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-> Mutation 2000...Un livre de Jean-Pierre Quentin, Le Hameau, Paris, 1982 (texte intégral)

Entre l'aspect quantitatif de la connaissance
et l'aspect qualitatif de la culture,
il existe la même différence qu'entre
l'homme qui sait conduire une voiture
et l'homme qui sait se conduire sur la route
André GROS

Chap. 8 - UNE VALEUR AJOUTEE REHABILITEE


Rupture aussi pour la croissance : une appréciation plus qualitative de la valeur permet de faire à la fois plus et mieux - à condition d'accepter de faire autre chose, autrement... [Voir résumé]


Par leur fort contenu informationnel, les technologies combinatoires [cf. chapitre 7] facilitent le traitement et la transmission de données de toutes sortes ; elles permettent une meilleure valorisation des ressources naturelles ; leur mise en œuvre est davantage déterminée par les besoins des utilisateurs que par leurs spécificités et contraintes intrinsèques. Ces caractéristiques permettent de leur trouver une vocation d'instrument au sens où ce mot désigne "l'invention adroite, ingénieuse, dont les arts les plus relevés se servent pour faire des opérations d'un ordre supérieur" (René Bailly). En effet, le passage de l'administration des choses au gouvernement des hommes [cf. chapitre 6], dont la nécessité a été soulignée à propos des aspirations des personnes, peut certainement être considéré comme une opération d'un ordre supérieur. Quant aux arts les plus relevés qui mettent en œuvre de tels instruments, ne procèdent-ils pas, dans le cas présent, de tout ce que recouvre la notion de culture ?

-> Des instruments technologiques
-> Du traitement des choses à celui des hommes
-> Un enjeu culturel


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Des instruments technologiques

La "crise de la valeur ajoutée" se manifeste notamment dans les interrogations sur la croissance [cf. chapitre 3]. Celles-ci proviennent pour une part du fait que nombre des problèmes actuels sont la rançon des succès technologiques antérieurs : forte consommation de ressources entraînant des risques de "limites physiques" à la croissance ; pollution de l'environnement et autres nuisances. Ces problèmes ne semblaient pas rédhibitoires tant que le développement technologique permettait de façon évidente de résoudre davantage de problèmes qu'il n'en posait. Tel ne devrait plus être le cas si la tendance aux rendements décroissants de la technologie devait se confirmer. Selon les tenants de la théorie des rendements décroissants, en effet, il faut de plus en plus d'investissements et de recherches pour parvenir à des résultats de moins en moins significatifs (cf. notamment O. Giarini et H. Loubergé). D'autres objectent que la baisse de la productivité ne provient pas uniquement des rendements décroissants de la technologie, que ceux-ci sont d'ailleurs la conséquence et non la cause de celle-là (qui les a précédés) et qu'en outre "si, dans certains domaines, l'utilité et les rendements des technologies arrivées à maturation sont décroissants, dans d'autres, naissants, les rendements sont croissants : actuellement les coûts de fabrication des composants électroniques sont divisés par 10 tous les cinq ans sans que ce rythme ralentisse. Si l'industrie automobile avait suivi une évolution comparable, les voitures d'aujourd'hui seraient 1 000 fois moins chères qu'en 1960" (M. Godet et O. Ruyssen, p. 125).

Le caractère altruiste (ou extrinsèquement combinatoire) de notre nouvelle vague technologique permet d'aller au-delà de cette dernière affirmation : les technologies combinatoires exercent un effet de contagion en démultipliant les possibilités des technologies qu'elles rénovent ou irriguent ; elles leur permettent de retrouver des rendements croissants.

