-> accueil algoric.com Diffusion 2007-08 Dernières parutions >>>

Communication iconoclaste .. août 2008 >>>

Les gens sérieux ne font pas de bruit... .. juillet 2008 >>>

10 ans... et après ?.. juillet 2008 >>>

Variations pour saute-mouton... .. juin 2008 >>>

. Génération sui generis... .. mai 2008 >>>

. Traquer les fausses évidences .. avril 2008 >>>

. Des pyramides pour surfer ? .. avril 2008 >>>

. Le millefeuille de l'intelligence.. mars 2008 >>>

. Contre la prospective.. février 2008 >>>

. L'innovation, c'est dépassé ! .. janvier 2008 >>>

. Naviguer dans la vague... .. voeux 2008 >>>

. A quand une Europe iconoclaste ? .. nov. 2007 >>>

. Révolution copernicienne ou mini mini mini ? .. sept. 2007 >>>

. Communication d'hier et de demain .. été 2007 >>>

lettre quasi-mensuelle

C'est dangereux
comme tout remue-méninges
mais c'est gratuit...

Abonnez-vous ! -> indiquer vos coordonnées ici
  Précédentes : 2000-01 2001-02 2002-03 2003-04 2004-05 2005-06 2006-07

 
Août 2008
-> La cible se rebiffe...

Communication iconoclaste


Un annonceur vante son produit
auprès des consommateurs par un spot publicitaire, un avocat défend son client auprès du juge par une plaidoirie, un politicien se fait valoir auprès des électeurs par un beau discours : dans une conception classique de la communication, un émetteur adresse un message à une cible par un vecteur. Dans une conception moderne, ce dont il s'agit se réduit rarement à ce dont on parle… Va-t-on s'en tenir à ce qui se dit, ou s'interroger sur ce qu'il y a derrière ? Des réflexes iconoclastes s'imposent !
>>> suite...

En quelques années, la communication a beaucoup évolué. Sa forme ou ses supports, certes, mais aussi sa nature ou ses finalités. Les dominantes changent : après la communication d'information ("faire savoir" et convaincre), puis la communication d'influence (séduire, suggérer, manipuler…), place à la communication stratégique, qui agit au sein de processus décisionnels ou coopératifs complexes : décision éclatée, soft power, gouvernance, partenariats évolués, réseaux assembleurs... Dans ce contexte, quelle peut être l'efficacité de "communicants" essayant de convaincre un interlocuteur, quand il faut maîtriser des processus dont dépend un résultat ? Appréhender ces évolutions suppose un autre regard, un regard iconoclaste >>> suite...

Les enjeux sont importants. Pour tout individu - parent, responsable associatif, citoyen ou consommateur - et toute organisation - acteur économique, social ou culturel. Veut-on garder la maîtrise de sa trajectoire ou laisser ce soin à d'autres ? Certains équilibres sont délicats : entre aspirations individuelles et besoins collectifs, entre droits et devoirs, entre libertés et contraintes... La communication est un balancier qui les régule, pour permettre l'autonomie dans l'interdépendance. Ou, à l'opposé, l'asservissement dans la dépendance, voire l'asservissement consenti dans la dépendance non perçue, raffinement suprême de la manipulation… Parade : une attitude iconoclaste. >>> suite...

C'est important… et pourtant c'est facile ! Il n'y a pas un guide à suivre pas à pas, mais une démarche que chacun accommode à sa propre sauce. Une démarche iconoclaste combinant réflexes, pratiques, éthique, regard, attitude... Démarche illustrée ici par quelques touches impressionnistes. >>> Lire le texte intégral : La cible se rebiffe...

 
 

Les ressources proposées en libre accès sur algoric.com sont extraites de documents disponibles en version intégrale, au format PDF imprimable. C'est simple, coût modique, transaction sécurisée...
>>> Visiter la Boutique...
-> La Boutique d'algoric...
 
     
Haut de la page Lettres précédentes

 
Juillet 2008
-> Les pieds ici... la tête là...

Les gens sérieux ne font pas de bruit


Ingrid Betancourt a été libérée malgré le barnum de la communication-spectacle et non grâce à lui, comme on voulait le croire. Bien que capital, parce que capital, ce point n'a pas retenu l'attention des mass media. Celle de la blogosphère non plus. Une fois de plus, on s'est contenté de constater, sans en tirer d'enseignements : là comme ailleurs, on a vu qu'il y avait les brasseurs de vent et les efficaces. La gesticulation des premiers occupe l'antenne, ne fait rien avancer, aggrave les choses et parasite l'action des seconds. Qu'il s'agisse des enfants, projetant l'image inverse de leur mère, insipides (fond) et synthétiques (forme), des politiques-qui-feront-tout-pour-la-sauver ("tout" : mobilisation médiatico-émotionnelle, commando-Rambo ou autre posture à courte vue), des militants plus prompts à s'émouvoir qu'à réfléchir, des médias soucieux d'exploiter le filon, tous ont été mis devant l'évidence du dénouement : leur bruit va contre leurs objectifs annoncés, il profite aux preneurs d'otages et nuit à ceux qui les combattent effectivement.

En résumé : on a tout dit sur les enseignements de ce drame... mais surtout, évitons d'en tenir compte, ne changeons rien, continuons comme avant. Bien rodé, le faux-semblant marche encore - pour combien de temps ? Avec quel retour de manivelle ?

Inutile de détailler l'enchaînement, désormais bien connu : cette communication émotionnelle fait monter la valeur marchande des otages, renforce les ravisseurs, légitime celui qui les soutient (Chavez), au point qu'on le sacre "médiateur", qu'on le place au centre d'un jeu qui s'en trouve d'autant plus biaisé et d'autant moins maîtrisable, etc. Plus largement, on encourage toutes formes de développements de ces processus pervers au-delà de ce cas d'espèce : puisque le pouvoir est prêt à tout et que, non content de céder, il surenchérit, vive le chantage et la prise d'otages... Pendant ce temps, les gens sérieux, militants ou experts - ici fonctionnaires, diplomates et militaires - doivent avancer malgré ces difficultés supplémentaires.

Arrive un contretemps en forme de libération. Hors scénario ! Pire : hors caméras et pas à l'heure du JT. Presque pire : par le méchant (Uribe) et, pire que pire, selon une stratégie discrète "mais" solide. Qu'à cela ne tienne, un 20h suffit pour le passer de la case "vilain canard" à la case "ami de 30 ans" (d'un côté ou de l'autre, peu importe, quand l'important est de rester dans l'excès) et surtout éviter de s'interroger sur les enseignements utiles à tirer de ce sac de nœuds. Ils sont pourtant d'autant plus utiles qu'ils s'appliquent à beaucoup de situations semblables mais moins faciles à "lire".

