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3 - L'évolution de l'organisation
sociale
L'organisation sociale aussi connaît l'inertie. Evitons
de tirer sur une ambulance en énumérant les grandes
réformes reconnues inéluctables depuis des décennies,
sans cesse différées (n°
106,
122).
Retraites, santé, fiscalité, code du travail...
On en parle beaucoup mais rien ne bouge. Parce qu'on en parle
de façon statique, passéiste (référence
aux acquis, même illusoires) et non de façon critique
(tant de coûts pour si peu d'avantages !), dans une logique
de territoire et non de projet.
Résistance : plus encore que les autres, cette phase
connaît le syndrome du faux-nez, ce dont on parle n'est
pas ce dont il s'agit (n° 115).
Petit exemple pour changer des trop célèbres corporatismes
à la française : le rejet du porte-monnaie
électronique Monéo a des causes amplement commentées,
coûts ou lourdeurs du système. Tout ça peut
se corriger. Par contre, ce qui est rédhibitoire, c'est
ce dont on ne parle pas, comme le coup de pied qu'il donnait
dans la fourmilière de l'économie souterraine,
mettant en cause le black des boulangers (ou autres activités)...
Hésitation : sur la sécurité routière,
mentalités et politiques publiques ont bien évolué,
pas encore basculé - statistiques ou arguments publicitaires
(puissance, arrogance...) en témoignent.
Adhésion : sauf exceptions (voitures...), l'appropriation
et la motivation semblent plus fortes pour l'écologie
- et là, le thème est vendeur.
Engagement : la construction européenne est incontournable.
Et paradoxale : cet engagement effectif va de pair avec un discours
hostile. Le référendum de 2005 était l'occasion
de mettre le discours en phase avec les pratiques (n°
113).
Raté : on n'a pas résisté à la tentation
d'inventer de nouveaux rideaux de fumée autour d'affrontements
idéologiques sans lien avec les enjeux.
Suite
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