-> accueil algoric.com Diffusion 2006-07 Dernières parutions >>>

. Bouillons de culture .. juin 2007 >>>

. Main droite ou main gauche ? .. mai 2007 >>>

. Méfions nous de l'intelligence ambiante !.. avril 2007 >>>

. Flash "Nine-eleven"... .. Flash 1er avril >>>

. 25 ans de mutation... .. N° spécial >>>

. Mémétique, papa pique et maman coud.. mars 2007 >>>

. Le cd-rom de Neandertal .. fév. 2007 >>>

.Convergence numérique, tique tic.. jan. 2007 >>>

.La chrysalide écartelée..... voeux 2007 >>>

.Europe : panne... crise... rupture..... déc. 2006 >>>

.Réussir les cinq phases du changement.. nov. 2006 >>>

.Vues prospectives et systémiques au Café du Marketing.. oct. 2006 >>>

.Spécial . Coffre aux trésors.. sept. 2006 >>>

.Société civile et gouvernance européenne.. sept. 2006 >>>



Précédentes : 2000-01 2001-02 2002-03 2003-04 2004-05 2005-06
lettre quasi-mensuelle . . . . Abonnez-vous !

C'est dangereux
comme tout remue-méninges
mais c'est gratuit...
Pour la recevoir ou la faire adresser à d'autres
merci d'indiquer les coordonnées ici


 
Juin 2007

-> La communication stratégique et ses bouillons...
Les bouillons de culture
de la communication stratégique


Si vous demandez l'heure, votre expression traduit clairement votre intention. Sauf si c'est un amorçage pour faciliter une démarche ultérieure. Car il peut y avoir dissociation entre l'intention (où veut-on en venir ?) et l'expression (comment y vient-on ?). Ainsi, quand le banquier ou l'épicier proposent un crédit ou un produit "gratuit", leur expression ne traduit pas une intention philanthropique ; elle est au service d'une intention différente : vendre autre chose (directement) ou fidéliser (étape intermédiaire pour vendre autre chose ultérieurement).

La distance entre l'intention et l'expression s'accroît avec la complexité des situations, car la variété des paramètres pris en compte impose des détours - ou les permet. La dissociation est fréquente en communication stratégique, qui traite généralement des situations complexes. Elle aide ceux qui veulent cacher leurs intentions et handicape ceux qui veulent jouer la transparence... lire l'article >>> http://www.algoric.com/ti/136.htm


-> Perspectives économiques mondiales...

Vues prospectives à 15 ans

Parmi les tendances ou faits significatifs du présent, quels sont ceux qui peuvent avoir un impact dans les années à venir ? Quelques propositions, autour de 3 grands axes et de 7 entrées thématiques.

3 axes
- les mutations ne sont pas devant nous, mais derrière ; nous avons désormais à en tirer les conséquences ;
- la dimension nationale s'efface devant les réalités mondiales ; cessons de croire que l'Etat peut régir ce qui lui échappe, flux d'information ou de capitaux, écologie ou crime organisé...
- la société civile joue désormais un rôle déterminant dans les régulations macro-économiques, sociales et culturelles ; le rôle des pouvoirs publics doit évoluer aussi profondément qu'au début du XXè siècle, quand est né l'Etat-providence.

7 portes d'entrée
- matières premières : moins de dépendance mais plus d'interdépendance... La matière grise devient la matière première stratégique...
- technologies : les perspectives sont moins conditionnées par les paramètres techniques et économiques que par des considérations politiques et sociales...
- géofinance : devant la substitution de la mobilité des capitaux à celle des produits, faute d'une déréglementation voulue, évaluons les désordres subis...
- communication : mondialisation des marchés, essor de nouveaux médias, mutation de la publicité - la combinaison de ces tendances comporte de considérables enjeux culturels, financiers, technologiques...
- Europe : l'Eurodéclin est certain au plan démographique... Le bilan économique est plus nuancé... Ce qui manque le plus, c'est un grand dessein...
- Nouveaux services : ils ne se substituent pas à l'industrie mais la complètent... La machine fait ce qui est machinal, l'homme évolue vers des tâches tertiaires... Ce n'est pas l'économie qui se désindustrialise, mais l'emploi...
- Des instruments de mesure inadaptés : qui aurait l'idée de peser ou mesurer un composant électronique ou un logiciel pour déterminer sa valeur, comme on pouvait le faire d'un stock d'or ou d'un bateau ? Nos agrégats de comptabilité publique n'appréhendent pas la réalité des flux...

Ces analyses, je les ai exprimées il y a 20 ans (>> L'Express, 5/12/86). Autosatisfaction : elles n'ont pas été démenties par le temps. Déception : on tarde à en prendre la mesure. Interpellation : arrêtons de "découvrir" des évolutions empochées depuis des lustres, il est temps d'en tirer des conclusions opérationnelles. Après des décennies d'inertie, on pourrait réveiller la Belle au Bois dormant : ras-le-bol des Trente Piteuses !

Et aujourd'hui, quel regard porter sur les prochaines années ? Il ne s'agit plus d'identifier les mutations, mais de les comprendre pour les piloter. Quelles analyses ? Quelles problématiques ? Quelles décisions ? A vous de jouer ! (algoric peut vous aider...) >> Perspectives économiques mondiales

>>> http://www.algoric.eu/archiv/Express86-00_JPQ-1.htm



Passé, présent, avenir : rêve nostalgique, instant précieux, futur choisi ? Quels choix, quelles conséquences opérationnelles ? Débat introduit par Colette et Coluche, Descartes et Desnos, Tacite et Tchekhov, Napo et Mao, Renard et Poulet... >>> Les dernières citations >>> .

Haut de la page Lettres précédentes

 
Mai 2007

-> Recherche juriste manchot, désespérément...
Main droite ou main gauche ?

