algoric.eu > Biblio > Récents articles > Ressources et défis de la dématérialisation > Sommaire & aperçu version PDF


Sommaire et liens
-> Introduction...
Aperçu
Introduction
1 - Dans l'élaboration et l'utilisation des biens et services
2 - Dans le fonctionnement et le développement des systèmes sociaux
• Encadré 1 : Pourquoi le tsunami... ?
• Encadré 2 : Mutatio
• Encadré 3 : Un défi pédagogique
Encore un peu... Voir aussi...

>> Télécharger le PDF imprimable (sur www.jp-quentin.net)

Aperçu, en bref...

Les principes de base de la dématérialisation sont désormais bien connus. Leurs développements et leur portée ne sont pas toujours appréciés à leur juste mesure. C'est peut-être pourquoi on en tient si peu compte. Il est temps de se réveiller... Lire >


Quand les contrôles à distance ont remplacé beaucoup d'observations in situ, par exemple dans les raffineries pétrolières ou les usines chimiques, il était frappant de voir le désarroi des opérateurs, qui avaient besoin de voir et de toucher. De même, dans bien d'autres circonstances, la montée en force de la "réalité virtuelle" nous affecte encore plus s'il s'agit d'une relation avec un environnement apparemment identique alors qu'il est substantiellement modifié. Comme quand on utilise un four à micro-ondes, qui ressemble à un four thermique alors que sa logique de fonctionnement est radicalement différente - donc aussi son mode d'emploi. Alors que dire de l'ordinateur qui est sur le bureau, des multiples réseaux dans lesquels chacun s'insère de plus en plus et de quantité d'expressions peu ou mal "verbalisées" de la dématérialisation ? Surtout que, bien plus que pour le four, nos têtes continuent à fonctionner avec les anciennes références.

Dans ces conditions, il est étonnant qu'on s'étonne que même les dirigeants soient déboussolés - comme le serait tout individu qui voudrait ouvrir une serrure biométrique avec sa clé mécanique !... Lire > -> Haut de la page... -> Suite...


Prévision, anticipation, signaux faibles, tendances lourdes... Les démarches qui constatent et décrivent le changement permettent au mieux de s'y adapter ; pour l'orienter, la prospective veut en comprendre les ressorts. La dématérialisation est l'un d'eux, particulièrement déterminant... Lire >

-> Haut de la page... -> Suite...

Encore un peu...
(extraits de précédents articles de JPQ + liens à suivre)

Depuis quelques décennies, avec la société postindustrielle, les références quantitatives, matérielles, spécialisées d'un monde "mécanique" ont graduellement fait place à celles, qualitatives, dématérialisées, globales d'un monde "systémique". Et quand, ce qui est fréquent, on aborde le second avec les références du premier, on ne comprend ni ne maîtrise rien. Car les ressorts ne sont plus les mêmes... >>>

Bien que disposant de schémas conceptuels rénovés, on continue à appliquer ceux qui ont été formulés au XIXè siècle ; la valeur a changé de nature, les raisonnements linéaires sont mal adaptés à une réalité systémique, la référence n'est plus le territoire mais le projet, bien des lois qui régissent la matière ne s'appliquent pas à l'information, etc. : on le sait, on le dit... mais on ne le met pas en pratique... >>>

Des matériaux "dématérialisés"... >>>

Ces technologies combinatoires se démarquent donc des précédentes générations par bien des aspects, dont une forte dématérialisation, une extrême complexité et une aptitude à répondre à des aspirations qualitatives et multiformes plus qu'à de simples besoins quantitatifs et spécialisés. Parmi les traductions : contrairement aux énergivoraces qui précédaient, elles valorisent les ressources naturelles ou autres, ce qui en fait des leviers du développement durable. Plus fondamental encore, étant composées avant tout d'information (matière grise), elles relèvent d'une logique qui n'est plus celle, basique, des biens simplement matériels. Si je cède un bien, je ne l'ai plus ; par contre, je peux transférer de l'information tout en la conservant : les ressorts élémentaires ne sont plus du tout les mêmes... >>>

Quelles réponses institutionnelles formulerons-nous face aux nouvelles valeurs qui à la fois contribuent à la mutation actuelle et en résultent ?
Ainsi de la dématérialisation, dont on ne maîtrise pas toujours les conséquences. Elle dévalorise le quantitatif en lui substituant comme référence le qualitatif... sans l'avoir expérimenté, donc sans savoir ce qu'il est, ni à quoi il conduit. Elle détruit une hiérarchie ancestrale fondée sur la force physique ou l'habileté manuelle, au profit de l'appréciation de l'intelligence et de la connaissance - qu'on tend par ailleurs à surdimensionner sans s'attacher autant à d'autres éléments aussi immatériels : intuition, imagination, sensibilité, réflexion... La prochaine étape sera-t-elle une civilisation de la personne dans laquelle la qualité des relations interpersonnelles prendra le pas sur l'intelligence ?
Finalement, il ne s'agit que de réhabiliter... >>>

