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-> Mutation 2000...Un livre de Jean-Pierre Quentin, Le Hameau, Paris, 1982


Résumé du livre
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chap.1 . chap.2 . chap.3 . chap.4 . chap.5 . chap.6 . chap.7 . chap.8 . chap.9 . chap.10 . chap.11 . chap.12 . chap.13 . chap.14 . concl

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Avant-propos : Pourquoi un autre regard...
 

Technologie, économie, écologie, société, institutions, géopolitique... les désordres se multiplient. Ce sont des indices d'une mutation globale. Mais on ne peut pas la voir tant qu'on isole ces turbulences alors qu'elles sont liées, ou qu'on décode aujourd'hui et demain avec les clés d'hier. Alors on cultive la peur du changement, au lieu d'explorer les nouveaux horizons qu'il ouvre. Un autre regard s'impose, pour comprendre "l'incompréhensible" et pour exploiter les ressources d'une nouvelle ère.
Parce que nous sommes tous concernés, ce livre veut exposer la situation en termes simples, tout en respectant la complexité du sujet. Pour inciter chacun à sortir de la spirale complication-résignation-soumission, il lance une interpellation et un espoir...

– › -> Haut de la page... -> Suite... Réveillez-vous, ce n'est pas si difficile et ça rapporte gros !

1è Partie : TURBULENCES

  Le lecteur familier de la notion de mutation pourra survoler rapidement cette scène d'exposition...

Chapitre 1 : Fatalité ou absurdité
  Sentiment d'insécurité, écolonomie déréglée, crise de l'autorité ou des valeurs, institutions inopérantes, etc. : le désarroi est d'autant plus fort qu'on aborde des tendances de long terme avec des concepts et moyens élaborés pour le court terme...
  Difficile de régler des problèmes quand ils sont mal posés ; quand on donne des réponses quantitatives et spécialisées à des questions qualitatives et globales ; quand on cloisonne les domaines alors que tout se tient...
  Guerre économique, dialogue Nord-Sud, travail et emploi, machine et chômage... de vrais enjeux sont souvent cachés par de faux défis qui nous abusent...
– › Saucissonner des questions liées empêche la vue d'ensemble, -> Haut de la page... -> Suite... fausse l'analyse et induit des actions incohérentes.

Chapitre 2 : Chocs technologiques
  Avec la 3è Révolution industrielle, la technologie est entrée dans l'ère du soupçon. Elle semble ajouter aux menaces plutôt qu'aux bienfaits. Suspicion souvent injuste ou fondée sur une perception biaisée. Un biais courant : le déterminisme technologique.
  Ne sous-estimons pas pour autant la portée de l'irruption de la technologie (technique incorporant des connaissances scientifiques), surtout qu'elle va de pair avec d'autres catalyseurs de changement, accélération, dimension, complexité, qui bousculent bien des repères...
  Mais alors, menace ou opportunité ? Il y a ambivalence et on ne peut ni accuser la technologie d'être à l'origine de "la crise", ni attendre d'elle seule qu'elle nous en sorte...
– › -> Haut de la page... -> Suite... Diverses évolutions convergent : technologies, mentalités, organisation sociale...

Chapitre 3 : Crise de la valeur ajoutée
  Décroissance subie ou choix d'un autre modèle ? Problème de limites physiques, de règles du jeu à changer, de projet collectif à définir ? Changer le carburant, le code de la route ou la destination ? Bien des questions sous-tendent ce qui est plus et autre chose qu'un slogan : halte à la croissance !
  Difficulté majeure, nous sommes mal équipés pour observer et analyser ces changements. Malgré de grands progrès, nos méthodes et instruments sont mal adaptés aux réalités actuelles, à certains flux propres aux systèmes complexes. Au-delà du calcul du PIB, évaluer le bonheur national brut ?
  Mais d'abord, pourquoi se borner à ce qui est quantifiable, économique, alors que la valeur devrait être prise dans sa globalité, incluant la valeur ajoutée sociale (au sens plein du terme : "sociétale") ? A la sortie du livre en 1982, on n'avait pas encore qualifié cette notion de "pleine valeur" ou "valeur globale". Entre autres effets, nos visions réductrices brident les moteurs d'une nouvelle croissance : éducation, santé, loisirs, culture, communication...
– › -> Haut de la page... -> Suite... S'interroger sur la valeur qu'on veut et peut produire.

