et la direction du vent, et dont l'utilisation sur les aéroports pourrait éviter la mort d'une centaine de personnes chaque année. [New York Times 07/10/02 : Obscure show with small products - www.adit.fr].
Complexité maîtrisée et fonctionnement  banalisé Technologie et progrès... - Fonctionnalité et fonctionnement...

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L'université, laboratoire d'essai des meilleures technologies de l'enseignement.
Le National Institute of Education (NIE), antenne éducative de la Nanyang Technological University (NTU), a ouvert son nouveau campus de 400 millions SGD en 2000. Il rassemble un éventail des technologies utilisées dans l'éducation. L'utilisation en classes ou en salons des tableaux intelligents permet de cumuler les qualités de communication, de traitement et de mémoire d'un ordinateur avec celles d'écriture, de visibilité et de convivialité d'un simple tableau. Les haut-parleurs intelligents se tournent vers les étudiants lors d'une conférence à distance d'un professeur retransmise sur écran plasma. Une fois le cours terminé, les étudiants peuvent approfondir leur travail personnel en récupérant des CD-Rom d'information directement au distributeur ou en se connectant de là où ils le désirent au réseau sans fil (Wireless LAN) déployé sur le campus. [Computer Times Online Edition, 09/10/2002 - www.adit.fr].

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Droits de l'homme, "sniper", lobby des armes, violence sur les écrans... en vrac ?

Tireurs isolés... violence à la télé... et après...

“Nous, les Américains, on doit tous soutenir la guerre contre le terrorisme pour protéger nos droits, comme celui d’avoir des armes ou celui de… faire des cartons dans la foule.”
Sur la chemise : Les Etats-Unis aiment la NRA (National Rifle Association).

Courrier international 11+22-10-2002
TOUS EN ARMES

    Un tireur embusqué terrorise la région de Washington : depuis le 2 octobre, il a tué neuf personnes et en a blessé grièvement trois autres. 200 millions d’armes à feu circulent aux Etats-Unis, pour 273 millions d’habitants. La National Rifle Association, le puissant lobby qui défend le droit de porter des armes à feu, revendique 3,6 millions de membres.

    Pendant ce temps, Hannibal Lecter, alias le “cannibale” figure en tête du box-office américain. Dragon rouge, qui met en scène pour la troisième fois ce personnage, après Le Silence des agneaux (1991) et Hannibal (2001), sort demain sur les écrans français. Nouveau : violence et sexe ne sont pas vendeurs !

Dessin de Brian Fairrington (Etats-Unis)
paru dans The Arizona Republic (Phoenix)


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Nous y voilà... Faudra-t-il payer plus cher pour des produits Microsoft sécurisés ?
Craig Mundie, vice-président de Microsoft n'exclut pas de faire appels à des services payants en échange de plus de sécurité. Une hypothèse "clarifiée" par le patron Steve Ballmer.
Microsoft va-t-il demander à ses clients de débourser plus pour disposer de produits sécurisés ? C'est ce qu'a laissé entendre Craig Mundie, vice-président et directeur technique de l'entreprise, mardi 8 octobre à la conférence RSA sur la sécurité informatique. En indiquant que l'éditeur "pourrait offrir plus de sécurité sur une base payante", il a expliqué que cette possibilité est envisagée actuellement par la division "security business" de Microsoft, récemment créée.
Si rien n'a encore été décidé, l'idée montre que Microsoft, en plus de considérer la sécurité comme cruciale pour rassurer sa clientèle, la perçoit comme une source de revenus potentielle.
Craig Mundie a précisé que l'entreprise refuse toutefois de prendre à son compte la responsabilité légale de la sécurité de ses produits. "Si nous endossons cette responsabilité, par exemple pour un contrat signé avec Airbus, il nous faudrait contracter une énorme police d'assurance auprès de la Lloyds ou d'un autre assureur, et nous acquitter d'une facture tout aussi imposante". Et d'ajouter qu'au final, les utilisateurs seraient pénalisés : "notre produit ne coûterait alors pas 50 euros, mais plutôt 50 millions d'euros".
Lorsqu'on lui a demandé pourquoi Microsoft a attendu vingt-cinq ans pour adopter une politique de fiabilité des produits et la placer en tête de ses priorités, il a répondu que "cela ne fait pas longtemps que les utilisateurs sont prêts à payer plus pour en bénéficier". Reconnaissant "qu'il s'agit là d'une réponse cavalière à une question cavalière", Mundie a expliqué que cela fait peu de temps que les directeurs informatiques se préoccupent vraiment de la sécurité, et que cela ne fait que dix ans que Microsoft essaie de s'imposer sur le marché des solutions de gestion bancaires et des gros systèmes en réseau qui exigent une sécurité maximale.
Interrogé par CNET News.com le lendemain, en marge d'une conférence organisée par Gartner à Orlando (Floride), le numéro un de Microsoft, Steve Ballmer, a tenu à clarifier la position de Mundie. Il a précisé que l'éditeur possède une équipe de travail dédiée au développement de produits de sécurité informatique. Il tient à souligner qu'il n'y a pas, pour l'instant, de projets visant à faire payer l'utilisateur pour des produits de sécurité supplémentaires. Microsoft devrait probablement présenter bientôt de nouveaux logiciels de sécurité en propre, comme son actuel logiciel de pare-feu. (Peter Judge, ZDNet UK 9 octobre 2002)