Cette perversion de la communication n'est qu'une des composantes d'un décalage entre les réalités d'un monde complexe et des pratiques dignes du monde de Oui-Oui et Babar réunis. Mais, au même titre que la dégénérescence de la prospective ou que la perte de maîtrise des régulations institutionnelles, c'est un déterminant majeur de notre avenir qui est en cause. Veut-on continuer à perdre la main ? Si oui, on sait vers quoi on dérive et qui en bénéficie, finance dévoyée et crime organisé, mafias et autres parasites. Si non, il faut sortir de l'incantation et passer à l'action. Cela fait 30 ans qu'on le sait et 20 ans qu'on le dit, dans les "milieux autorisés" ; 10 ans qu'on le dit publiquement ; mais on se garde bien de changer quoi que ce soit. Au contraire, on en rajoute. Or, maintenant, nous n'avons plus 10 ans supplémentaires devant nous, il y a urgence. On peut encore sonner le tocsin, ensuite ce sera le glas.

En anglais, ces pratiques incantatoires ont un nom : window dressing - on met un beau rideau devant la fenêtre pour cacher la misère de la pièce. Jusqu'au moment où ça ne marche plus. Il n'est pas loin.

Ces questions sont étroitement liées au sujet du mois, mais j'ai déjà trop parlé alors je ne le présente pas et vous laisse le découvrir : lire l'article >>> Les pieds déjà dans demain... la tête encore dans hier

Un mot quand même, pour "donner envie" : la publicité, ça peut marcher pour vendre de la lessive ou des voitures, pas nécessairement pour faire de la bonne politique ou du bon management. Pour ce faire, on a besoin de la communication. Mais, contrairement à une idée reçue, celle-ci ne se réduit pas au barnum mass-médiatique...


Ce site vaut bien un livre !!Préserver un site

Plébiscité par ses lecteurs, algoric.com ne bénéficie d'aucun soutien institutionnel. Ni subventions publiques, ni partenariat privé - mais ne vous privez pas d'en proposer ! D'où le plan ORSEC engagé récemment - voir >>> 10 ans... et après ? A nouveau merci à ceux, trop peu nombreux, qui ont déjà exprimé leur solidarité et à ceux qui vont le faire. Il est encore temps >>> Pour préserver le site. On a tenu 10 ans, c'est considérable... et très lourd. D'autres initiatives similaires ont été beaucoup plus éphémères, avec une espérance de vie comptée en mois - je pense par exemple à l'intéressant ConstellationW de Michel Cartier (UQAM), récemment abandonné.

Espérant ne pas avoir à aller au-delà, j'ai dû passer à la phase 2 du plan ORSEC (voir pj) et retirer les versions imprimables de mes articles (en pdf), pour les proposer à la vente (les pages "écran", en html, restent accessibles). Un prix très modique, qui suffirait à condition qu'il reste une partie des téléchargements actuels (quelques centaines chaque jour). Certes, l'internaute préfère ce qui est gratuit, mais peut-être commence-t-il à admettre que ce qui a une valeur (pour lui) a aussi un coût (pour l'auteur) et que la rencontre des deux s'appelle un prix ? J'aurais préféré un autre modèle économique - un jour, peut-être ? En attendant, merci de soutenir ce site et d'en parler autour de vous !


Dernières citations
>>> Autour de l'élégance

 
     
Haut de la page Lettres précédentes

 
Juillet 2008

10 ans... et après ?


algoric.com a 10 ans. Les "Anciens" ont connu sa version bêta ou les numéros zéro de la lettre Diffusion, dont les premières maquettes étaient composées uniquement à partir de citations. D'où le clin d'œil de l'article ci-joint, réalisé avec l'aide de quelques amis venus de tous les continents et de tous les temps, de Sun Tzu à Pierre Dac, d'Abraham Lincoln à Shafique Keshavjee... Comme toujours, la version en ligne comporte des éléments complémentaires >>> http://www.algoric.com/ti/145.htm


L'indépendance d'esprit est un des traits que nous avons essayé de cultiver ensemble, avec semble-t-il un succès croissant. Il n'est pas toujours facile de penser avec sa tête dans le conformisme ambiant, de trouver des repères dans un monde en mutation et d'organiser la cohérence d'une information foisonnante, dans un environnement complexe. Cela suppose pour chacun une démarche personnelle et un entraînement régulier, auxquels algoric.com s'efforce de contribuer en proposant son poil-à-gratter plutôt que du prêt-à-penser (nom commun du "pour ne pas penser").

Ce poil-à-gratter représente - du moins à ma modeste échelle - un investissement considérable. Car si les contenus et leur validation sont les fruits de travaux collectifs (cf. Partenaires), ce site est une production personnelle, 100 % artisanale. Il a toujours été réalisé selon le slogan de la lettre : "c'est dangereux, comme tout remue-méninges, mais c'est gratuit..." Une gratuité que je veux absolument maintenir, quitte à explorer des possibilités de financement par la publicité, les subventions, le sponsoring ou, pourquoi pas, le mécénat... Si vous avez des propositions, elles sont bienvenues ! Car l'indépendance de l'esprit n'assure pas l'indépendance de la matière...

Or celle-ci est fortement menacée, suite à des incidents ou agissements indélicats subis il y a quelque temps, ressentis avec effet retard et qui, en l'absence de réaction immédiate, me contraindraient à arrêter le poil-à-gratter. Bref, pour sauver algoric.com, il faut un plan ORSEC, ou au moins une "souscription exceptionnelle". C'est pourquoi, une fois n'est pas coutume, je lance cet appel à ceux qui estiment que cette lettre et ce site méritent de durer, au prix de quelques kopecks une fois tous les dix ans.

Dans l'absolu, le mal n'est pas bien grave, si l'on évalue le sinistre à une moyenne de 40 euros Urgentpar abonné. Il suffit qu'on soit effectivement nombreux à donner ne serait-ce qu'une dizaine d'euros - c'est important, faites-le ! - et quelques uns à apporter un peu plus... ou, pourquoi pas, beaucoup plus : c'est important. Sans oublier d'en parler aux amis, pour le buzz : les petits ruisseaux...

Bien sûr, une telle démarche se doit d'être simple. Surtout qu'il y a urgence. Le paiement en ligne (sécurisé, bien sûr, par CB / PayPal) est facile et se fait en quelques clics à partir de ce lien >>> http://www.algoric.com/sos/
Vous pouvez aussi glisser chèques, billets ou autres valeurs dans une enveloppe adressée à :
ALGORIC-COM / 33 BIR HAKEIM / F-17340 CHATEL . . . (chèques à l'ordre de algoric-com)
Si une facture (avec TVA) doit être établie, ne pas oublier de fournir les coordonnées de facturation.