La filière intelligence-créativité-innovation-performance se compose de ressources qui, bien qu'immatérielles, se cultivent, au même titre que les ressources matérielles. Encore faut-il avoir envie de les cultiver, ce qui n'est pas évident quand on ignore leur valeur... Afin de convaincre (faute d'espérer séduire) ceux qui sacrifient à la religion des chiffres, prenons la référence de leur temple : même en bourse, la valeur s'apprécie de plus en plus à partir d'éléments intangibles et incorporels. Si Enron, Vivendi et autres scandales ont mis en lumière des pratiques et appétits assez éloignés de ce que l'intelligence donne de meilleur, divers signes sont encourageants. Une étude (B. Lev) sur le rapport entre capitalisation boursière et actifs des 500 premières sociétés américaines conclut que les éléments intangibles qui font la différence sont l'innovation, le management et le leadership. Pour Kaplan et Norton, la valeur des actifs dépend de la réputation, de l'aptitude à innover et de la qualité de l'organisation. Pour Huselid et Becker, augmenter de 5 % la motivation du personnel accroît de 1,8 % la clientèle, soit 0,5 % de bonus financier. Ulrich et Smallwood comparent sur plusieurs années des entreprises similaires : à résultat égal, les actionnaires privilégient la qualité du management, une culture clairement perçue, la confiance suscitée et la qualité des dirigeants.
Bien d'autres travaux vont dans le même sens : il semble qu'on puisse trouver en bourse autre chose que des voyous à courte vue visant le gain à tout prix ; l'intelligence est rentable et des investisseurs ont pu le comprendre. En Europe aussi, la logique de valeur globale fait son chemin comme expression d'une finalité commune à toutes les catégories d'acteurs concernés dans et autour de l'entreprise : collaborateurs, clients, fournisseurs, partenaires, actionnaires, organisation sociale et autres parties prenantes qui, au lieu de s'affronter dans des jeux à somme nulle ou négative, collaborent pour co-créer diverses valeurs dans des jeux à somme positive où chacun trouve son compte, selon ses propres critères.
Ce triomphe de l'esprit sur la matière n'est pas pour autant acquis dans les faits : reste à assurer celui de l'inspiration sur la transpiration. Parmi les conditions : changer certains modes d'analyse et d'action, voir et faire autrement... >>>

Approche éthique... Il est réconfortant que cette tendance ne se limite pas aux sphères financières et se manifeste plus profondément au sein de l'entreprise, dans "l'économie réelle", notamment autour des notions de "pleine valeur" ou "valeur globale", qui dépassent enfin les archétypes fondant la valeur sur les seuls "facteurs de production" traditionnels - terre, travail et capital. Le tout s'inscrivant dans une approche de "développement durable" au sens de l'ONU : qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs...
Dans une organisation sociale en réseau, où nous sommes à la fois plus autonomes et plus interdépendants, le savoir-vivre est l'expression d'une certaine dimension éthique, mais c'est aussi une condition d'efficacité. Sa conjonction avec l'essor de techniques de communication dématérialisées induit de nouveaux comportements et normes de référence, notamment en matière de civilité... >>>

La vraie vie est comme une page web ! On croit parfois que le virtuel imite le réel. Et si c'était l'inverse ? Une page web, média virtuel par excellence, n'est-elle pas une préfiguration de formes de communication qui se développent, en rupture avec ce que nous connaissons depuis des siècles ? ... >>>

Ne pas s'enfermer dans des présupposés périmés... La société industrielle avait inventé la production de masse, les marchés de masse, l'information de masse (mass media). La société postindustrielle a dématérialisé, segmenté... et elle poursuit son œuvre démassificatrice. A la différence de la biotechnologie, qui développe le clonage, le monde de la communication renonce progressivement au clone "individu moyen" : on personnalise les relations, qu'il s'agisse de marketing, de publicité, de fidélisation commerciale, d'image institutionnelle. Défi complexe, qui doit par surcroît se combiner avec d'autres défis : globalisation, partenariats et toutes mutations technologiques, culturelles, institutionnelles. Ainsi, la mondialisation des marchés impose une approche stratégique et opérationnelle à l'échelle de la planète... quand l'individualisation de la communication contraint à une approche relationnelle à l'échelon du canton. Il faut concilier présence globale et acceptabilité locale. Conséquence : des contraintes souvent contradictoires (cf. interculturalité) qui, jusqu'à une période récente, ne concernaient que de grands groupes multinationaux... En fait, les contradictions ne sont ingérables que si l'on conserve les présupposés de l'information de masse, comme la nécessité du tandem fond pauvre et forme riche... >>>

Omniprésente, multiforme, l'information est à la fois une matière première essentielle et le principal produit fini de notre activité. On n'apprécie pas toujours toute sa valeur... ni ses dangers, nombreux et parfois discrets... >>>

Incontournable... Avec la dématérialisation des activités, le prix d'un produit incorpore moins de coûts de matière que de coûts de recherche, de logiciels, de logistique, de conditionnement, de publicité…, c'est-à-dire d'information "globale", en termes à la fois de messages et de matière grise... >>>



-> Actuellement disponibles...
Voir aussi...
>>> liste des récents articles
>>> d'autres développements en version imprimable
-> Bibliographie de Jean-Pierre Quentin...  

Les questions abordées ici en termes généraux ont des traductions opérationnelles
et des applications pratiques dans des actions d'accompagnement (conseil, formation, coaching)
élaborées et mises en œuvre avec nos partenaires >>> contactez-nous !
algoric, catalyseur d'intelligence . (c) Jean-Pierre Quentin . www.algoric.eu . www.jp-quentin.net