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TIC au théâtre : les feux de la rampe ne sont plus les mêmes.
Le développement des technologies de l'information et de la communication a profondément modifié l'industrie du théâtre new-yorkais. Aujourd'hui, la production d'un grand spectacle nécessite un budget de plusieurs millions de dollars et fait largement appel aux technologies numériques. L'éclairage est sans doute le domaine qui a le plus profité de l'arrivée du numérique. Ainsi les plus grands théâtres sont équipés désormais de projecteurs dotés d'un iris motorisé qui permet de modifier le diamètre des rayons de lumière. Même chose pour les réglages et le mixage des sons. Le fonctionnement des trappes et des treuils classiques est à présent géré par ordinateur. Quant aux décors, l'utilisation de la conception assistée par ordinateur et de la simulation offre la possibilité de les tester avant même d'entamer la phase de fabrication au cours de laquelle les différents éléments sont découpés à l'aide de machines numériques. [New York Times 17/10/02 : Digital magic on Broadway - www.adit.fr].

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Maîtrise de la complexité...
L'exercice du pouvoir dans un monde complexe suppose - entre autres - une aptitude à aborder simultanément plusieurs sujets, à envisager chacun d'eux sous divers angles...

zoom arrière pour un autre regard...

“Dégage ! Tu vois pas que j’suis occupé ? !”

Courrier international 15-10-2002
Les œillères de Bush

    Obnubilés par Saddam Hussein, Bush et le gouvernement américain ont négligé les avertissements des services de renseignements sur la possibilité d’attentats perpétrés par Al Qaida ou des groupes “amis”. A Bali, le bilan de l’attentat à la voiture piégée a fait au moins 181 morts et 300 blessés.


Dessin de  Schrank (Royaume-Uni)
paru dans The Independent (Londres)


Quelques années auparavant, déjà, un prédécesseur (G. Ford) était réputé incapable de simultanément marcher et mâcher son chewing-gum. Lui au moins avait un minimum de lucidité et d'humour, déclarant un jour : I'm a Ford, I'm not a Lincoln.
Pour savourer toute la subtilité du propos, qui ne se réduit pas à une simple référence au Président Lincoln, il faut savoir qu'à la différence des vulgaires Ford, les Lincoln sont des limousines haut de gamme...

Pour mieux cerner le personnage : quelques extraits de déclarations de G. W. Bush...

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Chandler à la recherche de logiciels de gestion plus conviviaux.
Toujours très intéressé par la recherche en informatique, notamment afin de concevoir des logiciels de gestion plus conviviaux et plus sécurisés pour le courrier électronique, la gestion des contacts et le stockage des données, l'inventeur des programmes pour tableurs Lotus, lancés au cours des années 1980, a créé l'Open Source Application Foundation (OSAF). L'objectif de cette petite équipe est de développer un logiciel baptisé "Chandler" - du nom du célèbre auteur américain de romans policiers Raymond Chandler - capable de concurrencer Outlook de Microsoft, et qui fonctionnera sur les systèmes d'exploitation Windows, Mac OS X et Linux et sera destiné pour commencer à des utilisateurs privés et de petites entreprises. L'architecture de "Chandler" est conçue comme une plate-forme "open source" sur laquelle des développeurs peuvent créer des applications complémentaires et de nouveaux services. Cette expérience pourrait ainsi servir de modèle à d'autres projets dont l'objectif est d'innover dans un environnement où les monopoles actuels interdisent aux investisseurs de s'aventurer sur des voies alternatives. [San José Mercury News 20/10/02 : Software idea may be just crazy enough to work - www.adit.fr].