-> Soutenir algoric.com...
En résumé : préserver ce site vaut bien le prix d'un livre ou d'un magazine ?
Alors, soutenez-le... et parlez-en autour de vous !

Je compte sincèrement sur votre concours, même symbolique. Merci

 
 


Jean-Pierre Quentin


PS : On peut aussi accéder directement à PayPal par le bouton ci-contre
-> PayPal

 
     
Haut de la page Lettres précédentes

 
Juin 2008
-> Variations sur citations...

Variations pour saute-mouton...


"Il faut penser, car qui pense peu se trompe beaucoup", disait Léonard de Vinci. Au risque de se tromper, l'homme moderne a pris l'habitude de s'en remettre aux experts pour comprendre et aux paradigmes dominants pour décider. N'est-ce pas réducteur, surtout quand l'impératif d'innovation voudrait qu'on ouvre de nouvelles perspectives ? Que comprend-on en focalisant l'éclairage sur l'expertise, qui répond au "comment" mais offre rarement le meilleur angle d'attaque pour "donner du sens" ? Peut-on parler de décider, quand on se borne à choisir des options en réalité préformatées ? C'est là que se situe le précepte de Léonard.

Le problème, selon La Rochefoucauld, c'est que "nous avons plus de paresse dans l'esprit que dans le corps", mais un entraînement simple suffit pour combattre cet engourdissement ! Par exemple en jouant à saute-mouton avec des citations...

Lire l'article >>> Variations pour saute-mouton

 

-> Génération sui generis...Depuis Cro-Magnon, souvent au prix d'à-coups ou de régressions, l'organisation sociale se perfectionne sans cesse - de la tribu à l'Etat-Nation, du groupe de chasseurs à l'entreprise, de la relation directe aux relais multiples, du cercle intime au réseau ouvert, du banal accord au partenariat élaboré... Aujourd'hui, certains changements organisationnels sont déroutants car ils remettent en cause d'anciennes catégories ou leurs frontières, telles ces segmentations souvent binaires qui opposaient concurrent et partenaire, client et fournisseur, marchand et non marchand, usager et administration, privé et public, micro et macro, national et international... Ces classements structurent encore fortement notre vision du monde, bien que devenus inadaptés à une réalité beaucoup plus nuancée, dont ils nous empêchent souvent de prendre la mesure ou de saisir les opportunités. Ainsi, d'intéressants dispositifs sui generis ont un potentiel qui reste sous-employé, tant qu'on les réduit à des schémas familiers, trop rustiques - comme nous le rappellent les péripéties institutionnelles européennes...

PDF du précédent article >>> L'avenir est au sui generis

 
     
Haut de la page Lettres précédentes

 
Mai 2008
-> Génération sui generis...


Génération sui generis...


On veut des schémas simplifiés ! Réaction bien compréhensible face à la sophistication des organisations. Son prix est souvent une lisibilité affaiblie de l'action, ou des structures qui la portent. D'où la tentation de "simplifier", au moins en apparence. Mais le simplisme n'est pas la simplicité. Suffit-il de dire par exemple qu'un traité européen est simplifié pour qu'il le devienne ? Et surtout, serait-ce souhaitable ? Dans la vie publique comme dans l'entreprise, une pédagogie de la complexité n'est-elle pas préférable, plus efficace et plus "simple" (solution élégante), mais aussi plus responsable et plus durable ?

Ces questions sont d'autant plus capitales que, désormais, l'équilibre et l'avenir de nos organisations complexes dépendent avant tout de l'intelligence institutionnelle - de même que, précédemment, ils dépendaient surtout de la maîtrise des technologies. C'est flagrant dans le cas d'organismes sui generis comme les réseaux "assembleurs" (co-innovation, lobbying métissé...), ou comme les institutions de l'Union européenne.

Pourquoi celles-ci, au lieu de reproduire des modèles familiers, ont-elles pris des formes aussi "bizarres" ? Parce qu'un schéma simpliste est inadapté à la gouvernance de 500 millions d'Européens, si l'on veut respecter les diverses expressions des politiques nationales, des sensibilités partisanes, des particularités territoriales, des composantes de la société civile, des réalités économiques, des préoccupations sociales, des aspirations culturelles... Le simplisme suppose le déni de cette pluralité ; dans cette optique, seule une solution dictatoriale est simple et efficace, au moins en apparence. Sinon, si l'on refuse cette optique, d'autres solutions sont plus performantes, notamment pour orchestrer la complexité, l'ouverture et le changement.

Ces questions sont de la plus haute importance pour tous les acteurs concernés : nous, nos entreprises, nos institutions... Un des corollaires est que la communication qui s'exerce dans ce contexte n'a plus grand chose à voir avec les formes traditionnelles de négociation ou de lobbying - et l'évolution n'est pas terminée. A-t-on bien conscience qu'on ne joue plus dans le même jeu qu'hier ?

Lire l'article >>> L'avenir est aux organismes sui generis



-> Ni fédération, ni confédération...

Ce n'est pas nouveau... Gardons l'exemple du dispositif institutionnel européen. Il y a quelque temps, je le décrivais comme "une construction sui generis, avec pour caractéristique majeure d'être évolutive, progressive. Elle n'atteint pas le stade de la confédération, tout en le dépassant ; elle n'est pas tout à fait, tant s'en faut, une fédération..." et ça marche, comme en témoignaient déjà une hôtesse de l'air, Jacques Vabre ou une PME italienne. C'était dans Le Monde du 9 janvier... 1979.

Mon propos était de "sortir par le haut" des querelles byzantines du moment. Leur enjeu était le rattachement des institutions européennes à l'un des modèles, fédéral ou confédéral, dont le principal mérite était d'être préalablement connus - donc reconnus, donc rassurants à défaut d'être pertinents. L'Europe avait su inventer un système adapté à ses besoins et aux réalités de son époque, mais on s'obstinait à vouloir la ranger dans des catégories anciennes. Les voies du progrès sont semées d'embûches... et surtout obstruées par bien des habitudes ! Trente ans après, le débat byzantin n'est toujours pas tranché - et n'est pas près de l'être. Mais l'ampleur du gaspillage de nos ressources en intelligence institutionnelle, dans la construction européenne comme ailleurs, devrait enfin donner à réfléchir...

Lire l'article >>> Ni fédération, ni confédération

 
 

 



-> Europe, citoyenneté et interculturalité : ni polyglotte, ni volapük...
Voir slides >>> Citoyenneté européenne, interculturalité, institutions...
 
