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.Cluster contre Colbert
.. juin 2006 >>>
. L'entrepreneur, un philosophe en action ? .. mai 2006 >>>

. Routine et critique cul par-dessus tête .. avril 2006 >>>

. Europe et problématiques : le problème, c'est le problème .. mars 2006 >>>

. Les 3 leviers : l'outil, la communication, l'organisation.. février 2006 >>>

. Etonnez-moi !.. janvier 2006 >>>

. Inventons notre avenir !.. voeux 2006 >>>

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. Entre modes et méta-tendances .. octobre 2005 >>>

. Des besoins saturables aux aspirations contradictoires .. septembre 2005 >>>

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Juin 2006

Réseaux, gouvernances, lobbyings
-> Réseaux, gouvernances, lobbyings : Cluster contre Colbert...
Cluster contre Colbert

Jean Monnet m'a dit un jour qu'en créant le Commissariat au Plan, il voulait un bâtiment sans bureaux (car ils n'hébergent que des gens qui savent ou qui administrent), disposant de nombreuses salles de réunion, pour multiplier les rencontres et échanges entre interlocuteurs de tous horizons. Ce fut, comme ensuite le Traité de Rome, une des grandes étapes du passage du gouvernement à la gouvernance, du modèle Colbert au modèle cluster.

Colbert symbolise une approche monarchique et technocratique de l'administration d'une société homogène et hiérarchisée. Le cluster symbolise une approche flexible et partenariale de la gouvernance dans une société diversifiée et en réseaux.

Chaque système a sa logique. Dans le jeu cluster, les réponses Colbert ne marchent pas plus pour les entreprises, institutions et corps intermédiaires que pour les autorités publiques. D'où la question-clé : il faut commencer par comprendre le jeu dans lequel on joue... lire l'article >>>



PDF de l'article précédent : L'entrepreneur, un philosophe en action ?
En amont du management, stratégie et prospective sont fortement imbriquées et complémentaires. Ensemble, elles permettent à un acteur, individu ou institution, de trouver sa place dans un environnement donné : pour réaliser son projet, il doit connaître et exploiter au mieux ses marges de manœuvre dans cet environnement analysé en termes de champs des possibles (de type : quels sont les scénarios concevables ?). Les interactions sont nombreuses, car les possibles exercent une contrainte sur les manœuvres... et les manœuvres modifient les possibles. C'est cette subtile dialectique que stratégie et prospective prennent en tenaille : la première y entre plutôt par les marges de manœuvre dont peuvent disposer les acteurs, la seconde plutôt par les champs des possibles que peuvent présenter les situations... >>>



Prochain article : La société civile dans la gouvernance européenne



Gouvernance et prospective : l'exemple de l'accueil en relais

Selon les experts, le coût moyen d'un enfant est de 100.000 euros, de sa naissance à ses 18 ans, dans une famille aux revenus médians ; ajouter 1/4, 1/3, etc. s'il est à charge jusqu'à 22 ans, 24 ans, etc. ; il n'y a ni économies d'échelle, ni remise quantitative pour les familles nombreuses...

Selon l'expérience de l'auteur, heureux père de 5 enfants, a priori estomaqué par de tels montants, il apparaît tous comptes faits qu'ils sont en effet très facilement dépassés...

Un des aspects importants est la garde des enfants. Contrairement à une idée reçue, ce n'est pas leur accueil qui coûte à la collectivité, mais son absence ; un investissement de 1 rapporte 1 au fisc, 3 à la collectivité, d'importantes retombées...

On pourrait multiplier les chiffres, mais l'important est ailleurs. Au-delà des approches comptables, la garde d'enfants est un enjeu majeur pour la collectivité - entreprises et Pouvoirs publics en tête - pour bien des raisons : changements socioculturels, mutations du travail, évolutions de l'organisation de la vie au niveau des territoires... Lire le dossier >>>




Le dessin du mois : Centripète... >>> -> Centripète...

