Réussir les cinq phases du changement
Vues d'en bas, bien des velléités de changement
relèvent de l'incantation ou d'une gesticulation coûteuse
et stérile. Vues d'en haut, les résistances au
changement viennent d'archaïsmes mentaux, de réflexes
corporatistes ou de courte vue, contre le bon sens ou l'intérêt
bien compris. Difficile de s'entendre. Vues d'ailleurs, pourtant,
par exemple de l'il du consultant, ces attitudes ne sont
pas si négatives qu'il paraît. Tout dépend
de ce qu'on en fait. Voir de l'hostilité incite à
y répondre, donc à perdre de vue l'enjeu central
(ce qui doit changer) au profit de la controverse latérale
(riposte aux critiques), souvent assaisonnée d'une charge
émotionnelle : à coup sûr, le changement
pourra attendre ! Plus sereinement, on peut admettre qu'un processus
de changement comporte plusieurs phases, complémentaires,
chacune apportant une contribution spécifique à
une démarche globale...
On devrait toujours laisser s'exprimer une opinion dissidente,
d'autant que l'écouter n'oblige pas à la suivre.
C'est une double occasion de positiver. Côté
écoute : tout n'étant pas fatalement à
jeter, pourquoi se priver d'apports utiles ? Côté
réponse : pour désamorcer ce qui doit l'être,
il faut d'abord le prendre en compte... C'est particulièrement
vrai pour les problématiques de changement, que ce soit
dans le management général, le marketing, l'organisation
politique et sociale ou dans nos modes de raisonnement. Ces
entrées seront abordées successivement, autour
des cinq phases qui rythment tout processus de changement
: inertie, résistance, hésitation,
adhésion, engagement (cf.
encadré).
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