Chapitre 4 : Léviathan empêtré
  Bien des turbulences sont liées à des décalages entre les institutions et la vie, à des défaillances de régulation entre les attentes de la société et les réponses institutionnelles. Au niveau des Pouvoirs publics, d'abord - mais est-ce étonnant quand, à de rares exceptions près (Union européenne ou intercommunalités), nos institutions politiques ont des Pères fondateurs qui vivaient entre le XVIè et le XVIIIè siècles ? Au risque d'outrager Montesquieu, il faut affiner la séparation des pouvoirs...
  Les mêmes décalages existent au-delà des frontières. Commerce ou culture, finance ou environnement, terrorisme ou tourisme, la réalité des activités humaines est mondiale, mais les institutions peinent à s'organiser à ce niveau. Leurs relations restent inter-nationales, entre nations : elles ont l'âge de Jean-Jacques Rousseau, c'est toujours l'état de nature...
  Ces décalages se manifestent également au niveau d'institutions plus spécialisées, elles aussi issues de la société industrielle. Leurs réponses restent calées sur des questions de l'époque. Comment fonder notre nouvelle valeur sur l'éducation, la santé, etc. avec une école, un hôpital et autres institutions inadaptées à de nouveaux défis, étant toujours programmées sur ceux d'hier ?
– › -> Haut de la page... -> Suite... Les institutions qui prolifèrent ont-elles vraiment prise sur nos problèmes ?

Chapitre 5 : Sortir du dédale
  Crise ou mutation ? Crise de mutation ! Comme toute mutation, c'est un changement d'état. Inutile de continuer à essayer de comprendre le nouvel état en utilisant les références de l'ancien, ça ne peut pas marcher. Une métaphore nous éclaire : le mystère de la vapeur...
  Alors que tout bouge, il reste un invariant : l'homme, mais il est placé dans un état social tellement différent du précédent que sa relation avec les institutions est à réinventer. Difficile quand ce sont elles qui dominent le jeu, privilégiant des dimensions spécialisées, techniques ou économiques, au détriment des finalités éthiques, esthétiques, morales, civiques...
  Pourtant, ces finalités devraient être les principaux déterminants de l'action. Pour reprendre la main, l'homme a besoin de rééquilibrer cette relation. Condition préalable : comprendre la situation et en percevoir les enjeux. A suivre...
– › Remettre les choses d'aplomb. Une condition : s'y atteler ! -> Haut de la page... -> Suite...

2è Partie : UN AUTRE REGARD

  L'état de la société "après mutation" dépendra à la fois d'évolutions déjà engagées (ou de réactions qui l'emporteront sur les évolutions) et de choix qui seront faits (ou pas faits). Pour mieux discerner et qualifier ces évolutions, un autre regard s'impose. Celui qu'on suggère ici ne se veut ni exhaustif, ni le seul possible.

Chapitre 6 : Quelques clés
  S'il y a changement d'état, il faut changer de clés de décryptage. L'une d'elles est la dématérialisation, qui remplace de la matière solide, concrète ou "réelle" par de la matière grise, abstraite ou virtuelle. L'une est perceptible, crédible, démontrable, l'autre reste imaginaire, discutable, invérifiable - ça change la donne, le cadrage de l'action, la prise de décision...
  Une autre clé est la complexité, qui joue à saute-mouton avec la dématérialisation : elles se renforcent mutuellement. C'est à la fois une contrainte (surtout quand on aime les vues simplistes) et une opportunité, quand on parvient à la maîtriser, en combinant la complexité du processus et la simplicité du mode d'approche ("simplexité", selon un néologisme ultérieur de l'auteur). Avec effet cumulatif : la complexité croissante des systèmes en facilite l'utilisation - à la sortie du livre en 1982, on n'avait pas encore baptisé ce concept "intelligence ambiante"...
  Troisième clé : en gravissant les degrés de la pyramide de Maslow, les aspirations des personnes deviennent plus complexes et immatérielles que les besoins plus élémentaires. Or ceux-ci, quantitatifs et "cohérents" entre eux, étaient plus faciles à satisfaire que nos aspirations plus qualitatives et surtout contradictoires...
– › -> Haut de la page... -> Suite... Le frein est moins dans la difficulté que dans nos inerties mentales.

