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1 - Ça m'intéresserait si j'écoutais
Inutile d'insister sur la première, bien connue - ce
qui ne l'empêche pas de perdurer. C'est la dimension "communication",
au niveau de ce qu'on se dit, ainsi résumée
par Bernard Werber : "Entre ce que je pense, ce que je
veux dire, ce que je crois dire, ce que je dis, ce que vous
avez envie d'entendre, ce que vous croyez entendre, ce que vous
entendez, ce que vous avez envie de comprendre, ce que vous
comprenez, il y a dix possibilités qu'on ait des difficultés
à communiquer. Mais essayons quand même".
Chacun suit son idée ; si l'un au moins écoutait,
il percevrait la distorsion et pourrait rétablir le contact.
Comme ce n'est pas le cas, j'empoche ce qu'il dit, ou plutôt
ce qu'inconsciemment je veux croire qu'il dit - et symétriquement.
Cela empêche parfois de se fâcher... et souvent
d'éclairer, s'il est vrai que de la discussion jaillit
la lumière. De même, le dîner de cons ne
se limite pas à l'invité, qui croit qu'on s'intéresse
à ce qu'il dit alors que son propos est "filtré"
et converti en sujet de moquerie, bien sûr à son
insu ; il y a aussi le contrepoint, qui nous intéresse
ici : les hôtes sont tellement enfermés dans
leurs certitudes et leur arrogance qu'ils n'entendent que ce
qu'ils veulent ridiculiser, passant à côté
de bien des choses qui sont exprimées et qui les intéresseraient
s'ils étaient capables d'écouter.
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