 

Une condition et un préalable s'imposent à l'intelligence institutionnelle, comme à toute forme d'innovation. La condition est d'accepter de sortir des sentiers battus et des schémas périmés, de remettre en cause le politiquement correct et la pensée unique, d'admettre que ce qui a pu être vrai ne l'est plus nécessairement, de reconnaître que ce qui n'a jamais été vrai ne l'est peut-être pas davantage aujourd'hui... Le préalable est de combattre les fausses évidences, thème du précédent article - ci-joint en PDF ; pour activer les liens, voir la version en ligne >>> Traquer les fausses évidences


Résistance ou soumission
, conscience autonome ou "pensée" unique...
+ dernière minute - YSL : "Sans élégance de coeur, il n'y a pas d'élégance"
>>> Les dernières citations

 
     
Haut de la page Lettres précédentes

 
Avril 2008
-> Traquer les fausses évidences...

Traquer les fausses évidences


On pense que le titre va baisser, on vend massivement, donc le titre baisse, ce qui confirme qu'on a eu raison de vendre (prophétie autoréalisatrice)... "Les sondages se trompent. Et je ne suis pas le seul à penser ça puisque, selon la Sofrès, 36 % des Français ne croient pas aux sondages" (raisonnement fondé sur ce que récuse sa conclusion)... On peut multiplier les exemples à l'infini : les fausses évidences causent ou aggravent beaucoup d'erreurs coûteuses. En toute impunité tant qu'on ne prête pas attention aux confusions et raisonnements viciés qui les sous-tendent. Un entraînement simple permet d'y remédier... >>> Lire l'article www.algoric.eu/ti2/144.htm

 
  Repli frileux des Catalans sur leurs racines Ch'tis ? Le film Bienvenue chez les Ch'tis connaît un succès européen qui tracasse certains : il traduirait un attrait "inquiétant" pour un repli sur le local, corollaire d'une fuite devant un monde global qui fait peur... Mais alors, pourquoi tous ces non-Ch'tis, par exemple Catalans ou Poméraniens, exprimeraient-ils ce penchant en se "réfugiant" dans une culture si étrangère à leurs propres racines locales ? Le pire n'est pas fatalement certain. Et si, au contraire, la devise européenne avait un sens ? "L'unité dans la diversité" signifie qu'on se sait et qu'on se sent à la fois Européen et Ch'ti ou Catalan ou Poméranien - et, par ailleurs, Français ou Espagnol ou Polonais. Dans ce cas, au lieu de s'inventer un nouveau motif d'inquiétude sans fondement, pourquoi ne pas se réjouir de cette ouverture, de cet intérêt pour des voisins qui, bien que lointains, sont reconnus comme proches cousins ? >>> Voir les slides de mon intervention au Centre de Culture européenne : La construction européenne, une approche originale de l'interculturalité (aspects institutionnels).  
 
-> La construction européenne,  une approche originale de l'interculturalité (aspects institutionnels)...
 
     
Haut de la page Lettres précédentes

 
Avril 2008
-> Des pyramides pour surfer ?...

Des pyramides pour surfer ?


L'innovation, grande priorité du moment, comme l'était la qualité depuis 30 ans. L'une ne détrône pas l'autre, car elles se complètent. Pour éviter les méprises, la notion d'innovation étant souvent gadgétisée, on devrait plutôt parler de co-innovation, car il s'agit bien de combiner des forces vives différentes et complémentaires : on ne parle plus de prouesses de petits génies de la technique ou du marketing, mais de l'innovation par et pour l'efficacité collective.

Pourquoi est-elle si importante ? Parce que c'est elle qui nous permet de reprendre la main dans un environnement fondamentalement différent du précédent. Le monde plutôt "fixe et solide" est devenu très "mouvant et fluide". Quand le premier tsunami venu peut tout submerger, il ne s'agit plus de construire des empires puissants ou des monuments stables, mais de trouver un équilibre dynamique pour surfer sur des flux et d'en prendre une vue globale pour en influencer le cours.

C'est notamment pourquoi, depuis des années, nos organisations évoluent plus ou moins du modèle de la pyramide vers celui du réseau. C'est aussi pourquoi, plus fondamentalement, la communication stratégique devient si déterminante. Reste la principale difficulté, qui vient de pyramides n'ayant pas totalement disparu de nos connexions neuronales. Elles nous empêchent de surfer et d'orienter les flux. On a du mal à remplacer stable et puissant par agile et influent... >>> Lire l'article www.algoric.com/ti/143.htm

 
 


Entreprise et société, du solide au fluide : 4 modèles

Quelques caractéristiques du passage graduel de la société industrielle à la postindustrielle :

 
  >>> voir le tableau complet  
 


Comprendre pour agir : les clés sont sous le marronnier

Dans le dernier Futuribles (n° 240), B. de Jouvenel notait à propos de rapports publics que parfois, "ce qui est présenté comme une découverte, une création ou une innovation, n'est en réalité que le fruit de notre ignorance et de l'oubli". Autrement dit, on prend un sujet, on s'en émeut, on publie un brillant diagnostic et on oublie tout. Or en principe, contrairement à ce qu'on peut penser, la production de rapports d'experts n'est pas destinée à se substituer à l'action. Les mêmes thèmes repassent plus tard, toujours habillés en "découvertes, créations ou innovations". En communication, on appelle ça des marronniers, parce qu'ils ont beau fleurir régulièrement, on s'émerveille chaque fois en redécouvrant le spectacle...

Prenons le marronnier de l'économie numérique. Depuis un rapport de 1982 pour la CEE, je maintiens - aujourd'hui plus que jamais - qu'il y a beaucoup d'autres éléments à prendre en compte que les technologies et l'économie. Donc que la question n'est pas celle de "l'économie" mais de "la société" numérique... qui d'ailleurs n'est pas "numérique", mais disons "post-numérique", pour faire simple. Car, ne se réduisant pas aux TIC "alphanumériques", elle englobe les autres technologies combinatoires (bio ou matériaux) - et au fil des ans la tendance s'est amplement confirmée avec d'autres apports, notamment "nano" ou "cogno". Pour surfer efficacement sur les potentiels de la société post-numérique, il y a mieux que d'avoir en tête les pyramides de l'économie numérique, ce qui risque d'être à la fois réducteur et décalé. Sous le marronnier cherchons des -> Edito : des marronniers au 3e degré...clés...