Pour en prendre conscience, il faut d'abord admettre qu'elles nous obligent à reconsidérer des classifications devenues traditionnelles. En particulier, la notion de technologie a été précisée en ces termes : "Toute industrie a deux technologies et non pas une seule : une technologie de produit (les connaissances utilisées pour créer les produits) et une technologie de production (les connaissances nécessaires à la fabrication du produit)" (J. Schmookler, p. 88). Que devient la signification d'une telle distinction lorsqu'on constate que tout ce qui relève des technologies combinatoires diffuse ses effets aux différents niveaux de la conception, de la production, de la distribution, de l'utilisation du produit, aussi bien qu'au niveau de l'organisation sociale ? [De la calèche au GPS : l'acteur et de plus en plus de systèmes]

Ainsi, les technologies combinatoires introduisent un changement de dimension dans l'innovation, voire même un changement de nature du produit et/ou du procédé concernés. Lorsque l'industrie automobile (aussi bien le produit lui-même que le processus de production) relevait de technologies classiques, son développement se heurtait à la loi des rendements décroissants. Maintenant qu'on commence à intégrer l'électronique, tant dans le produit que dans sa fabrication, les perspectives de développement paraissent beaucoup plus ouvertes - même si l'actuelle concurrence acharnée entre constructeurs automobiles, au plan international, vient perturber notre perception de ces perspectives.

A partir de là, c'est la notion même de "politique industrielle" qui est en question. Certes, sa définition varie considérablement, notamment selon les pays. Mais on constate que les politiques industrielles actuellement pratiquées un peu partout s'articulent autour de deux axes essentiels : l'un offensif (développer les technologies "de pointe"), l'autre défensif (maintenir en activité des industries traditionnelles menacées par la concurrence extérieure). C'est-à-dire que l'industrie, avec les emplois qu'elle sous-tend, est considérée comme une fin en soi et qu'on déploie d'importants moyens (en travail et en capital) par exemple pour continuer à fabriquer des montres mécaniques ou se mettre à produire des composants électroniques dont l'utilité n'est pas toujours évidente... et le consommateur achète des montres électroniques importées (incorporant bien sûr des composants fabriqués ailleurs) qui correspondent à ses attentes ! Par cette affectation de moyens à de tels objectifs on se prive de la possibilité de satisfaire des "besoins sociaux" réels, les ressources étant par définition limitées...

En d'autres termes, au sein du système social, les objectifs de certains sous-systèmes (en l'occurrence celui dont relève la politique industrielle) ne sont pas cohérents entre eux ou/ni avec ceux du système. Or, on sait que la bonne régulation d'un système suppose que ses objectifs et ceux des sous-systèmes, quoique différents, soient cohérents entre eux.

Précisément, les caractéristiques des technologies combinatoires en font des instruments susceptibles de faciliter une telle mise en cohérence. Pour garder l'exemple (bien sûr caricatural) de l'industrie horlogère, disons en simplifiant que :
- maintenir une industrie fabriquant des montres mécaniques, sans débouchés mais préservant des emplois et
- s'engager dans la production de composants électroniques, sans débouchés valables mais permettant de développer des technologies de pointe,
relèvent de finalités incohérentes entre elles et incohérentes avec la demande du marché. Par contre, rénover l'industrie horlogère grâce à la fabrication de composants permet de concilier ces différentes finalités.

[Comprenne qui pourra... L'avertissement n'a pas été entendu. Bilan 25 ans après : le passage de la voiture "sauvage" à la voiture "socialisée" n'a toujours pas eu lieu ! >> Quelle crise ?]


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Du traitement des choses à celui des hommes

On ne saurait donc valablement fonder une stratégie industrielle sur la seule définition de "secteurs prioritaires", sans réellement prendre en compte des données aussi diverses que la demande du marché (pour ne pas parler des "besoins sociaux"), qu'il est essentiel de satisfaire, ou la réalité des "humus" industriels existants, qu'il importe de valoriser au lieu d'assurer artificiellement leur subsistance ou de les abandonner purement et simplement, alors même qu'ils peuvent constituer une ressource de premier ordre. Et ce qui est vrai pour la stratégie industrielle l'est autant dans tous les domaines affectés par les "turbulences" actuelles. C'est particulièrement important, si l'on veut concilier la recherche de l'abondance matérielle et celle de la promotion des personnes par la création d'une valeur ajoutée réhabilitée, à la fois économique et sociale. Celle-ci n'est concevable que si l'on accorde la prise en considération de la réalité des situations présentes (à commencer par les "humus" matériels) avec la mise en marche de "moteurs" d'une nouvelle croissance, comme ceux qu'on a identifiés précédemment : éducation, santé, communication, activités de loisirs...