Protection ou progrès, stabilité ou mouvement, ordre ou désordre, biens ou services, économie ou écologie, présent ou futur, global ou local... Ces dichotomies et la logique binaire qui les sous-tend sont héritées de l'ère industrielle. Elles ne sont plus du tout adaptées au monde actuel. Mais nos réflexes sont tenaces, quitte à nous nuire en nous empêchant d'adopter des modes de pensée appropriés... >>> suite du feuilleton : http://www.algoric.eu/noeu/n2.htm


Rappel de l'idée générale : trois nœuds sont particulièrement caractéristiques de la mutation en cours : foisonnement, ouverture et changement. Nouent-ils des liens coupables porteurs de tous les dangers (comme semblent le croire tous ceux qui jouent à se faire peur), ou assurent-ils de solides ancrages favorisant l'exploration de nouveaux espaces de liberté (comme le pense l'auteur de ces lignes) ? Ils sont abordés ici à partir du développement de toutes sortes de réseaux dans notre environnement quotidien... >>> http://www.algoric.eu/noeu/n0.htm


Où en étions-nous (précédent épisode) ? Les produits et services de demain dépendent au moins autant de la communication stratégique que de l'innovation technologique ou des prouesses du marketing... >>> http://www.algoric.eu/noeu/n1c.htm.


Les dernières citations >>>

Haut de la page Lettres précédentes

 
Avril 2007

-> Méfions nous de l'intelligence ambiante !...
Méfions nous de l'intelligence ambiante !

Les grèves d'EDF - oubliées - ou celles de la SNCF, le 11 septembre, la grande panne du GPS et bien d'autres exemples nous invitent à nous interroger sur l'intelligence ambiante. Non pas celle des auteurs de ces exploits, mais au sens où ce terme désigne un ensemble de systèmes techniques et organisationnels, reliés par une multitude de réseaux entrelacés, dont l'élaboration est tellement complexe que l'utilisation en est simple. Revers de la médaille : des soucis de fiabilité et de dépendance, qui ne sont pas forcément techniques... >>> lire l'article


Et le feuilleton, alors ?

Non, je n'ai pas oublié notre feuilleton 2007 "3 nœuds". On y reviendra dans la prochaine lettre. Mais c'est une des composantes d'un ensemble d'éléments qui s'enrichissent mutuellement et doivent donc progresser de façon coordonnée. Depuis un mois, la progression s'est faite notamment sur le front des contributions "historiques" à cette construction [lire >>] et sur celui de la mise en perspective de l'ensemble à partir d'une analyse de décalages entre le monde dans lequel sont déjà nos pieds et celui dans lequel sont encore nos têtes. Ce thème sera développé dans un livre auquel je travaille depuis plusieurs années. Sans le déflorer, un survol de ses lignes directrices permet également de commencer à alimenter la version en ligne de la Molécule [lire >>] et de relier des parties d'édition "papier" à ce site "électronique", dans le cadre d'un projet plus global d'édition combinée >>> http://www.algoric.eu/m/cnl7/


Les pieds ici... la tête là ? Un mot sur ce prochain livre...

C'est un peu comme si nous étions engagés dans une partie de jeu de dames qui se transforme à notre insu en partie d'échecs. -> Les pieds ici... la tête là ?...Les dix lignes et colonnes du damier sont ramenées aux huit de l'échiquier - mais, absorbés par le jeu, de plus en plus difficile et incompréhensible, nous ne remarquons pas ce changement de nos repères. Plus profondément, les pièces se diversifient, leurs mouvements se complexifient, les règles du jeu changent - mais nous nous obstinons à nous référer aux processus que nous connaissions, même s'ils n'ont plus cours, ce qui ne favorise ni la compréhension de ce qui se passe, ni l'efficacité de nos actions. Plus fondamentalement encore, nous restons dans la logique simple du jeu de dames, dans son paradigme mécanique et linéaire, alors que si nous acceptions d'entrer dans l'esprit du jeu d'échecs, dans son paradigme complexe et systémique, nous ferions d'autres analyses, nous construirions d'autres stratégies, nous prendrions d'autres décisions. Autrement dit, nous pourrions "jouer dans le jeu" au lieu de "pédaler à côté du vélo", tout serait plus simple, nous serions en mesure de reprendre la main, de chasser la morosité, de retrouver confiance en l'avenir… >>> http://www.algoric.eu/m/pi/


Misère politique, politique de misère

A l'époque de Monnet et Schuman, en 1950, les choses étaient simples : pour relever les défis du moment, il suffisait de faire l'Europe. Et dans ce contexte de ruines d'après-guerre, il suffisait d'avoir un projet politique, une volonté affirmée, une imagination créatrice, une capacité d'entraînement des différents acteurs concernés et de mobilisation des partenaires européens… [lire >>]

Aujourd'hui, dans notre contexte miséreux d'après-paix, face à de nouveaux défis, on a à nouveau les mêmes besoins - s'il y a des hommes d'Etat, s'ils répondent aux critères, qu'ils posent la première pierre ! Besoins auxquels s'ajoute celui d'une aptitude pédagogique à mobiliser les peuples, car si en 1950 ces questions pouvaient se décider entre grands de ce monde, aujourd'hui l'engagement de la société civile est une condition sans laquelle aucun projet ne peut aboutir
>>> http://www.algoric.com/ti/127.htm

C'est bien pédagogique que j'ai écrit, pas démagogique.


Les dernières citations >>>
Haut de la page Lettres précédentes

 
Flash spécial (1er avril 07)

"Nine-eleven" prévu depuis 1982 !

 
-> Résumé du résumé...
 

"Preuve à l'appui, nous pouvons affirmer que les attentats du 11 septembre 2001 étaient prévus près de 20 ans auparavant. -> Résumé du livre...La photo ci-dessus, qui zoome sur le centre de la couverture du livre "Mutation 2000" (ci-dessous en vignette), se passe de commentaire : tout y est, les Twin Towers, l'avion, le nuage de fumée..." (François Perrin, sept. 2002).

En effet, j'avoue. C'est bien un extrait de l'illustration de couverture. Mon intention n'était pas de publier des prophéties, mais j'ai craqué... >>> Lire la suite


>>> Certes, "Mutation 2000" ne se situe pas dans le champ de la prévision, mais dans celui de la prospective (quelle différence ? voir Regards vers le futur) - sans être pour autant un livre de prospective, mais plutôt une défense et illustration de son intérêt, à l'usage de tout honnête homme (car c'est plus pertinent et utile que l'écoute distraite du "20 heures" et à peine plus fatigant !).