>>> voir l'édito intégral


La clé des clés : le 3è degré

Habituellement, cette chronique propose des clés pour mieux comprendre notre époque. Sans déroger à la règle, celle-ci ajoute une clé des clés... Bernard Werber l'a formulée en toute simplicité, comme souvent, au détour d'une phrase du héros de son dernier roman (Le mystère des dieux, p. 275) : "C'est le fameux 3e degré, incompréhensible pour ceux qui sont très fiers de comprendre le 2e. Et qui croient que tout ce qui n'est pas au 2e degré est au 1er..."

Prenons un tout petit exemple avec les ressources agricoles. Au 1er degré : la pénurie menace, surtout si les débouchés "pour l'énergie" viennent concurrencer ceux "pour l'alimentation". Au 2e degré : c'est une contrainte dont un des aspects positifs est qu'elle peut renforcer les efforts pour un développement durable. Au 3e degré : cette contrainte est en effet analysée comme une pression qui peut opportunément renforcer une intention... à condition qu'on accompagne le mouvement, faute de quoi la pression peut aussi aller contre l'intention.

Si on applique le théorème de Werber, l'interprétation de ce 3e degré va dégénérer en 1er degré chez ceux qui s'arrêtent au 2e - vous suivez toujours ? C'est ainsi que fleurissent des raisonnements selon lesquels cette concurrence sur l'agriculture sera bénéfique parce qu'elle nous obligera, entre autres, à manger moins de calories (préoccupation d'une majorité de terriens ou d'un groupuscule de nantis ?) et à nous convertir au poisson (alors que depuis des décennies on essaie vainement de combattre l'épuisement de la ressource halieutique par des formes de pisciculture ou autres pratiques plus évoluées que la cueillette)... Faut-il noter que ce processus de main invisible aurait dû jouer tout aussi spontanément en matière d'énergie ? Avec pour effet, depuis le choc pétrolier de 1973, une nette réduction de consommation des voitures et climatiseurs américains, au grand bénéfice du tiers-monde...

Certes, pour tenir en quelques lignes, il s'agit là d'un exemple grossier - mais rencontré effectivement, plusieurs fois - stéréotype d'un charlatanisme qui, circonstance aggravante, prend souvent le nom de "prospective"... et se vend plutôt bien ! Selon le mot de J. Chirac, plus grosse est la ficelle, plus la machine fonctionne...

Voilà peut-être pourquoi, 3 pages plus loin, B. Werber en rajoute une couche, pour ceux qui auraient mal compris et pour préciser le mode d'emploi : "Il ne faut pas donner du 3e degré alors qu'ils n'en sont qu'au 2e. Il faut d'abord les amuser et ensuite seulement, très lentement, très progressivement, les intriguer puis leur ouvrir de nouveaux horizons"...

>>> voir l'édito intégral . . . >>> lire l'article

 
 


Vous et le 3e degré : un test facile avec les récentes citations

"La mode, c'est ce qui permet d'être tous différents en même temps". Quelques amis ont accepté d'échanger des idées à partir de cet aphorisme : Clémenceau, Nietzsche, Anouilh, Chomsky, Soljenitsyne, Gide, Swift, Monnet, Voltaire, Torfs (prof. de droit canonique), etc. >>> Dernières citations

Faites le test : où vous situez-vous entre 2 hypothèses extrêmes ?

- H1 : vous voyez là une juxtaposition de petites phrases plus ou moins intéressantes mais sans lien entre elles.

- H2 : vous trouvez une cohérence (ou plusieurs) à ces échanges où chacun ajoute quelque chose à ce qui précède.

Résultat.

- Vous êtes plutôt vers H1 : vous avez d'intéressantes marges de progrès. Cela se travaille. Un petit effort permet des résultats qui procurent de grandes satisfactions. Contactez-nous pour formation, conseil ou autre accompagnement...

- Vous êtes plutôt vers H2 : bravo, vous avez un remarquable "potentiel de 3e degré". Mais il est sous-employé, quel gâchis ! Qu'attendez-vous pour passer à la pratique, du conceptuel à l'opérationnel ? Heureusement, cela s'entraîne.... >>> Contactez-nous !

 
 


>>> Lire l'article Des pyramides pour surfer ?

 
     
Haut de la page Lettres précédentes

 
Mars 2008
-> Intelligence(s) collective(s)...

Le millefeuille de l'intelligence


La vraie vie est en relief. Mais il est plus facile de (se) représenter les choses en 2 dimensions, longueur et largeur. Dès qu'on met la 3è, hauteur ou profondeur, ça se complique... alors, si notre relief est plutôt en n dimensions qu'en 3-D, ça devient chaud ! Et ce n'est pas tout, il faut aussi maîtriser les subtilités de la profondeur de champ, des effets associés à la prise de lumière ou à la perspective, sans parler du mouvement ! Non, ce n'est pas de photographie qu'il est question, mais de management, de gouvernance, de médiation, de toutes formes de régulation des institutions et systèmes d'une société complexe. Comme l'est notre Société de l'Intelligence. Ses régulations sont affaiblies par notre maîtrise insuffisante de l'intelligence collective. Un mal dont les effets sont ravageurs. Pourtant il n'est pas bien grave. A condition qu'on s'y attaque, donc qu'on 'y intéresse, donc qu'on commence par le voir..

Un peu loin du quotidien, tout ça ? Au contraire. Partons de quelques exemples : des parents qui voudraient faire manger leurs enfants ; un consultant essayant de vendre de l'intelligence à ses clients ; un opérateur de réseaux dont les solutions sont refusées par une collectivité ; des politiques qui, malgré une connivence droite-gauche, voient la constitution européenne rejetée par un électorat pourtant pro-européen... >>> Lire l'article www.algoric.com/ti/142.htm

 
 



Approches de la société post-postindustrielle... Dans sa logique de spécialisation, la société industrielle nous a habitués à cloisonner et ipso facto à opposer : une question est publique ou privée, marchande ou culturelle, littéraire ou scientifique, actuelle ou historique, technique ou commerciale, etc. ; elle relève de l'une ou l'autre discipline - sociologie ou économie ou droit ou autre - donc de la compétence du spécialiste concerné. On a commencé à reconnaître les inconvénients de ces segmentations et à s'ouvrir aux domaines voisins - souvent d'ailleurs de façon impérialiste, en les annexant : l'économique et le social sont liés, les économistes l'admettent et considèrent que le social est désormais "chez eux" ; le technique et le commercial sont indissociables, le marketing se charge de les intégrer... La prospective va plus loin dans l'intégration... Voir la version PDF de l'article précédent : Contre la prospective ! >>> www.algoric.com/ti

 
 



Les diversités qui fondent l'unité de l'Europe : populations, territoires, cultures... Schéma de mon intervention en introduction à la 76è session internationale du Centre de Culture européenne ("Les mouvements de population en Europe hier et aujourd'hui : rejet et ouverture") >>> www.algoric.eu/ntrv/eu-popul/EuPop-JPQ-01.htm

 
-> Les diversités qui fondent l'unité de l'Europe...
Haut de la page Lettres précédentes

 
Février 2008
-> Contre la prospective...