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Gestion automatique des réseaux : IBM annonce la création d'une nouvelle branche.
Les ingénieurs responsables de la maintenance des systèmes informatiques des grandes entreprises ont vu leur travail se complexifier et s'accroître avec l'arrivée d'Internet. Aujourd'hui, pour parvenir à gérer convenablement une telle complexité, IBM à recours à des approches qui s'inspirent de l'activité des systèmes biologiques et annonce la création d'une branche baptisée "autonomic computing". Dirigée par Alan Ganek, précédemment vice-président chargé des stratégies de recherche, cette nouvelle branche sera reliée directement aux différents départements de R&D d'IBM. Selon certains analystes, Big Blue devrait consacrer 500 millions de dollars par an à cette activité dont le but est de concevoir des systèmes capables de diagnostiquer des problèmes intervenant dans de grands réseaux et de les résoudre sans faire appel aux techniciens. Il s'agira également de constituer des centres de données permettant la gestion automatique de l'évolution de la charge de travail des réseaux. Cette branche cherchera aussi à développer des logiciels capables d'observer le comportement d'un réseau et de l'interpréter pour trouver les solutions appropriées. Elle privilégiera également le développement de logiciels permettant de proposer automatiquement des solutions de l'évolution du réseau informatique, en fonction des objectifs de l'entreprise, présentés au logiciel sous forme de schémas et de graphiques et non par l'intermédiaire d'un langage de programmation complexe. Pour IBM, cette stratégie représente un investissement sur le long terme qui, selon les analystes, place dès aujourd'hui ce groupe largement devant ses concurrents Sun Microsystems (NI Inititive) et Hewlett-Packard (Utility Data Center Project), également engagés sur cette voie. [New York Times 21/10/02 : Computer fix thyself is aim of I.B.M. unit - www.adit.fr].

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Les armes à impulsions électromagnétiques refont parler d'elles.
La menace potentielle représentée par la possibilité de concevoir des armes à impulsions électromagnétiques a incité le Congrès américain à verser l'an dernier des crédits important pour les travaux d'un ingénieur en électronique retraité de la Marine. Cependant, les chercheurs de Harris Corporation ou de SRI International de Menlo Park (Californie) qui travaillent dans ce domaine depuis plus de deux décennies restent très sceptiques quant au développement de telles armes. Ils rappellent notamment que l'utilisation d'un tel système installé dans un camion, s'il permettait de détruire tous les ordinateurs situés dans un certain rayon ou de brouiller le contrôle radar des avions en phase d'atterrissage sur un aéroport, nécessiterait une quantité d'énergie considérable que seule une centrale électrique pourrait fournir. [Wall Street Journal 21/10/02 : New zapper weapons are an unlikely threat - www.adit.fr].

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Mécontente des étudiants qu'elle reçoit de l'enseignement secondaire,
NUS veut créer son propre lycée
.
NUS a l'intention d'ouvrir, à l'horizon 2004-2005, un lycée de haut-niveau préparatoire à l'université, spécialisé en mathématiques et en sciences. NUS veut rehausser le niveau des étudiants qui franchissent ses portes en leur proposant une formation plus autonome favorisant l'analyse, la communication et l'implication personnelle. La décision de NUS a suscité des interrogations quant à sa capacité de gérer un projet supplémentaire (l'enseignement secondaire en plus de ses nombreuses missions de recherche/ éducation). Prof Hong répond néanmoins que la construction de cette école d'élite participe pleinement à la mission de NUS de fournir les meilleurs opportunités aux étudiants. [Strait Times, NUS plans to set up its own secondary school, 24/10/2002 - www.adit.fr].

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Election de Miss Maroc : choisir le plus beau cafetan ?
Malgré la récente progression des islamistes dans la région, l'élection de Miss Maroc a pu avoir lieu ce week-end. Les maillots de bain ont simplement été remplacés par des cafetans...
(les radios, 28/10/02).

Si l'on veut dénoncer ce symbole de la décadence occidentale, c'est le principe même de l'élection qu'il faut mettre en cause ; quel est le sens d'un choix qui préserve le principe en l'assortissant de modalités aussi grotesques ?