En effet, non seulement leur essor serait conforme aux aspirations des personnes, mais en outre tout laisse penser qu'ils correspondent aussi aux secteurs économiques dont l'expansion devrait être la plus forte et la plus rapide dans l'avenir. C'est-à-dire qu'à "l'administration des choses", par l'agriculture, l'industrie et le commerce, à travers l'emploi, succéderait "le gouvernement des hommes", à travers des systèmes utilisant moins de matière, davantage d'information, d'intelligence et de sociabilité, d'autres rythmes de travail, une autre conception de l'engagement et de l'emploi du temps.

Ces systèmes complexes, précisément, les technologies combinatoires contribueront probablement à en faire mieux saisir l'importance, à commencer par les nouvelles technologies de l'information. Car depuis le bouche à oreille préhistorique et la tradition orale des débuts de l'Histoire, on a vu l'écriture, puis l'imprimerie, puis la presse (imprimée puis photocomposée) créer des systèmes de communication et de diffusion rapide et générale de l'information. On connaît le rôle joué aujourd'hui par les media "dématérialisés" et il n'y aurait pas de transistors entre les mains de tant de personnes ou de téléviseurs dans tant de foyers, s'il n'y avait un système d'émission, qui pourrait devenir universel. Déjà, on commence à le voir fonctionner en temps réel et dans les deux sens (par exemple le réseau de télédistribution interactif QUBE - cf. I.N.A., p. 15). On pourrait de même évoquer les télécommunications, qui permettent de relier l'ensemble des installations téléphoniques individuelles sur toute la planète, en attendant qu'elles desservent des consoles informatiques domestiques, mettant en communication chaque foyer avec un système universel de banques de données.

L'idée initiale de l'éducation se concrétisait dans le dialogue du professeur et de l'élève, dans l'entretien socratique du maître avec le petit nombre de ses disciples, dans l'exemple donné par le compagnon à l'apprenti. Or, l'idée qu'on peut se faire de l'éducation permanente est tout à fait différente. Il s'agira là encore d'un "système" très complexe, accessible suivant des degrés de préparation multiples à tous ceux qui rechercheront tantôt la formation professionnelle, spécialisée et changeante ; tantôt la formation générale, mais sans que personne puisse, nouvel Aristote, atteindre la science universelle ; tantôt l'accession à la connaissance, c'est-à-dire l'interrogation de bases de données et de leurs langages ; tantôt le progrès dans l'appréciation des valeurs, esthétiques ou éthiques, à travers les innombrables domaines où les techniques seront liées à ces valeurs et en renouvelleront l'approche. Certains objecteront que, dans ces conditions, la moitié de la population serait occupée à enseigner à l'autre moitié. Peut-être, mais pas à l'école, ni à plein temps, ni chacun étant le maître ou l'élève : ce serait dans des systèmes plus complexes et variés que la classe, par exemple à temps partiel, parfois gratuitement, chacun étant, à tour de rôle, enseignant et enseigné...

De même, à propos de la maladie ou des soins, le dialogue singulier du médecin et du malade a déjà fait place à un système dans lequel la sécurité sociale entre en tiers payant, le médecin fait précéder son diagnostic et son ordonnance d'une série d'examens spécialisés ou les prolonge à travers un appareillage considérable. Mais si, se dégageant de l'idée négative de maladie, on abordait l'idée positive de santé (physique, mentale et morale), quelle serait la complexité des systèmes vers lesquels la société se dirigerait pour développer et consolider ce que les anglo-saxons appellent la "sanité" ?