Contre la prospective


On peut être contre la prospective pour bien des raisons et de bien des façons. Deux formes sont particulièrement au goût du jour. L'une transpose le mot de Sacha Guitry parlant des femmes : je suis contre... tout contre ! L'autre paraphrase Karl Marx, quand il désavouait les récupérations idéologiques de son œuvre : si c'est ça la prospective, je ne suis pas prospectiviste ! Version Guitry : depuis son invention par Gaston Berger vers 1950, la prospective répond à un besoin sans cesse croissant et je suis tout contre ! Version Marx : les pratiques n'ont pas suivi ce besoin accru, management et gouvernance en font un usage notoirement insuffisant, alors qu'on voit proliférer diverses approches qui prennent le nom de prospective, bien que très différentes les unes des autres et surtout très éloignées de la définition première ; là, je suis tout à fait contre ! A moins que... >>> Lire l'article www.algoric.com/ti/141.htm

 
 


Avant-hier, la communication venait en aval du management, ce que résume le bon vieux slogan : ajouter le faire-savoir au savoir-faire ! Hier, elle est devenue une composante du management général, au même titre que l'organisation, le marketing, la finance ou la gestion des ressources humaines. Aujourd'hui, elle poursuit ces évolutions, mais surtout elle prend une place centrale, notamment avec les extensions de la société en réseaux : elle complète et renouvelle l'Art du management. C'est une communication élaborée - et pourtant la sophistication formelle n'est pas nécessaire, voire pas opportune... Voir ci-dessous la synthèse schématique de l'article précédent ; voir aussi sa version PDF : L'innovation, c'est dépassé ! >>> www.algoric.com/ti

 
-> Synthèse, sommaire, PDF...
Haut de la page Lettres précédentes

 
Janvier 2008
-> L'innovation, c'est dépassé ! ...

L'innovation, c'est dépassé !


L'expert, le courtier et l'assembleur... Trois symboles d'approches radicalement différentes du changement. Les trois peuvent innover, chacun à sa façon. Le premier s'appuie sur les compétences fondamentales de l'entreprise, du service, du laboratoire, de l'atelier... Le second transpose des recettes trouvées ailleurs. Le troisième élabore une alchimie nouvelle par association ou fusion d'éléments de différentes natures.

Au-delà de l'innovation - qui introduit du neuf dans un corps existant - les trois peuvent même aller jusqu'à l'invention - qui crée du neuf en élaborant quelque chose qui n'a pas de précédent. Là, leurs performances sont très inégales : l'avantage va clairement au troisième.

Notre culture "technique et commerciale" privilégie des pratiques managériales d'experts et de courtiers ; simultanément, elle nous incite à idolâtrer l'innovation dans toutes ses déclinaisons. Or, après des décennies de mutation, ce dont la société a besoin, c'est qu'on invente de nouvelles réponses, ce que favorise davantage la culture "communicante" de l'assembleur. Besoin qui n'est extraordinairement difficile à satisfaire que quand on s'enferme dans la routine, les modes ou les habitudes, quand on renonce à penser avec sa tête, quand on croit encore que la performance individuelle est possible sans intelligence collective. C'est vrai pour tous, y compris les PME. Prenons l'exemple d'une officine pharmaceutique... >>> Lire l'article www.algoric.com/ti/140.htm


Précision
: une idée sous-jacente ici est que la communication tend à occuper une place de plus en plus déterminante dans le management et la gouvernance, comme dans la vie sous toutes ses formes. Idée qui n'a de sens qu'avec son corollaire : malgré une image héritée d'un passé encore bien présent, la communication ne se réduit pas - bien au contraire ! - à un cocktail de show, biz, pub... >>> Voir www.algoric.eu/atom/lobbyings.htm

-> La matrice et les ciseaux...
En formation également
, pourquoi se contenter d'innover alors que, moyennant un peu d'ouverture et de méthode, on peut inventer, pour mieux "coller" aux réalités du moment, aux caractéristiques du terrain, aux besoins des intéressés ? Là également, la fertilisation croisée facilite l'invention de nouvelles figures, par métissage - comme le fait algoric, par exemple à partir de quelques matrices et d'une paire de ciseaux ! Petit détour par les coulisses >>> www.algoric.eu/cata/formation.htm

 
 
La construction européenne aussi a besoin de dépasser l'innovation au profit de l'invention. Depuis des années on essaie d'introduire un peu de neuf dans du vieux, ce qui donne des traités illisibles et des institutions peu agiles, alors qu'il faudrait suivre l'exemple des Pères de l'Europe et créer du neuf jamais vu, adapté aux réalités et aux défis du moment. La logique du projet ambitieux et cohérent - dont on a besoin - est aux antipodes du compromis a minima "pour satisfaire tout le monde" (donc personne) sur des dénominateurs moins "communs" que patatoïdes... Version PDF de l'article précédent : A quand une Europe iconoclaste ? >>> www.algoric.com/ti
.
 
Haut de la page Lettres précédentes

Voir... voeux 2007
Haut de la page Lettres précédentes

 
Novembre 2007
-> A quand une Europe iconoclaste...

A quand une Europe iconoclaste ?


Est iconoclaste ce qui détruit une image fausse. L'Europe communautaire l'a été fortement jusqu'aux années 1970, ce qui nous a permis de surfer sur les Trente Glorieuses, dans une dynamique qui reposait sur un changement de perspective : on a su regarder autrement, penser autrement et agir autrement. Depuis un quart de siècle, les images déformées ont repris le dessus et, au moment où il fallait lancer le deuxième étage de la fusée, on a coupé les moteurs. Désormais, il est plus que temps de redevenir iconoclaste.

Quand elle avait vingt ou trente ans, à la fin des Trente Glorieuses, l'Europe était certes un peu jeune pour s'endormir sur ses lauriers. Mais aujourd'hui, à la fin des Trente Piteuses, à cinquante ans, elle n'est pas trop vieille pour se remettre en question ! Ce n'est pas ce que suggère le traité "simplifié", avec ses petites ambitions, ses compromis moyens, ses grandes ambiguïtés : ambiguïtés sur la mécanique, sur les blocages, sur les perspectives, sur les géométries, sur les acteurs et les rôles... Lire l'article >>> http://www.algoric.com/ti/139.htm

 
 
.
 