Mots, langage, communication, relations, organisation... Les dernières citations >>>

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Mai 2006

Prospective, stratégie et management
-> Prospective, stratégie et management : l'entrepreneur, un philosophe en action...
L'entrepreneur, un philosophe en action ?

Trouver des solutions nouvelles ! C'est devenu un leitmotiv. S'il reste incantatoire, il produit plus de gesticulation que de solutions. Dans un monde qui change beaucoup, c'est vrai, bien des solutions anciennes ne marchent plus. Mais ce n'est pas en cherchant d'autres "solutions" qu'on trouve quelque chose, tant qu'on reste dans le même "cadre" que précédemment - c'est à dire en regardant les mêmes choses, en analysant de la même façon, en utilisant les mêmes références... Si c'est le cadre qui change, il faut d'abord s'intéresser à lui pour le comprendre tel qu'il se construit et l'orienter tel qu'on le veut. Ensuite, dans ce cadre revu, on pourra trouver plus facilement des solutions plus performantes, car appropriées à la situation.

C'est pourquoi, de plus en plus, le couple stratégie-management évolue vers une relation triangulaire prospective-stratégie-management : tout micro-choix managérial, ou choix tactique (la conduite des opérations : comment y aller), dépend d'un cadrage stratégique (le cap : où veut-on/peut-on aller, selon quelles lignes directrices ?), lui-même associé à une vision prospective de la situation : quels sont les champs des possibles (en termes d'enjeux et de contraintes) au vu desquels on pourra définir un cap à la fois ambitieux et réaliste ?

De là à considérer que la prospective est aux personnes morales ce que la philosophie est aux personnes physiques... lire l'article >>>



PDF de l'article précédent : Culture et méthode... Routine et critique cul par-dessus tête
Routine et critique sont dans un bateau. Il faut offrir à l'une d'elles un "s" qui marquera son pluriel ; un seul "s" pour deux mots, ce qui laisse deux possibilités. La première solution combine les routines, séquences méthodiques qui libèrent l'esprit, et la critique, démarche dynamique de questionnement qui cherche à établir la justesse d'une proposition afin de l'améliorer. La seconde solution... >>>



Prochain article : Du lobbying auprès d'institutions au lobbying au sein de systèmes



Le dessin du mois : Défi pédago... >>> -> Défi pédago...

Mao, Mark Twain, Albert Einstein, Jean Rostand, Platon... Les dernières citations >>>

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Avril 2006

Culture et méthode
-> Culture et méthode : Routine et critique cul par-dessus tête...
Routine et critique cul par-dessus tête

Pour trouver sa place dans un environnement difficile ou nouveau, il faut comprendre ses ressorts ; pour jouer le jeu, il faut connaître les règles ; pour se repérer, il faut des cartes ; pour maîtriser un ensemble, il faut appréhender ses composants, les distinguer sans les isoler, les relier sans les mélanger, les comprendre sans s'éloigner des préoccupations opérationnelles...

C'est pourquoi, tant pour les managers, les Pouvoirs publics ou les médias que pour les parents, les enseignants ou autres animateurs, la première finalité de toute démarche pédagogique est d'accompagner l'apprentissage de l'autonomie. Bien au-delà d'une ingestion de savoir et d'une acquisition de savoir-faire (surtout s'ils sont réduits à des connaissances calibrées et à des techniques formatées), il s'agit de mettre aussi l'accent sur le savoir-voir et le savoir-être, dans une démarche plus fondamentale d'éducation des comportements et de stimulation du discernement.

C'est pourquoi il faut notamment cultiver le sens critique ou s'appuyer sur les routines d'une méthode rigoureuse... lire l'article >>>



Version imprimable de l'article précédent : Europe et problématiques : le problème, c'est le problème
La problématique, c'est l'art ou la science qui consiste à poser les problèmes - utile, si l'on admet qu'un problème bien posé est presque résolu. Une problématique, c'est un ensemble de problèmes dont les éléments sont liés. Rapprochons les deux dans une motion de synthèse : c'est aussi une question complexe à laquelle on pourrait mieux répondre si elle était formulée autrement. Exemple parmi d'autres, la construction européenne est un nid de problématiques riche d'enseignements. Certes, un système tribal ou féodal est plus facile à comprendre que des institutions complexes - c'est pourquoi beaucoup veulent croire que tout se joue dans le choix d'un "chef", Président de la République ou autre. Mais rien ne sert de se leurrer avec des visions simplistes : on n'est pas près de maîtriser les situations complexes en éludant les problématiques... >>>



Prochain article : Prospective et management : l'entrepreneur, philosophe en action



Le dessin du mois : Systèmes... >>> -> Systèmes...