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Convention européenne : première esquisse pour une future constitution de l'Europe
Le 28 octobre 2002, Valéry Giscard d'Estaing a présenté en session plénière de la Convention européenne un avant-projet de traité constitutionnel établi par le Présidium. Son objectif est d'illustrer l'articulation d'un futur traité éventuel. Dans la première partie, brièvement rédigée, l'inclusion ou non de certains articles, ainsi que le contenu plus précis de plusieurs d'entre eux, restent à déterminer en fonction des travaux de la Convention. Par conséquent, le texte ne préjuge pas du résultats des débats en cours.
UNE ESQUISSE EN TROIS PARTIES
La table des matières donne une idée des ambitions d'un "traité instituant une constitution pour l'Europe". Outre un préambule, qui reste à rédiger le traité serait composé de deux parties substantielles : la première se consacre à "l'architecture constitutionnelle", et comporte 10 titres. La seconde, intitulée "les politiques et la mise en œuvre des actions de l'Union", devrait contenir les bases juridiques de l'action au niveau européen, et spécifier en relation avec chaque domaine, le type de compétence, les actes ou les procédures qui seront applicables, conformément à ce qui aura été décidé dans la 1ère partie. Des amendements techniques seront nécessaire pour mettre en concordance la 2è partie du traité avec la 1ère. Une troisième partie réunirait les dispositions générales et finales (procédures de révision, durée, langues...).
LES PRINCIPALES INNOVATIONS ET PISTES DE RÉFLEXION
L'avant-projet laisse le choix entre quatre noms pour l'Union [Communauté européenne, Union européenne, Etats-Unis d'Europe, Europe Unie], à laquelle devrait être reconnue de manière explicite la personnalité juridique. Il est proposé d'instituer une double citoyenneté (nationale et européenne). Les modalités de référence à (ou d'intégration de) la Charte des droits fondamentaux restent ouvertes. Le texte introduit une distinction entre trois types de compétences de l'Union exclusives, partagées ou d'appui (sans capacité pour légiférer). Il affirme le principe d'un cadre institutionnel unique, envisage la création d'une Présidence du Conseil européen, ainsi que celle d'un Congrès des peuples d'Europe, et énumère les instruments dont dispose l'Union (lois, lois-cadres...). Une disposition vise à établir la règle de publicité des délibérations législatives du Parlement européen, mais aussi - et ce serait une nouveauté de taille - du Conseil. Enfin, l'avant-projet établit le principe d'ouverture de l'Union à tous les Etats d'Europe "qui partagent ses valeurs et veulent les poursuivre en commun, qui respectent strictement les droits fondamentaux et qui acceptent les règles de fonctionnement de l'Union". Il établit les procédures d'adhésion de nouveaux membres, prévoit - à l'instar du traité d'Amsterdam - la suspension des droits d'appartenance à l'Union en cas de violation des valeurs et des principes communs de la part d'un Etat membre, mais aussi - et c'est inédit - une procédure de retrait volontaire de l'Union par un Etat membre. (7 jours Europe N° 100)
-> Texte de l'avant-projet (PDF 42 Ko)

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Anesthésie sous Nintendo !
Des psychologues d'enfants, des anesthésistes et des designers industriels se sont associés pour concevoir un casque anesthésique, le PediSedate, destiné à des enfants âgé de 3 à 9 ans. Partant de l'idée que 45% des enfants sont des familiers du jeu Nintendo et réagissent systématiquement mieux s'ils se sentent impliqués dans les événements qu'ils vivent, les concepteurs ont associé jeu et anesthésie. Ainsi le sphygmo-oxymètre (pulse-oximeter) d'un des écouteurs surveille le niveau d'oxygène du sang tandis que l'autre écouteur diffuse la bande son du jeu Nintendo. Le PediSedate peut être utilisé pour une anesthésie générale mais également dans le cadre d'une préparation à l'anesthésie. Le masque d'anesthésie ne couvre que le nez, ce qui contribue largement à sécuriser l'enfant. Préconisé principalement en milieu hospitalier, le PediSedate a d'ores et déjà été testé sur une soixantaine d'enfants au Floating Hospital for Children du Tufts New England Medical Center, ou par des pédiatres qui ont besoin d'administrer des anesthésies légères lors d'actes médicaux pratiqués au cabinet médical. Le casque anesthésique sera commercialisé par Design Continuum de Newton (Massachusetts), un spécialiste du design industriel, au prix de 300 à 400 dollars. Cette innovation a été récompensée par plusieurs prix décernés par Businessweek et la Industrial Design Society of America. [Boston Globe 29/10/02 : Headset is designed to ease surgery fears - www.adit.fr].


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