Haut de la page Lettres précédentes

 
Septembre 2007
-> L'aggiornamento européen se fait attendre...

Révolution copernicienne ou mini mini mini ?


Après le rejet de la Constitution européenne, on a réduit les ambitions à un "mini" traité... qui au demeurant reste lui-même hypothétique, ne serait-ce qu'en raison de la double unanimité exigée, d'abord pour sa signature par les gouvernements, puis pour sa ratification au sein des Etats. Là comme ailleurs, face à une issue incertaine, jouer petit bras est une solution. Une autre est au contraire de créer une dynamique nouvelle, à base d'ambition, d'imagination, de détermination... C'est ce qu'avaient choisi les Pères de l'Europe. Vingt ans après, leurs héritiers étaient revenus au petit jeu. Aujourd'hui, dans les discours sinon dans les faits, la rupture est enfin à l'ordre du jour : un nouveau leurre, ou vraiment la fin du mini mini mini ?

Après 30 ans d'entracte, il serait temps ! La première vraie rupture, celle des années 1950-70, devait être suivie d'un aggiornamento, au sens fort de rénovation permanente face aux besoins du monde actuel. Les décennies ont passé, on l'attend toujours. Désormais, seule une nouvelle vraie rupture peut débloquer la situation. Est-elle en vue, au-delà des postures et incantations ? Plusieurs circonstances le laissent espérer. Avec quelles chances de succès ? Tout dépend d'un préalable... Lire l'article >>> http://www.algoric.com/ti/138.htm
 
 

 
  Les affaires européennes font l'objet de nombreuses confusions, contradictions ou incohérences, parfois difficiles à démêler... Quelques grilles d'analyse pour aider à faire un peu de tri : Différents niveaux d'approche des questions européennes...
Voir >>> http://www.algoric.com/slid/eu-nx/eu-nx-1.htm
 

-> Différentes distanciations des acteurs au système...
 

 
 

Et pour être à l'heure de l'Europe : L'Heuropéen... >>> http://www.algoric.com/heuroP1.htm

 
 

 
 
Tocqueville, Monnet, Hérodote, Roosevelt... et toutes les dernières citations : >>> http://www.algoric.com/index33.htm
.
 
Haut de la page Lettres précédentes

 
Août 2007
-> Lobbyings et communication stratégique...

Communication d'hier et de demain



Ne dites pas à ma mère que je suis dans la publicité... Elle me croit pianiste dans un bordel. Ce titre de livre d'un "pape de la pub" a symbolisé l'apogée de l'ère de "la parade mass médiatique". Aujourd'hui, on pourrait chercher autour de : Dites à mon père que le monde a changé... Il croit toujours ce qu'il entend à la télé. Car même s'il y a bien des années que la mutation a commencé, nous n'en avons pas encore tiré toutes les conséquences.

Ainsi, avec le téléphone mobile, le Web et autres médias interactifs, la communication a fortement évolué, par exemple du "one to many" au "many to many", du dispositif centralisé au réseau maillé... La gouvernance et le management aussi : celui-ci est moins "prescrit" et plus "situationnel" ; celle-là est moins "dirigiste" et plus "partenariale" - même si notre téléspectateur ingénu est incité à croire qu'on est encore en monarchie républicaine...

Dans un environnement général très bousculé, les valeurs et les mentalités évoluent plus ou moins vite. Alors, dans les changements que schématise le tableau ci-dessous, nous sommes un peu écartelés entre plusieurs colonnes, particulièrement celle de l'époque où nous vivons déjà (postindustrielle) et celle (industrielle) où sont encore beaucoup de nos réflexes.

 
Médias et société Tradition orale Publication imprimée Parade
mass-médiatique
Communication globale
Date de naissance Néolithique Renaissance Société industrielle Société postindustrielle

Média de référence

parole, manuscrit

imprimerie

audio-visuel
(image fixe/son/img animée)

multimedia

Pour échanger et

transmettre

diffuser

reproduire

co-créer ?

Rapport de base one to one many to one one to many many to many

Communication =

catéchisme

commerce

show business

agora virtuelle

Repère

archéocentré

futurocentré

egocentré

écocentré

Référence culturelle

le territoire

l'horizon

l'image

le projet

Le temple

l'église

le marché
(devenu hyper)

le Stade de France

les réseaux

Le guide spirituel

le prêtre

le savant
(devenu chercheur)

l'expert médiatique

l'ONG

Le leader

le tsar

le héros

la star

l'animateur ?
le manipulateur ?

Le lien social

le gouvernement

les affaires

le show business

la gouvernance

Communication gouvernementale
propagande et censure
l'Etat spectacle
pédagogique
et interactive ?
" entreprise (hors pub.) relations publiques com. institutionnelle
Lobbying voies traditionnelles comm. d'influence comm. stratégique
 

C'est sale, c'est mal, c'est pas moral... Pourquoi le lobbying a-t-il une si mauvaise image en France ? Les raisons ne manquent pas. L'une d'elles est tout simplement l'ignorance : on sait mal ce que c'est, à quoi ça sert, à quel point c'est en adéquation avec une société moderne, un environnement complexe, etc. Alors, comme souvent en cas d'ignorance, on comble les vides avec des fantasmes plus ou moins délirants. Et comme ce qui est étrange(r) est facilement suspect, on accuse...

C'est un instrument. Comme tel, il peut contribuer au meilleur et au pire, tout dépend de ce qu'on en fait. Les amateurs d'usages "propres, bons, moraux..." veulent-ils continuer à l'ignorer, donc à se priver de ses considérables ressources, au profit de ceux qui en font un usage dévoyé ? Si tel est le cas, qu'ils assument les conséquences de leur choix. Et qu'ils cessent d'accuser l'instrument ou de brûler des sorcières...

Version PDF de l'article précédent : La communication stratégique et ses bouillons de culture >>> http://www.algoric.com/ti/



Communication, pouvoir, influence... Illustration de quelques aspects de ces évolutions et de leurs enjeux : le Centre de Culture européenne a organisé en mai un colloque sur Le pouvoir de la communication, pour le meilleur et pour le pire. Mon intervention : "Une meilleure gouvernance européenne grâce à la communication des acteurs de la société civile ?" Voir slides >>> http://www.algoric.com/slid/topos/ComEuCivi1.htm

-> Le pouvoir de la communication, pour le meilleur et pour le pire...



Pratique du lobbying : des formations pour tous les goûts

Le juriste suit la règle, le lobbyiste la change...
Le marketing conquiert des marchés, le lobbying les séduit !
Le commercial sollicite le client, le lobbyman se fait solliciter par le client...
L'acteur joue dans le système, le lobbyeur agit sur le système...
Le lobbying complète et renouvelle l'art du management...
... et mille autres raisons de s'y intéresser
.