Mais en effet, j'ai craqué pour cette illustration de Jérôme lo Monaco, à qui revient tout le mérite de cette vraie-fausse prophétie, comme je l'avais à l'époque précisé dans mon blog qui, lui, n'était pas daté du 1er avril... >>> Lire


-> Le dessin du mois... Les traditions se perdent, y compris le poisson d'avril. Pourtant, elles font partie d'une culture, d'un enracinement qu'on ne doit pas ignorer même et surtout quand on veut regarder vers l'avenir et innover.
Peut-être le problème est-il précisément qu'aujourd'hui, on tourne trop le dos au futur, cherchant un confort illusoire dans l'invention fantasque d'un passé idyllique, sans lien avec nos racines ? "Changez de feuilles, gardez vos racines !" (Victor Hugo-> Victor Hugo...)
Peut-être est-ce plus simplement que l'humour a mauvaise cote en ces temps où l'on est trop grave pour être sérieux - rappelons Pierre Lazareff-> Pierre Lazareff... : "Les gens graves ne sont jamais sérieux, les gens sérieux ne sont jamais graves"... >>> Culture et cultures

;) JPQ

Haut de la page Lettres précédentes

 
Numéro spécial . mars 2007

-> 25 ans de mutation...
25 ans de Mutation...


La nostalgie n'est plus ce qu'elle était
... Mon livre Mutation 2000 commençait par ces mots. Est-ce si sûr ? En ces temps où les commémorations mélancoliques l'emportent sur les regards lucides vers l'avenir, pourquoi ne ferait-on pas un détour par l'anniversaire pour mieux attirer les yeux vers la construction du futur ?

En fait, plusieurs raisons militent pour cette commémoration. D'abord, le livre a 25 ans et n'a pas pris de rides, au contraire car ces thèmes commencent enfin à trouver une certaine audience : interrogations sur la croissance, ses limites, ses nouveaux horizons, ses coûts et impacts sur l'homme et l'environnement, ses liens avec une technologie proliférante, la place de l'innovation (dans toutes ses composantes), le rôle des institutions, au plan national et international... et surtout les liens qui donnent une cohérence à ce patchwork et un sens à ces lignes de fuite apparemment désordonnées.

Depuis 25 ans, les analyses se sont affinées - mais ces développements sont conditionnés par les fondamentaux posés dans le livre : pour les dépasser il faut d'abord y passer ! Il y a quelques années, pour faciliter ce passage, j'ai résumé le livre : voir http://www.algoric.eu/m/2k/synth.htm. Aujourd'hui, je résume le résumé : PDF ci-joint et http://www.algoric.eu/m/2k/resum2.htm. Deux pages qui évitent d'en lire 210 ! ... Ou donnent envie de regarder de plus près ? Le feuilleton 2007 y contribuera aussi, centré sur "3 nœuds" qui sont au cœur de la mutation : foisonnement (complexité), ouverture et changement.

Ayant toute l'année pour une célébration, profitons-en pour la décliner. Aujourd'hui, ce digest pose le décor, qui tient dans le sous-titre du livre : le tournant de la civilisation. A l'origine, il y avait une question : quelle est la nature de la "3è Révolution industrielle" dans laquelle nous semblons entrer ? Après un tour d'Europe où j'ai rencontré quelques dizaines de chercheurs, PDG, responsables de stratégie, hommes d'Etat, journalistes ou universitaires, de Robert Triffin à Ilya Prigogine, la réponse a dépassé la question : nous vivons une "3è Mutation", comparable à notre entrée dans le Néolithique ou dans la société industrielle ! Certes, le message passait mal en 1982, mais aujourd'hui c'est plus couramment admis.

On reprendra le sujet sous différents angles. Par exemple en partant d'une réaction élémentaire : tout ça, c'est des élucubrations d'intello ! Au contraire, il n'y a rien de plus pratique et concret (moins le livre, forcément général, que les applications au quotidien). Sauf pour ceux qui aiment la courte vue et veulent des "mesures" (bien sûr suivies de rattrapages, correctifs, contre-mesures, compensations...) au lieu d'élaborer des projets cohérents : ils espèrent traverser l'océan en cabotant le long des côtes ! On l'illustrera particulièrement dans les champs d'intervention d'algoric : l'innovation prospective, la communication stratégique, l'approche responsable du management et de la gouvernance.

Non seulement c'est opérationnel, mais les enjeux sont lourds. Rappelons le contexte à la sortie du livre, pardon de me citer : après "un modèle de développement fondé sur le progrès, qui a donné naissance au grand espoir du XXè siècle de Jean Fourastié... soudain les désillusions du progrès de Raymond Aron prennent le dessus". C'était la fin des "30 Glorieuses" et je voulais tirer le signal d'alarme : il n'y a pas de fatalité à ce que ces 30 années de prospérité soient suivies de 30 années de récession. Car les cycles ne sont pas inéluctables, si on les aborde en rupture. L'avertissement est resté sans suite. Aujourd'hui, c'est la fin des "30 Piteuses". Il n'y a pas davantage d'automatisme à ce qu'on suive le trend ascendant et, au train où vont les choses, on est bien parti pour rempiler sur un nouveau cycle négatif ! C'est pourquoi je veux sonner le tocsin, pour ne pas avoir à sonner le glas un peu plus tard. On y reviendra.

Bien sûr, l'entreprise est concernée au premier chef. Mais aussi les Pouvoirs publics. Désolé, ces analyses ne volent pas au même niveau que les programmes électoraux, mais elles abordent aussi des problématiques dont ceux-ci sont supposés s'occuper. En tout état de cause, le propos est œcuménique et chacun peut y trouver son compte, qu'il soit "de droite", "de gauche" ou du parti pris d'en rire, car ce livre concilie la positive attitude et la positivitude...