Chapitre 7 : Technologies combinatoires
  Alors qu'on voulait caractériser la 3è Révolution industrielle, on en vient à la mettre en cause, car la rupture est telle qu'on n'est plus dans la ligne des 2 précédentes : il y a mutation. Son volet scientifique et technique repose sur l'identification de technologies qualifiées ici de combinatoires, réparties en trois familles...
  Sans s'étendre sur les déjà célèbres technologies de l'information, on évoque les nouvelles bio-technologies dans la perspective de leurs applications futures : demain, la bio-industrie ?
  L'identification de la 3è famille était un des apports originaux du livre, car à l'époque les matériaux "dématérialisés" étaient déjà des technologies à part entière... mais on ne l'avait pas remarqué - pourtant ils étaient déjà sur le marché, contrairement aux bio-tech...
  Ces 3 familles ont des traits communs qui font écho à d'autres caractéristiques de notre mutation. En particulier, il s'agit de technologies altruistes : résultant elles-mêmes de combinaisons, elles se combinent entre elles, mais aussi avec des techniques plus classiques auxquelles elles donnent un souffle nouveau...
– › -> Haut de la page... -> Suite... C'est plus qu'une 3è Révolution industrielle, mais pas de panique : c'est bien mieux !

Chapitre 8 : Une valeur ajoutée réhabilitée
  La crise de la valeur ajoutée se présente sous un nouvel éclairage, entre autres grâce à nos instruments technologiques qui autorisent de nouvelles approches de l'innovation et de la politique industrielle - à condition qu'on ouvre les yeux et qu'on saisisse ces opportunités...
  De même est facilité le passage de l'administration des choses au gouvernement des hommes (à la sortie du livre en 1982, on ne parlait pas encore de "développement durable"), au travers de systèmes - communication, éducation, santé... - utilisant moins de matière, plus d'information, d'intelligence et de sociabilité, d'autres rythmes de travail, une autre conception de l'engagement et de l'emploi du temps...
  Il y a bien là un enjeu culturel, qui s'exprime au niveau de l'Europe : veut-on conserver et promouvoir ses spécificités culturelles - diversité, pluralité, globalité de la personne ? Veut-on préserver, voire rétablir, son pouvoir d'initiative dans l'ordre mondial ?
– › -> Haut de la page... -> Suite... On peut faire plus et mieux, à condition de faire autre chose, autrement...

Chapitre 9 : Repenser le "politico-institutionnel"
  L'incapacité des systèmes politiques à élaborer des objectifs cohérents ou à prendre en compte le long terme accentue l'aspect menaçant de la mutation. Et empêche d'en saisir les formidables opportunités. C'est évident à l'échelle mondiale, où la multilatéralisation internationale reste abordée dans une logique bipolaire périmée [lignes pourtant écrites avant 1989 !]...
  C'est tout aussi vrai à l'échelon national, fossilisé par l'oligopolisation sociale : les institutions ont prospéré à l'abri de la croissance, augmentant la sécurité et le confort de chacun ou de certains, au prix d'une ossification des structures, voire des esprits...
  Nous entrons dans une société en réseaux, horizontalisée et ouverte, mais les mentalités, les rapports sociaux, les mécanismes institutionnels et plus généralement le fonctionnement de la société restent verticalisés et cloisonnés. Le bombardement croissant d'informations concises et modulaires nous contraindra à évoluer (depuis 1982, zapping et autres blogs sont venus confirmer l'analyse), de même que la démassification des comportements et de la culture...
– › -> Haut de la page... -> Suite... Comprendre la logique de fonctionnement d'une société en réseaux, pour la maîtriser.

Chapitre 10 : Vers la socio-culture [+ précisions lexicales]
  La "socio-culture" (ère Relatio), vient après la techno-culture (Techno). C'est un changement comparable au passage du paléolithique (Paléo) au néolithique (Agro). La transition s'est facilement engagée dans le champ des technologies, plus ou moins péniblement amorcée dans nos esprits, mais l'ordre institutionnel résiste... Les mutations successives se sont faites autour de l'homme...
– › Reformulation : un enchaînement d'affrontements et d'alliances entre l'homme, l'outil, l'organisation...
  Nous sommes au cœur de la 3è grande mutation depuis la préhistoire
 
M1 (de l'ère Paléo à Agro) : jusqu'alors soumis à la nature, l'homme a pu la dominer en s'associant aux techniques.
 