Ce qui va sans dire va mieux en l'écrivant.
Alors, une fois n'est pas coutume, écrivons-le : bien sûr, algoric propose des formations opérationnelles d'initiation, de perfectionnement et d'entraînement à la pratique du lobbying - et, bien sûr, algoric propose des formations-actions élaborées, haut de gamme, personnalisées et pointues sur la communication stratégique - tant pour dirigeants et cadres de grandes entreprises ou de PME que pour élus ou collaborateurs d'institutions publiques ou associations, ONG ou instances professionnelles et interprofessionnelles, tant dans des approches institutionnelles que business, avec déclinaisons spécifiques, notamment aux niveaux européen ou territorial...

Voir >>> Formation. . Contactez nous >>> formation@algoric.com



Concentré d'extrait d'essence de sens : une sélection de citations (et de liens) pour une rentrée riche en perspectives, en ouvertures, en innovation...
>>> Les dernières citations...
.

 
Haut de la page Lettres précédentes
Abonnez-vous... c'est gratuit ! -> indiquer vos coordonnées ici

Les questions abordées sur ce site en termes généraux ont des traductions opérationnelles
et des applications pratiques dans des actions d'accompagnement (conseil, formation, coaching)
élaborées et mises en œuvre avec nos partenaires >>> contactez-nous !
algoric, catalyseur d'intelligence . (c) Jean-Pierre Quentin . www.algoric.eu


2006-2007
. Bouillons de culture .. juin 2007 >>>

. Main droite ou main gauche ? .. mai 2007 >>>

. Méfions nous de l'intelligence ambiante !.. avril 2007 >>>

. Flash "Nine-eleven"... .. Flash 1er avril >>>

. 25 ans de mutation... .. N° spécial >>>

. Mémétique, papa pique et maman coud.. mars 2007 >>>

. Le cd-rom de Neandertal .. fév. 2007 >>>

.Convergence numérique, tique tic.. jan. 2007 >>>

.La chrysalide écartelée..... voeux 2007 >>>

.Europe : panne... crise... rupture..... déc. 2006 >>>

.Réussir les cinq phases du changement.. nov. 2006 >>>

.Vues prospectives et systémiques au Café du Marketing.. oct. 2006 >>>

.Spécial . Coffre aux trésors.. sept. 2006 >>>

.Société civile et gouvernance européenne.. sept. 2006 >>>

2005-2006
.Cluster contre Colbert .. juin 2006 >>>

. L'entrepreneur, un philosophe en action ? .. mai 2006 >>>

. Routine et critique cul par-dessus tête .. avril 2006 >>>

. Europe et problématiques : le problème, c'est le problème .. mars 2006 >>>

. Les 3 leviers : l'outil, la communication, l'organisation.. février 2006 >>>

. Etonnez-moi !.. janvier 2006 >>>

. Inventons notre avenir !.. voeux 2006 >>>

. Sans glob, on blog à part !.. novembre 2005 >>>

. Entre modes et méta-tendances .. octobre 2005 >>>

. Des besoins saturables aux aspirations contradictoires .. septembre 2005 >>>

2004-2005
- Management-zapping ou management-synthèse ? .. juillet 2005 >>>

- Ressources et défis de la dématérialisation .. juin 2005 >>>

- L'iceberg de la communication stratégique .. mai 2005 >>>

- La simplicité se conquiert .. avril 2005 >>>

- Une Constitution très "tendance" .. mars 2005 >>>

- Combattre le syndrome du dîner de cons .. février 2005 >>>

- Réhabiliter et rénover la pédagogie
.. janvier 2005 >>>
- Le tournant .. voeux 2005 >>>
- Vertus du diagnostic clinique .. nov.-déc. 2004 >>>
- Changer de changement, pour changer vraiment .. octobre 2004 >>>

- Constitution européenne : faut-il tout jeter ?.. septembre 2004 >>>

2003-2004
- Apprivoiser les technologies combinatoires... ... août 2004 >>>

- Spécial : "appel à témoins" Gepetto... ... juillet 2004 >>>

- Le retard du politico-institutionnel... ... juin 2004 >>>

- Décision : le clou qui dépasse attire le marteau... ... mai 2004 >>>

- Processus coopératifs : l'Europe défricheuse... ... avril 2004 >>>

- Intelligence, créativité, performance... ... mars 2004 >>>

- Prospective, information, décision... ... février 2004 >>>

- Influence et manipulation... ... janvier 2004 >>>

- Adieu 2003... ... voeux 2004 >>>

- Spécial Europe 2004 : 3 défis historiques ... décembre 2003 >>>

- Ethique, étiquette : sommes-nous concernés ? ... novembre 2003 >>>

- La vraie vie est comme une page web... ... octobre 2003 >>>

- Plaidoyer pour le retour de l'honnête homme... ... septembre 2003 >>>
2002-2003
- Confusions et désinformation : apologie de l'irish coffee ... août 2003 >>>
- Small restera-t-il beautiful ? ... juillet 2003 >>>
- "Si t'y es pas t'as tout faux" : l'entreprise, acteur de la vie publique ? ... juin 2003 >>>
- Entre sage-femme et tire-bouchon : le coaching à la façon d'Agatha Christie ... mai 2003 >>>
- Anticiper les risques : principe de précaution... ou vertu de prudence ? ... avril 2003 >>>
- La rumeur, entre pensée magique et désinformation ... mars 2003 >>>
- "Négociation" interculturelle : multilinguisme ou espéranto ? ... février 2003 >>>
- Pour une année décloisonnée ! ... voeux 2003 >>>
- Forme et fond : le riche et le pauvre ? ... décembre 2002 >>>
- Lobbyings d'hier et de demain ... novembre 2002 >>>
- Signaux blèmes et tendances fourbes ... octobre 2002 >>>
- L'information et ses pièges ... septembre 2002 >>>
2001-2002
- Prolégomènes à toute démarche réseau (juin 2002)
- Spécialiste et généraliste : vertus du diagnostic clinique (mai 2002)
- Managers débordés : trop de techniques, pas assez de méthode (avril 2002)
- Droit et Société : conçu pour protéger, le droit menace (mars 2002)
- Efficience ou efficacité ? Recettes ou méthode ? (février 2002)
- Culture & Business : Bourdieu, Maîtres du Monde et Big Brothers de tout poil (janvier 2002)
- Pour une année débordante de créativité... (voeux 2002)

2000-2001

Accueil Algoric Prestations Références Publications Thèmes Autre regard Globs Lettre