La construction européenne en est un exemple criant : contexte de mutation, enjeux lourds, mauvaises réponses par manque de projet, focalisation maladive sur des approches courtes, étroites, quantifiées, spécialisées... Le sujet se prête particulièrement au jeu du "ça fait quelques semaines qu'on vous le dit !" : au moment où le rapport annuel du Conseil d'Etat énonce sur le sujet quelques vérités qui dérangent, la tentation est grande d'exhumer d'autres écrits comme mes livres des années 1970 (dont Pratique de l'Europe communautaire ou Pourquoi un Parlement européen ?). Pardon d'avoir l'air de bomber le torse, mais les analyses et conclusions de ce rapport y étaient déjà, entre autres... mais c'est quand même mieux quand ça vient du Conseil d'Etat ! -> Trombinoscope...Et comme me le disait déjà Raymond Aron (écoutez sur la photo ci-contre), qui m'incitait à persévérer dans la tâche parfois ingrate consistant à longtemps prêcher dans le désert avant d'espérer faire entendre un son nouveau : "nous vivons encore aujourd'hui sur le stock d'idées développées par les penseurs de la première moitié du XIXè siècle". Aujourd'hui, bien qu'un peu moins jeunot que sur la photo, je repars à l'assaut...

Bonne mutation !

JPQ

Haut de la page Lettres précédentes

 
Mars 2007

-> Mémétique, papa pique et maman coud...
Mémétique, papa pique et maman coud

Avec un nom pareil, ça ne peut pas être sérieux, pensent certains. Et pourtant, la mémétique est à la culture ce que la génétique est à la nature. C'est dire à quel point elle peut nous aider à comprendre des situations complexes, à agir dans et sur les systèmes, institutions, réseaux, mécanismes et processus qui nous environnent ou nous affectent.

Quand on fait du marketing, du knowledge management, du lobbying ou d'autres formes de communication stratégique, on est dans le champ de la mémétique, souvent sans le savoir, comme Monsieur Jourdain quand il était dans celui de la prose.

Mettant en évidence les codages sous-jacents de comportements sociaux ou de pratiques culturelles, cette science nous aide à les décrypter et nous alerte sur des manipulations qui prolifèrent à l'insu de notre plein gré... et de notre libre-arbitre ; elle nous éclaire sur ce qui nous permet d'orienter les systèmes au lieu de nous enfermer dans leur logique et nous évite de suivre aveuglément la voie qu'ils nous désignent.

A défaut de devenir un méméticien accompli, il est utile d'en connaître les grands traits, ce qui évite souvent de se tromper de jeu sans même s'en rendre compte. Comme pour conduire une voiture moderne, à défaut de devenir un mécanicien émérite ou un électronicien chevronné, il n'est pas inutile de savoir qu'on n'est pas en train de pousser une brouette... lire l'article >>>



Dans le prochain article (mai), il sera question d'intelligence ambiante. Ce terme désigne un état où, l'informatique étant devenue omniprésente, la complexité des systèmes est à ce point maîtrisée que leur usage est vraiment simplifié - par opposition à ce *** de magnétoscope que l'utilisateur normalement constitué n'arrive pas à programmer...



Et entre-temps, bien sûr, la suite de notre feuilleton 2007 : "3 nœuds, liaisons dangereuses ou unions libres ?"
Dans la dernière livraison : pied de nez à Darwin ? Si la nature favorise la survie du mieux adapté à l'environnement et à la fonction, notre culture quant à elle favorise la survie du mieux adapté au parcours d'obstacles qui conduit à la fonction... En conséquence, les produits et services de demain dépendent de la communication stratégique au moins autant que de l'innovation technologique ou du marketing...
Les liens peuvent être activés à partir du PDF ou du texte en ligne : http://www.algoric.eu/noeu/n1c.htm >>>
Rappel des précédents épisodes et vue d'ensemble : http://www.algoric.eu/noeu/n00.htm >>>



Haut de la page Lettres précédentes

 
Février 2007

-> Convergence de techniques, foisonnement d'usages...
Le cd-rom de Neandertal

Cédant à l'amicale pression de tous ceux qui me trouvent trop discret sur mes exploits passés (et futurs), je vous raconte ce mois-ci comment, il y a vingt ans, à l'époque où on m'appelait McGiver, alors que vous utilisiez banalement votre lecteur de compact disc pour écouter de la musique et votre minitel pour chercher une adresse, je les ai mis en convergence numérique pour vous proposer un cd-rom paléolithique. Bien sûr, l'exploit est amusant, mais ce qui compte, c'est sa signification... lire >>> www.algoric.eu/noeu/n1c.htm

Résumé des précédents épisodes…
En quelques années, les technologies de l'information ont redessiné notre quotidien ; bien des applications étaient imprévisibles et pourtant on a pu anticiper leur déploiement ; quelques enseignements pour les prochaines étapes...
L'évolution s'est faite en deux temps : d'abord, chaque technique a joué autrement, puis toutes se sont mises à jouer ensemble...
Pour cela, il fallait qu'elles se comprennent et que leurs chemins se croisent - langage commun, mise en réseau - ensuite, les métissages ont pu se diversifier...
Le potentiel de diversification devenant infini, de nouvelles lois inspirées de Darwin vont-elles régir la sélection et encadrer la prolifération ?
Voir sommaire détaillé >>> http://www.algoric.eu/noeu/n00.htm

Voir en pj le PDF imprimable - les liens peuvent être activés à partir de cette version ou du texte en ligne >>> http://www.algoric.eu/noeu/n1.htm

Haut de la page Lettres précédentes

 
Janvier 2007

-> Convergence de techniques, foisonnement d'usages...
Convergence numérique, tique tic

Dans sa superbe combinaison écarlate, ce héros des temps modernes caracole sur sa fringante monture, guidé vers le roi par des instructions venues du ciel : le client est roi, sa pizza doit lui être livrée chaude, le motard pilote hâtivement son scooter en suivant des indications relayées par satellite vers l'oreillette de son baladeur, avec affichage d'un plan sur l'écran de son casque…

Pour arriver à cette banale application de la "convergence numérique", il a fallu rassembler plusieurs conditions. Maintenant, le mouvement est lancé et ne va pas s'arrêter là ! Un rapide flash-back permet de mieux comprendre le sens de l'évolution, de préparer les prochaines étapes et d'envisager bien d'autres applications d'un processus de convergence-foisonnement qui est loin de se limiter aux seules technologies de l'information... lire l'article >>>