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Un enjeu culturel

->  Culture et cultures...C'est donc bien la culture qui est en cause, dans toutes les acceptions que recouvre ce terme. Comme d'autres concepts, en effet, celui de culture n'a pas toujours eu le même contenu sémantique. Avant le XVIIIè siècle, cette notion intervenait rarement, sauf au sens littéraire ou métaphysique, pour exprimer les tendances de l'évolution naturelle. Aux XVIIIè et XIXè siècles, elle apparaît au sens d'une condition mentale générale, d'un état d'esprit et d'une manière de penser ; elle va vers une signification proche de celle qui exprime l'état général de l'évolution intellectuelle de la société considérée globalement. Au début du XXe siècle, elle se déplace vers une expression qui comprend l'ensemble des arts. Elle se modifie enfin pour décrire une façon de vivre à la fois matérielle, intellectuelle et spirituelle. Ainsi, selon un rapport de l'UNESCO, "ce mot culture définit l'essence même de l'homme. Tout ce qui concerne la formation intellectuelle, morale et physique, voire technique, concerne la culture. Prise dans ce sens très large, la culture est ce qui fait que l'homme justement est différent de la nature. L'homme est différent de la nature puisqu'il a à apprendre à ne pas se contenter de ses instincts naturels mais à se former, à acquérir un certain bagage moral, intellectuel et technique qui fait de lui un être cultivé. En ce sens-là, donc, l'ensemble des activités humaines se rapporte bien à la culture" (N. N'Daw, p. 118).

En ce sens, donc, la technologie est un élément de la culture des sociétés, élément particulièrement important aujourd'hui dans le cas des sociétés occidentales. Le "choc technologique" actuel doit alors être replacé dans une perspective plus vaste : celle de la mutation "sociale" (on devrait dire "culturelle") que nous vivons. L'enjeu est particulièrement vital pour l'Europe et peut être formulé en termes simples : il s'agit pour les Européens de garder le contrôle et l'initiative de leur développement scientifique et technologique, de conserver leurs spécificités culturelles, de préserver - voire de rétablir - leur pouvoir d'initiative, tant vis-à-vis d'eux-mêmes qu'au bénéfice de la coopération avec le Tiers-Monde. Tout enjeu comporte deux volets : ce qu'on peut gagner et ce qu'on peut perdre. Le second volet consiste à devenir des assistés technologiques, dépendant notamment des Etats-Unis et du Japon.

Cet enjeu se traduit par un objectif : insérer le progrès technologique dans une perspective cohérente de développement économique, social et moral. Il en découle d'abord la nécessité de jeter les bases d'une croissance renouvelée, fondée sur une autre gestion des ressources, à l'aide d'une nouvelle génération technologique, en vue d'aboutir non seulement à des produits répondant mieux aux nouveaux besoins, mais aussi à une organisation sociale mieux adaptée aux aspirations et à la promotion des personnes.

La notion de culture est inséparable de celles de diversité et de pluralisme, ainsi que de celle de globalité de la personne. "Aux origines de la culture européenne, il y a trois éléments communs, Athènes, Rome et Jérusalem, qui ont été conjugués pendant les premiers siècles de notre ère. A quoi sont venus s'ajouter l'esprit critique et la Science dès la Renaissance, la raison dès le XVIIIè siècle, l'industrie et la démocratie au XIXè siècle, la technique au XXè (...) Au-delà et en deçà des formes, il y a les concepts fondamentaux qu'on peut dire spécifiques de l'Europe (...) Enfin et surtout l'idée que la diversité des traditions, des langues, des partis, des nations et même des religions, est une condition fondamentale de la créativité et de l'esprit d'invention" (D. de Rougemont, p. 57). Loin de constituer un handicap qu'il faudrait supprimer par une forme quelconque d'uniformisation, la diversité représente donc une richesse, une source de créativité essentielle pour affronter le caractère entièrement nouveau des situations que nous vivons. Accepter cette diversité et "l'utilité" de la culture permet d'appréhender la réalité de façon constructive. Car, comme l'écrit Claude Roy dans sa "Défense de la littérature", l'un de ses premiers résultats "est peut-être de nous aider à guérir de la maladie première, qui est de croire que nous sommes seuls à être comme nous sommes, seuls à nous sentir seuls, seuls à nous sentir tour à tour coupables d'être là et stupidement triomphants de l'être seuls, seuls à n'être pas pareils aux autres...".

