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Réactivité, efficacité,
anticipation... la gestion de crise a ses particularités.
Est-il opportun de les transposer massivement au management
général ? Dans un monde qui change vite, la tentation
est grande. Mais n'oublions pas que c'est aussi un monde complexe...
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Réactivité, efficacité,
anticipation... la gestion de crise a des particularités
qu'on transpose de plus en plus à la gestion courante.
Dans un monde qui change vite, ce n'est pas aberrant. Mais n'oublions
pas que c'est aussi un monde complexe et non seulement il faut
en tenir compte, mais le faire à tous les niveaux de
l'entreprise. Ainsi :
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parmi les tendances qui incitent le management
général à s'inspirer de la gestion
de crise, prenons la différenciation ou la mobilité
: dans un univers diversifié et mouvant, il faut
souvent des réponses plus personnalisées
et plus rapides que dans un univers homogène et
stable ;
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de ce fait, certaines réponses
qui relevaient du patron doivent se rapprocher du terrain,
"descendre" dans la hiérarchie ;
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une des conséquences est que le
management prescrit ("tu suivras le manuel de
procédure") doit céder le pas au
management situationnel ("tu feras au mieux, dans
le respect des règles du jeu et au vu des circonstances,
pour atteindre ou dépasser tes objectifs")
;
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l'entreprise doit donc moins s'attacher
à expliciter les modalités (le comment
: chemin à suivre, procédures...) que les
finalités : le pour quoi (ce qu'on vise,
les objectifs) et le pourquoi (les enjeux, valeurs
et principes auxquels se réfèrent ces objectifs)
;
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ce cadrage général est
précisé, personnalisé et suivi dans
un cadrage opérationnel (feuille de route ou briefing)
et un contrôle a posteriori (compte-rendu ou debriefing).
Dans ces limites, le collaborateur dispose d'une plus
grande marge de manuvre pour conduire son action
;
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on passe ainsi d'une obligation de moyens
("je fais comme il faut") à une obligation
de résultat ("je fais ce qu'il faut").
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Dans ce contexte, comme dans le jazz, l'improvisation
est une source de créativité. Elle ne se confond
pas avec l'impréparation. Bien au contraire, elle s'inscrit
dans un cadre très structuré : thème, rythme,
tempo... lesquels peuvent être d'une extrême complexité.
C'est parce que cette complexité est assumée et
maîtrisée que des musiciens qui ne se sont jamais
rencontrés peuvent parvenir spontanément aux harmonies
les plus élaborées ou les plus inattendues. De
la même façon, la performance du manager repose
sur de subtiles synthèses... Lire >
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