M2 (Agro à Techno) : certaines techniques ont épousé des connaissances scientifiques, sont devenues technologies-> "Technologie" : définition... et ont pris le pouvoir. Alors l'homme s'est allié aux institutions et a repris le dessus.
 
M3 (Techno à Relatio) : des institutions ont évolué en systèmes autonomes qui à leur tour sont devenus hégémoniques !

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enjeux de survie - -> maîtrise du "domaine" - -> maîtrise de la technologie - -> maîtrise des systèmes . >>>

  D'où le défi central de la mutation actuelle : assurer la nouvelle régulation critique, qui porte maintenant sur nos rapports avec ces systèmes, de même que les précédentes ont successivement porté sur nos rapports avec la nature puis avec la technologie.
  D'où les défis associés, notamment : l'impératif d'innovation n'a de sens que dans une démarche prospective d'innovation globale, tant dans le public que dans le privé ou aux interfaces, tant dans la gouvernance que dans le management ou aux interfaces (communication stratégique).
D'où aussi les défis pédagogiques connexes : faire admettre que nous sommes désormais moins menacés par la technologie que par les dérives des systèmes institutionnels ; que nous sommes tous concernés ; que le sursaut n'est pas difficile ; que le vrai danger est la démission... -> Haut de la page... -> Suite...

3è Partie : DES RESSOURCES

  Les ressources ne manquent pas. Ce qui manque, c'est plutôt la lucidité et la volonté : réveillez-vous ! Non seulement le "sursaut" est à notre portée, mais il ne comporte pas les risques qu'on lui attribue. Le véritable péril est dans la résignation et l'asservissement.

Chapitre 11 : Nouveaux horizons
  Quelles ressources ? Probablement moins des richesses naturelles que l'aptitude à mettre en valeur des potentiels : les hommes eux-mêmes, bien sûr ; l'énergie, pas tant l'énergie-matière que l'énergie morale ; l'information, moins les données que la capacité d'organisation ; l'espace et le temps, ou plutôt l'espace-temps...
  Pour changer d'horizon, il faut aussi voir que l'évolution des concepts eux-mêmes est telle que ce qu'ils deviennent après une mutation peut aller jusqu'à s'opposer à ce qu'ils étaient avant. D'où le désarroi de ceux qui abordent "après" avec les concepts "d'avant" ! L'exemple de la propriété tel qu'il est traité ici, en 1982, trouve 20 ans après bien d'autres illustrations précises, par exemple dans tous les enjeux de la propriété intellectuelle - droits d'auteur, logiciels, molécules, contrefaçons, peer-to-peer...
– › -> Haut de la page... -> Suite... Prendre conscience des enjeux, raisonner en rupture, en bio-logique...

Chapitre 12 : Du pouvoir du temps au pouvoir sur le temps
  Collision entre les effets du passé et les exigences de l'avenir, accélération, diversité des rythmes ou des perceptions de la durée... la "relativité du temps" prend bien des formes, avec parfois des ajustements difficiles ou des décalages, par exemple entre évolutions des techniques, des mentalités et des institutions, ou entre temps existentiel et opérationnel, entre temps de la vie et temps de l'action...
  Alors qu'on s'est longtemps référé au passé (précédent, analogie, extrapolation) dans les démarches de prévision, l'attitude face à l'avenir peut désormais prendre la référence du futur, grâce à la démarche prospective, qui permet et même suppose une attitude volontariste. Quelques principes : voir loin, large, profond, prendre des risques, penser à l'homme...
  Là comme ailleurs, la société industrielle a cassé des équilibres subtils en les remplaçant par des solutions binaires, spécialisées, standardisées : les rythmes sociaux se sont structurés autour de 2 temps, celui du travail (calibré sur la journée, la semaine, l'année, la vie) et le reste. La mutation permet plus de nuances avec le "troisième temps"...
– › -> Haut de la page... -> Suite... On ne subit plus son destin, on construit son avenir.