-> 3 noeuds - liaisons dangereuses ou unions libres ?...
Trois nœuds, entre liaisons dangereuses et unions libres

Depuis 1995, je collabore occasionnellement à Technologies internationales, revue mensuelle de l'ADIT, Agence pour le Développement de l'Information Technologique devenue Société Nationale d'Intelligence Stratégique. De 2002 à 2006, j'ai publié chaque mois un article de synthèse prospective, se voulant à la fois un condensé pédagogique de questions complexes et un rapprochement de thèmes habituellement traités de façon cloisonnée et spécialisée alors que ce sont précisément leurs relations qui "font sens". Je vais maintenant ralentir le rythme, avec 5 articles par an, mettant l'accent sur divers apports de culture et méthode qui méritent d'être mieux connus - de la théorie des jeux à la médiologie… - toujours dans une approche se situant à la charnière du conceptuel et de l'opérationnel, pour donner un sens à l'action. Le prochain article sera consacré à la mémétique - qui ne s'intéresse pas aux diverses façons de pousser mémé dans les orties, mais aux mèmes, qui sont à la culture ce que les gènes sont à la nature.

La lettre "Diffusion" gardera quand même sa périodicité quasi-mensuelle. D'autres lectures seront proposées en alternance. Notamment un feuilleton, réalisé à partir de brouillons et extraits de livres en cours et prévus. Car je vais revenir à l'édition, après avoir pendant plusieurs années réservé ma plume à des écrits non publics. La rédaction sera donc moins dense que celle des articles, le style plus narratif, la structure plus linéaire. Mais qu'on se rassure, cette linéarité sera tempérée par la présence de liens hypertextuels. Le feuilleton qui commence aujourd'hui (voir ci-dessus) est centré sur trois nœuds de la mutation en cours - foisonnement, changement et ouverture - abordés à partir d'une interrogation essentielle : ces nœuds correspondent-ils plutôt à des liaisons dangereuses porteuses de menaces, ou à des unions libres riches de tous les potentiels que porte(nt) la (les) liberté(s) ? >>>



PDF de l'article précédent : Europe, quelle relance ?
C'est avant tout d'un projet que l'Europe a besoin. La Constitution n'en proposait pas, même si on lui en a fait le procès infondé. Ce n'était pas son objet. Mais elle réglait d'importantes questions de compétences et pouvoirs, de souveraineté et d'autorité, pour nous permettre d'affronter quelques grands défis du moment, lourds d'enjeux actuels et futurs, qu'on ne peut pas aborder à l'échelon national. Depuis le non franco-néerlandais, fondé sur des considérations sans lien avec ces enjeux, l'Europe n'a pas davantage de projet, au contraire. Et elle a encore moins de moyens politiques et institutionnels pour aborder ces défis et faire entendre sa voix dans un environnement difficile. L'histoire retiendra-t-elle cette panne capitale comme une crise salutaire ou comme une rupture fatale ? La carence d'imagination et l'indigence de la volonté politique sont criantes, mais le pire n'est pas toujours certain… >>>

Haut de la page Lettres précédentes



-> Chrysalide... mutation...
-> Chrysalide... mutation...
-> Chrysalide... mutation...
voir... texte fixe . . . l'image de Gaston Berger . . . la métaphore de la vapeur . . . voeux 06
Haut de la page Lettres précédentes

 
Décembre 2006

Europe, quelle relance ?
-> Europe : panne... crise... rupture...
Panne... Crise... Rupture...

Il y a 4 issues possibles à la panne institutionnelle de l'Europe, du moins si l'on reste dans des schémas d'analyse inchangés : maintenir le texte actuel, moyennant une pseudo-révision cosmétique ; le réduire en un "mini-Traité", non pas constitutionnel mais institutionnel ; procéder à une renégociation partielle ; tout abandonner. De l'aveu même du président du Parlement européen, aucune de ces solutions ne tient la route...

C'est à un autre niveau qu'il faudrait aborder la question, non plus en termes de comment mais, plus fondamentalement, de quoi (quel projet ?) et de pourquoi (quel sens ?). Ce qui supposerait un minimum de vision et d'imagination, notions devenues si rares en politique (sauf au plan local) qu'on n'en a guère vu d'expressions significatives depuis la Communauté européenne de Monnet ou la Nouvelle frontière de Kennedy...

Même si on lui en a fait le procès infondé, le Traité constitutionnel ne définit pas un Projet pour l'Europe. Ce n'est pas son objet. Par contre, il donne des réponses précises à des questions importantes en matière d'autorité (qui doit s'occuper de quoi) et de cadre institutionnel (comment prendre les décisions...).

Ces questions sont lourdes d'enjeux - pas ceux du débat idéologique qui a eu lieu sur la place publique, mais ceux des problèmes qui se posent vraiment, les fameux faits têtus dont aimait parler Lénine. Qu'aurait changé l'entrée en vigueur de la Constitution, prévue au 1er novembre 2006 ? Prenons quelques exemples parmi les défis du moment : lutte contre les catastrophes, politique migratoire, stabilité des prix et de l'approvisionnement en énergie... lire l'article >>>



PDF de l'article précédent : Réussir les cinq phases du changement.
Que ce soit dans le management général, le marketing, l'organisation politique et sociale ou dans nos modes de raisonnement, les processus de changement sont rythmés par cinq phases inexorables : inertie, résistance, hésitation, adhésion, engagement. Il n'y a pas les bonnes et les mauvaises phases, les favorables et les défavorables : elles se complètent, chacune permet d'actionner des leviers spécifiques. Elles peuvent être longues ou brèves, difficiles ou indolores : durée et intensité, voire fréquence, varient selon les circonstances... >>>

-> Pyramide...



