L'innovation, c'est dépassé
!
Il est généralement admis que le développement
de l'entreprise dépend de plus en plus de l'innovation,
pour mieux répondre aux attentes parfois peu explicites
d'un marché mouvant (mutation), ouvert (globalisation)
et complexe (sophistication des systèmes, diversification
des acteurs) ; que, ne se limitant pas à la technologie,
l'innovation doit aussi porter sur l'organisation ou le marketing,
s'appliquer autant aux produits et services eux-mêmes
qu'à leurs processus d'élaboration et de mise
à disposition ; que la performance individuelle des nombreux
acteurs concernés est moins déterminante que leur
intelligence collective, laquelle est favorisée par un
fonctionnement en réseau où, de plus, même
le client final a sa place ; que cet impératif d'innovation
s'impose autant aux PME qu'aux grands groupes, autant au secteur
public qu'au privé, autant à chacun d'eux qu'à
leurs interactions. En effet, les vertus de l'innovation sont
incontestables. N'allons pas pour autant jusqu'à la considérer
comme la seule réponse à ces défis, d'autant
que ce n'est pas toujours la meilleure...
Innover, c'est introduire quelque chose de nouveau dans
un corps ou un système établi. Souvent, c'est
adapter quelque part quelque chose venu d'ailleurs. D'où
les nombreuses approches de l'innovation reposant sur la veille,
sur l'intelligence économique ou sur toute autre démarche
permettant de telles transpositions. Il existe cependant bien
des cas où, sans plus de moyens, voire avec moins, on
peut faire plus ou mieux et surtout autre chose, autrement :
il suffit d'inventer ! Et, pour une meilleure efficacité,
d'inventer collectivement. Inventer, c'est concevoir
quelque chose qui n'existait pas auparavant. C'est donc très
difficile, particulièrement quand l'imagination est cantonnée
dans les limites permises par la mode ou le conformisme ambiant...
Difficile aussi quand on est plus à l'aise dans l'individuel
que dans l'interculturel. Car ici, plus encore que pour innover,
l'intelligence collective s'impose, de préférence
interculturelle puisque la fertilisation croisée débouche
sur l'invention de nouveaux métissages.
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> Mutation des métiers : réinventer son activité...
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