La culture est le moyen par lequel notre vie prend un sens ; elle est notre outil pour la vie en commun. L'individualité ne se perd pas nécessairement dans l'unité ; qu'il s'agisse de l'individualité du citoyen, de celle de la région ou de celle de l'Etat. Mais la seule façon de valoriser le caractère particulier du citoyen, de la région et de l'Etat, c'est de valoriser leur culture, dans laquelle s'exprime ce caractère particulier. La reconnaissance de ces identités culturelles n'est-elle pas un passage obligé pour accepter les valeurs qui sous-tendent notamment les actions destinées à définir le rôle et la place de la technologie dans l'actuelle mutation de la société ?

La "renaissance de la culture technique" à laquelle nous assistons, notamment en Europe, peut à ce propos être interprétée comme un indice favorable (sans parler des applications artistiques des nouvelles technologies). Car, à la différence de la vision quantitative et spécialisée qui caractérisait l'époque de la technologie triomphante, il semble qu'on s'oriente vers une vision de la technologie "considérée comme l'un des beaux arts", insérée dans un système de valeurs comportant bien d'autres éléments de référence, à commencer par les aspirations des personnes. On a vu que, sans que cela vise à mettre en cause l'abondance matérielle, nos sociétés tendent à se soucier davantage du bien-être social que des prouesses techniques ; qu'après une "crise de la valeur ajoutée", on s'efforcera, plus que par le passé, de créer conjointement une valeur ajoutée sociale et une valeur ajoutée économique, reconsidérée et réhabilitée. Il semble en découler une conséquence majeure : son acceptabilité sociale devient moins préoccupante si la technologie correspond davantage à un besoin social explicite (et non plus seulement à un besoin "objectif" mais insuffisamment reconnu).

L'ordinateur a renforcé le poids de la forme dans le processus de communication...Là encore, les technologies combinatoires semblent aller dans le sens d'une telle évolution. En particulier parce que, grâce à leur faculté d'adaptation aux besoins des utilisateurs, les applications de ces technologies requièrent simplement une connaissance culturelle de leur mode d'emploi mais pas nécessairement une connaissance technologique de leurs modes de fonctionnement [cf. ci-dessus chap. 6]. Ainsi, les premiers ordinateurs (dont on considérera qu'ils n'appartenaient pas encore à la "génération" combinatoire) étaient à ce point compliqués que leur mise en œuvre exigeait des informaticiens très spécialisés. Ils venaient perturber la structure dans laquelle ils s'inséraient, en imposant de nouvelles façons de voir et de faire. Ces perturbations auraient pu être bénéfiques mais elles étaient souvent plutôt destructrices, car elles s'assimilaient à une régulation du système en fonction des finalités "secondaires" des informaticiens. Progressivement, les ordinateurs (et autres nouvelles technologies de l'information) sont devenus suffisamment complexes pour être d'un maniement simple. Ils sont désormais mis en place, plus naturellement, en fonction des besoins des utilisateurs, ce qui réduit d'autant les problèmes d'acceptabilité sociale, ou au moins donne plus de liberté et de souplesse pour les traiter.

Le fait que les applications des technologies combinatoires ne nécessitent que la connaissance de leur mode d'emploi culturel est particulièrement important dans les cas des pays en voie de développement, d'autant plus que ces technologies sont facilement transmissibles également du point de vue technique et logistique. Elles représentent donc une opportunité exceptionnelle - reste à "transformer l'essai", c'est-à-dire saisir cette opportunité. Ceci implique, là encore, qu'on les utilise en tant qu'instruments, donc qu'on fasse preuve d'une volonté politique ambitieuse, déterminée, cohérente, imaginative...



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