Le dessin du mois : Pyramide... >>>


Les dernières citations >>>

Haut de la page Lettres précédentes

 
Novembre 2006

Innovation technique, sociale, culturelle...
-> Réussir les cinq phases du changement...
Réussir les cinq phases du changement

Inertie, résistance, hésitation, adhésion, engagement : qu'il s'agisse de management, d'innovation dans les produits et services, d'évolution de l'organisation sociale, de mutation de la culture ou d'autres transformations, tout processus de changement passe par ces cinq phases. Souvent, on néglige ou surévalue l'une ou l'autre. Ainsi, les pratiques managériales actuelles s'intéressent particulièrement à l'adhésion et à l'engagement, champs de prédilection de l'exercice du leadership. Incontestablement, ces deux phases ont un impact particulièrement visible sur la réussite du changement. Plus visible parce que plus en aval ? Mais alors, étant plus en aval, leur impact n'est-il pas moins déterminant que celui des phases amont ? Réhabilitons donc l'inertie, la résistance et l'hésitation - ou au moins l'intérêt qu'il convient de leur accorder... lire l'article >>>



PDF de l'article précédent : Vues prospectives et systémiques au Café du Marketing.
Le monde change, tout bouge, tout se tient... Pour éviter les visions réductrices, on n'échappe plus aux approches systémiques et prospectives. La difficulté de les formuler en peu de mots réserve-t-elle l'exercice aux débats d'experts ? Prêtons l'oreille à des brèves de comptoir sur quelques aspects des relations entre technologie et société : partant d'une information sur le remplacement de cours par des DVD, la conversation illustre le difficile équilibre entre une vision large et une expression claire, entre les exigences d'un raisonnement systémique et celles d'une expression linéaire... >>>



Prochain article... Europe, quelle relance ? Ce dont on parle, ce dont il s'agit...
-> Innovation...



Le dessin du mois : Innovation... >>>


Formation, éducation, enseignement, pédagogie... Quelles subtiles relations entre ces notions ? Quels enjeux recouvrent-elles ? Comment aborder leurs exigences contradictoires ? Le débat est ouvert entre nos invités : Lincoln, Bachelard, Jean-Paul II, Laclos, Kant, Marx (Groucho), Lichtenberg, Dumas, Galilée... Alvin Toffler engage la discussion : L'illettré du futur ne sera pas celui qui ne sait pas lire. Ce sera celui qui ne sait pas comment apprendre... les dernières citations >>>

Haut de la page Lettres précédentes

 
Octobre 2006

Technologie et société, ruptures
-> Au Café du Marketing...
Vues prospectives et systémiques
au Café du Marketing


Ecoles et universités suppriment les cours magistraux et les remplacent par des DVD remis individuellement aux étudiants... A partir de cette information, le débat s'engage sur la relation technologie-société et sur diverses ruptures actuelles. Il illustre notre besoin croissant de vues prospectives et systémiques, mais il montre aussi la difficulté de les concilier avec une expression simple et claire ou avec des habitudes mentales comme la pensée linéaire et autres raisonnements "cerveau gauche"...

La scène se déroule au Café du Marketing, qui est au IIIè millénaire ce que le Café du Commerce avait été au XXè siècle. Parmi les habitués, Gigodirect ne dédaigne pas le premier degré, Honséfer apprécie les certitudes opérationnelles a priori, Izonka considère qu'il revient à d'autres de trouver des solutions, Jvouzesplik transmet généreusement son savoir encyclopédique ; par ailleurs, souvent plus ouverts dans leurs analyses et plus nuancés dans leurs conclusions, Séplupareil est particulièrement sensible au changement, Tousstien a un faible pour les approches systémiques, Uvronljeu prône toutes formes d'ouverture...

Une de leurs controverses porte sur l'individualisation de certaines prestations d'accompagnement, tant dans l'enseignement que dans l'entreprise. Les uns se rallient à l'idée commune selon laquelle le coaching est en train de phagocyter les activités de formation, de conseil, voire d'audit ; d'autres développent une approche prospective plus nuancée... lire l'article >>>



PDF de l'article précédent : Société civile et gouvernance européenne.
Depuis longtemps, les rapports gouvernants-gouvernés ne se réduisent plus à une relation hiérarchique, comme quand le souverain était un roi ou autre chef. En décrétant que le souverain était le peuple, la démocratie a compliqué les choses ; elle a introduit la dimension contractuelle, notamment en instituant un mandat à durée déterminée, pour assurer la représentation de ce corps social atomisé. Puis ce souverain s'est diversifié, en s'élargissant à la société civile organisée, et la gouvernance a développé une dimension partenariale où administrateurs et administrés doivent travailler ensemble et appréhender à la fois leurs enjeux et contraintes propres et ceux qui leur sont communs. Malgré de tels changements, on continue à entretenir la fiction simpliste d'un univers régi par des décideurs politiques, comme si l'on était dans un jeu rudimentaire où un chef décide, donc comme si tout se jouait lors de son élection... >>>



Prochain article... Concrètement, comment faire ?


-> Courts-circuits...

Les circuits directs sont souvent préférables aux détours inutiles... Est-ce le cas de tous les courts-circuits ?
Le dessin du mois : Courts-circuits... >>>


Expression et oppression, la langue de bois et ses copeaux, corbeaux et colombes inégaux face à la censure... les dernières citations >>>

Haut de la page Lettres précédentes

Septembre 2006 - Bulletin spécial

ConstellationW, think-network animé par Michel Cartier, UQAM, Université du Québec à Montréal, vient d'inscrire une dizaine de sites Web au Patrimoine commun de l'humanité... Légitime fierté ou péché d'orgueil, je ne résiste pas à la tentation de répercuter l'information ! . JPQ


Coffre aux trésors

Il existe aujourd’hui dans le cyberespace des sites Web où des auteurs rassemblent des contenus qui tentent d'expliquer l'évolution de la nouvelle société.

Ces lieux de réflexion nouveau genre emploient de nouvelles écritures médiatiques : HTML, blog, fil RSS, schématique, etc. Ils sont semblables aux scriptoriums du Moyen Âge, où des copistes ont développé les premières bibliothèques rendant possible l'émergence de la Renaissance. Par exemple, le projet Wikipedia  n'est-il pas la suite logique de la Grande Encyclopédie ? Si le passage du Moyen Âge à la Renaissance a comme vecteur l'imprimerie (en fait, ses immenses possibilités de production et de diffusion), notre passage vers la société de la connaissance s'appuiera sur l'Internet 2 (plus exactement, sur ses possibilités collaboratives et de personnalisation).