Chapitre 13 : Quelle matière grise ?
  L'innovation sociale agit sur les institutions qui caractérisent une organisation sociale complexe, en vue d'adapter leur efficacité aux aspirations des personnes. Qu'elle s'exprime dans le cadre du management, dans celui de la gouvernance ou aux interfaces (en 1982 on ne parlait pas encore de "communication stratégique"), elle repose sur une information-organisation d'autant plus subtile que se développent les contraintes et apports de notre mutation, flux et gestion des interfaces, avec leurs traductions : réseaux, mobilité, pluridisciplinarité, souplesse...
  ... sans oublier le risque, bien sûr. Avec les subtils équilibres qu'il suppose, par exemple entre sécurité et liberté. Avec aussi la nécessaire énergie morale sans laquelle on laisserait passer les opportunités de la mutation par simple peur viscérale de la nouveauté. Et sans laquelle on livrerait à eux-mêmes les grands systèmes (éducatifs, financiers, énergétiques, etc.) qui ont tendance à perdre de vue leurs finalités...
  Un des enjeux est l'autonomie des personnes, supposant leur implication, donc leur expression réfléchie - à l'opposé par exemple de l'expression émotive primaire promue par certains vecteurs mass-médiatiques. C'est tout un système d'expression, écoute et prise en compte qui doit être (re)pensé, avec ses délicats mécanismes de médiation - à l'inverse d'une volonté pseudo-démocratique de les supprimer au profit d'une expression spontanée qui facilite la manipulation et la récupération idéologique...
– › Quand l'homme a délégué aux machines la fonction force, il leur est resté relié en conservant et développant la fonction habileté ; maintenant qu'il délègue aux systèmes les fonctions information et connaissance, il doit garder le contrôle en cultivant les fonctions intelligence et créativité, incluant l'imagination, l'intuition, l'émotion... Toutes fonctions qui, pour les institutions comme pour les individus, n'ont de sens qu'en référence à des finalités clairement explicitées dans un projet et encadrées dans des règles du jeu. Ces finalités, projet et règles doivent être assignés par l'homme aux institutions et systèmes - et non l'inverse - -> Haut de la page... -> Suite... en référence à une culture, des valeurs, une éthique...

Chapitre 14 : Instruments et mode d'emploi
  Les relations entre individus sont régies par des morales de comportement. Pas les relations entre institutions, ni entre celles-ci et les individus. Malgré les difficultés de l'exercice, l'adoption de règles du jeu aux différents niveaux de l'organisation sociale est un besoin d'autant plus impératif que les institutions ont un fonctionnement de plus en plus spécialisé et indépendant, quand au contraire on a besoin de les mettre en synergie...
  Cet objectif ambitieux exige un triple effort, correspondant à des démarches complémentaires à mener simultanément : connaître la réalité des situations, faire évoluer les concepts et les finalités, interpeller l'environnement...
  L'impératif d'innovation associé à notre mutation trouve finalement là une autre expression : l'innovation globale, dont les composantes technique et sociale sont complémentaires - la seconde méritant une attention d'autant plus forte qu'on l'a beaucoup négligée, d'une part en déployant massivement la première, d'autre part en multipliant et en renforçant les institutions et systèmes. Sans oublier la composante culturelle de l'innovation qui, plus en amont, conditionne l'ensemble....
– › Des voies et moyens pour combiner autonomie et interdépendance. -> Haut de la page... -> Suite...

CONCLUSION
 
Nous avons besoin d'institutions qui ne se trompent plus sur le niveau de complexité qu'elles ont à traiter ni sur la nature des besoins et aspirations à satisfaire.
  Y'a plus qu'à ! On ne peut plus se contenter d'actions de gestion ("prendre des mesures" !). Des actions de clarification s'imposent pour préciser le cap... voire dans bien des cas simplement pour le définir ! Et des actions de sensibilisation pour motiver, mobiliser et impliquer les intéressés.
 

Moyennant quoi les contraintes héritées d'hier pourront devenir des opportunités pour demain, ce qui est le sens profond de l'innovation globale. Ainsi, des domaines particulièrement affectés par les turbulences actuelles pourront devenir les premiers vecteurs d'une nouvelle valeur - cf. particulièrement l'éducation et la santé.
De plus, d'autres domaines - information, culture, loisirs... - sont dans les starting-blocks (parmi les évolutions depuis 1982 : le tourisme est en effet devenu la première industrie mondiale !). Est-il raisonnable d'affecter de précieuses ressources pour sauver des emplois d'hier (visser des boulons) au détriment de la création des activités de demain ? "A côté de nos concepts de cols blancs et cols bleus, il est temps d'introduire celui de cols ouverts" (chap. 11)...

– › -> Haut de la page... -> Suite... C pas sorcier, mais faut s'en OQP au lieu de rêvasser devant la télé sopo.

-> 25 ans, le bel âge !  ...

En un quart de siècle, la vie a suivi son cours... >>>





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