Ces lieux sont des trésors, au sens où les Japonais par exemple, reconnaissent tel créateur comme un trésor national.

Voici en septembre 2006, notre coffre aux trésors :

Agir France
Algoric France
Centre de recherche en Droit public Canada-Québec
Enjeux de mots International
FING France
Fondation Peer-to-Peer Thaïlande
L'Encyclopédie de l'AGORA  Canada-Québec
Noétique Belgique
Prospective 2100 Union européenne
Orbicom Unesco
Réseau de veille sur les TI  Canada-Québec

Ils ont en commun trois concepts clés :

  • nous vivons une ou plusieurs ruptures ;

  • nous devons donner un nouveau sens à la société émergeante ;

  • en gérant collectivement des connaissances grâce à des réseaux souples.
(...)

>>> Voir http://www.constellationw.com/fr/coffre.asp

Haut de la page Lettres précédentes

 
Septembre 2006

Glocalisation et mutations institutionnelles
-> Glocalisation et mutations institutionnelles : société civile et gouvernance européenne...
Société civile et gouvernance européenne

J. Bové, P. de Villiers et L. Fabius ont raison : le premier quand il dit que la mondialisation est une affaire sérieuse qu'on ne peut laisser évoluer sans chercher à l'influencer ; le second quand il dit que cette volonté d'influence relève d'une souveraineté que nous devons affirmer ; le troisième quand il dit que cette souveraineté ne s'affirmera que si les intéressés s'expriment. Tous trois ont tort : ce n'est pas en faisant le contraire de ce qu'on dit qu'on arrive à ses fins, sauf si ses fins ne sont pas ce qu'on dit.

• En effet la mondialisation est une tendance lourde aux impacts profonds. Mais alors pourquoi torpiller toute tentative d'organisation destinée à faire que les évolutions soient moins subies et plus choisies ? Certes, on peut se doter d'une organisation plus ou moins "libérale" ou "sociale" (... ou autre, car il faut aussi dépasser cette alternative manichéenne forgée au XIXè siècle, dans un contexte bien différent de l'actuel !). Bien sûr, il faut faire des choix, mais ce n'est possible que dans un cadre organisé : pour jouer, il faut avoir défini le jeu. Rejeter toute tentative d'organisation du cadre conduit tout simplement à empêcher les intéressés de prendre part au jeu. C'est choisir l'anarchie. Comme tout autre, ce choix est respectable. Mais il faut annoncer la couleur, arrêter de dire "il faut protéger les agneaux contre les loups" et en même temps tirer à vue sur toute bergerie qui se bâtit, sous prétexte que la construction en cours reste vulnérable aux loups. Vaut-il mieux construire puis améliorer, ou laisser le loup libre de ses mouvements ? Quel que soit le nom qu'on lui donne - finance dévoyée, trafic de drogue, mafias, terrorisme ou autre criminalité organisée - Bové a tort de crier au loup en faisant tout pour lui laisser le champ libre.

• En effet la souveraineté doit s'exercer, tant face à ces loups que face aux risques écologiques et autres manifestations de la complexité du monde actuel, ou surtout face à ses extraordinaires opportunités, qui semblent ne pas intéresser nos Cassandre. Mais elle ne peut s'exercer qu'au niveau pertinent, c'est à dire celui où se posent les problèmes. Le département ou l'Etat sont des niveaux pertinents pour certains problèmes, l'Europe ou le monde pour d'autres. Pour ces derniers, qui est souverain sur quoi ? L'ère de la Guerre froide était un jeu de leadership régulé par 2 superpuissances. Nous sommes sortis de cette ère, une des puissances a disparu... mais l'autre est toujours là, ainsi que le jeu, qu'elle est seule à "réguler" (au sens hiérarchique, pas au sens systémique). Dans le monde, beaucoup voudraient entrer dans un jeu de partnership et attendent de l'Europe qu'elle l'anime... mais certains Européens l'en empêchent, lui déniant - donc se déniant à eux-mêmes - toute souveraineté en la matière. On marche sur la tête ! Le comble est que certains le font sous couleur de "souverainisme". Qu'ils se rassurent : la fenêtre de tir du partnership européen durera peu et, si l'inertie se prolonge, les puissances asiatiques ne tarderont pas à prendre la main. En attendant, Villiers nous invite à faire à la Maison blanche un cadeau que celle-ci ne se prive pas de savourer.

• En effet les intéressés doivent participer à ces choix : choix du jeu, choix du type de régulation, choix des acteurs de la régulation... Churchill l'a bien dit, la démocratie est le pire des régimes à l'exception de tous les autres. Ce système a l'avantage de permettre la prise en compte des différents points de vue. Est-il loyal d'affirmer que, comme dans le pâté où l'on mélange différentes espèces, en l'occurrence un éléphant et une vingtaine d'alouettes, seul l'éléphant français a voix au chapitre, pas les alouettes européennes qui veulent se doter solidairement des moyens d'exister et de compter dans le jeu ? Non seulement Fabius l'affirme, mais il prétend nous faire croire que, dans ce jeu illusoire, nous serions dans cette position de force !

Erreurs ou impostures, qu'ils se trompent ou qu'ils nous trompent, le résultat est le même. La démagogie est la pire ennemie de la démocratie, la pédagogie sa meilleure alliée. Cette dernière est cruellement absente par les temps qui courent...

Depuis l'invention de la démocratie, qui est le souverain ? C'est "le peuple citoyen". Mais certains croient encore que c'est "le chef" - qu'on l'appelle roi, président, lider maximo ou autre. Dans nos sociétés évoluées, ce peuple citoyen ne se limite plus aux électeurs mais s'élargit à ce qu'on appelle la société civile ; quant au jeu démocratique, ne se limitant plus aux élections, il passe par des formes de plus en plus diversifiées ; et pour ne rien simplifier, une partie de ce jeu relève de l'ordre international - même quand c'est plutôt un désordre. Ces évolutions ne sont pas du goût de ceux qui voudraient jouer au chef. Est-ce une raison pour les laisser dire et faire n'importe quoi ?

Si - surtout s'agissant des entreprises - la société civile ne tient pas toujours son rang, dans les débats comme dans les actes, c'est en partie parce qu'elle n'est pas toujours consciente de son identité, voire de son existence, donc de son rôle... lire l'article >>>



PDF de l'article précédent : Cluster contre Colbert.
Nous sommes entrés dans une société en réseaux dont le mode d'emploi est difficile à acquérir lorsqu'on possède une forte culture centralisatrice et jacobine, aggravée par les réflexes de quantification et de spécialisation issus de la Révolution industrielle. Cet humus monarcho-technocratique prépare mal à une vision systémique d'un monde dynamique et ouvert où interagissent des acteurs autonomes. L'administration spécialisée et la gestion experte allaient de pair avec la logique technocratique de la société industrielle. Le gouvernement d'en haut ou le management top-down sont des vestiges d'une société hiérarchisée, totalement inadaptés à un monde en réseaux. Désormais, place à la gouvernance et à l'intelligence collective : de multiples acteurs, publics et privés, institutionnels et marchands ou associatifs, s'engagent dans une relation réellement partenariale où ils abordent ensemble ces nouveaux champs qui leur sont communs... >>>



Prochain article... Vues prospectives et systémiques : au Café du Marketing


-> Sous l'écorce...

Qu'y a-t-il sous l'écorce du changement, de la décision, du cadrage de l'action... ?

Le dessin du mois : Sous l'écorce... >>>



Et toujours... les dernières citations >>>

Haut de la page Lettres précédentes
Abonnez-vous... c'est gratuit ! -> indiquer vos coordonnées ici

Les questions abordées sur ce site en termes généraux ont des traductions opérationnelles
et des applications pratiques dans des actions d'accompagnement (conseil, formation, coaching)
élaborées et mises en œuvre avec nos partenaires >>> contactez-nous !
algoric, catalyseur d'intelligence . (c) Jean-Pierre Quentin . www.algoric.eu


2005-2006
.Cluster contre Colbert .. juin 2006 >>>

. L'entrepreneur, un philosophe en action ? .. mai 2006 >>>

. Routine et critique cul par-dessus tête .. avril 2006 >>>

. Europe et problématiques : le problème, c'est le problème .. mars 2006 >>>

. Les 3 leviers : l'outil, la communication, l'organisation.. février 2006 >>>

. Etonnez-moi !.. janvier 2006 >>>

. Inventons notre avenir !.. voeux 2006 >>>

. Sans glob, on blog à part !.. novembre 2005 >>>

. Entre modes et méta-tendances .. octobre 2005 >>>

. Des besoins saturables aux aspirations contradictoires .. septembre 2005 >>>

2004-2005
- Management-zapping ou management-synthèse ? .. juillet 2005 >>>

- Ressources et défis de la dématérialisation .. juin 2005 >>>

- L'iceberg de la communication stratégique .. mai 2005 >>>

- La simplicité se conquiert .. avril 2005 >>>

- Une Constitution très "tendance" .. mars 2005 >>>

- Combattre le syndrome du dîner de cons .. février 2005 >>>

- Réhabiliter et rénover la pédagogie
.. janvier 2005 >>>
- Le tournant .. voeux 2005 >>>
- Vertus du diagnostic clinique .. nov.-déc. 2004 >>>
- Changer de changement, pour changer vraiment .. octobre 2004 >>>

- Constitution européenne : faut-il tout jeter ?.. septembre 2004 >>>

2003-2004
- Apprivoiser les technologies combinatoires... ... août 2004 >>>

- Spécial : "appel à témoins" Gepetto... ... juillet 2004 >>>

- Le retard du politico-institutionnel... ... juin 2004 >>>

- Décision : le clou qui dépasse attire le marteau... ... mai 2004 >>>

- Processus coopératifs : l'Europe défricheuse... ... avril 2004 >>>

- Intelligence, créativité, performance... ... mars 2004 >>>

- Prospective, information, décision... ... février 2004 >>>

- Influence et manipulation... ... janvier 2004 >>>

- Adieu 2003... ... voeux 2004 >>>

- Spécial Europe 2004 : 3 défis historiques ... décembre 2003 >>>

- Ethique, étiquette : sommes-nous concernés ? ... novembre 2003 >>>

- La vraie vie est comme une page web... ... octobre 2003 >>>

- Plaidoyer pour le retour de l'honnête homme... ... septembre 2003 >>>
2002-2003
- Confusions et désinformation : apologie de l'irish coffee ... août 2003 >>>
- Small restera-t-il beautiful ? ... juillet 2003 >>>
- "Si t'y es pas t'as tout faux" : l'entreprise, acteur de la vie publique ? ... juin 2003 >>>
- Entre sage-femme et tire-bouchon : le coaching à la façon d'Agatha Christie ... mai 2003 >>>
- Anticiper les risques : principe de précaution... ou vertu de prudence ? ... avril 2003 >>>
- La rumeur, entre pensée magique et désinformation ... mars 2003 >>>
- "Négociation" interculturelle : multilinguisme ou espéranto ? ... février 2003 >>>
- Pour une année décloisonnée ! ... voeux 2003 >>>
- Forme et fond : le riche et le pauvre ? ... décembre 2002 >>>
- Lobbyings d'hier et de demain ... novembre 2002 >>>
- Signaux blèmes et tendances fourbes ... octobre 2002 >>>
- L'information et ses pièges ... septembre 2002 >>>
2001-2002
- Prolégomènes à toute démarche réseau (juin 2002)
- Spécialiste et généraliste : vertus du diagnostic clinique (mai 2002)
- Managers débordés : trop de techniques, pas assez de méthode (avril 2002)
- Droit et Société : conçu pour protéger, le droit menace (mars 2002)
- Efficience ou efficacité ? Recettes ou méthode ? (février 2002)
- Culture & Business : Bourdieu, Maîtres du Monde et Big Brothers de tout poil (janvier 2002)
- Pour une année débordante de créativité... (voeux 2002)

2000-2001

 

-> accueil algoric.comalgoric, catalyseur d'intelligence . (c) Jean-Pierre Quentin . www.algoric.com