Déclinologues, déclinocrates, déclinophobes... Nos invités ouvrent le débat, notamment Paul Verlaine, Ibn Khaldun, André Malraux, Victor Hugo, Montesquieu, George Meredith, Louis-Ferdinand Céline, Juvénal, Lao Tseu, George W. Bush, Charles Spurgeon, Louis Aragon... Les dernières citations >>>

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Mars 2006

Europe et problématiques
-> Europe et problématiques : le problème, c'est le problème...
le problème, c'est le problème

L'obésité progresse dangereusement aux Etats-Unis, particulièrement chez les enfants, que peut-on faire ? La réponse vient de tomber : on va renforcer les sièges-auto... A quel problème s'attaque-t-on ? Veut-on réduire l'obésité ou gérer ses conséquences ?

La France s'agite autour du CPE. Qui court après quoi ? Il est beaucoup question d'enjeux de pouvoir pour les uns, d'audience complaisante pour d'autres... mais on parle peu des problématiques en cause : mutation du travail, développement de l'emploi des jeunes et des moins jeunes, archaïsmes et rigidités de notre droit et de nos pratiques, pas seulement dans le domaine social, etc.

La construction européenne est grippée... mais au fait, quelle Europe veut-on, pourquoi, comment ?

Point commun entre ces trois entrées : si vraiment on veut résoudre un problème, il faut commencer par l'énoncer. Encore plus quand on joue à plusieurs et qu'il faut négocier : de quoi parle-t-on ? Il est facile de ne pas se rencontrer quand chacun reste dans sa bulle, mais si en plus aucun n'est au clair sur ses propres problématiques, il a peu de chances de prendre aussi en compte celles des autres.

Après la Constitution européenne, les passions se déchaînent à propos du CPE au point que la France descend dans la rue sous des prétextes et dans des formes que la presse internationale a beau jeu de brocarder. Est-ce parce que le microcosme politico-médiatique arrive à nous mobiliser sur les enjeux minables dont il nous rebat les oreilles, comme s'il ne se passait rien sur terre ? Mon analyse est très différente - comme en 1968, ces mouvements sont un signe qu'on est enfin prêt à admettre ce qu'on essaie de se cacher depuis un quart de siècle : il faut tenir compte de la mutation globale et en saisir les formidables opportunités, au lieu de jouer à se faire peur sur de faux prétextes ; il faut remplacer le repli frileux par le goût du projet... - mais c'est un autre débat.

Pour entendre, il faut écouter ; de même, pour les résoudre, il faut entendre les problèmes, donc les écouter, c'est à dire s'attaquer aux problématiques en cause. Une problématique est un ensemble de problèmes dont les éléments sont liés. Comme le sont, dans la gestion d'entreprise, les problèmes techniques, commerciaux, financiers et institutionnels. La question européenne est un nid de problématiques riche d'enseignements... lire l'article >>>



Version imprimable de l'article précédent : Les 3 leviers : l'outil, la communication, l'organisation
De tout temps, individuellement et collectivement, l'homme a utilisé divers leviers pour agir sur son environnement naturel et culturel. L'outil agit sur les bases matérielles de l'activité, dans le champ techno-économique ; la communication veut influencer les comportements des individus et des groupes, dans le champ socio-culturel ; l'organisation mise sur la régulation et l'amplification par les systèmes organisés, dans le champ politico-institutionnel. Depuis des décennies, voire des siècles, la France privilégie le premier levier (approches technocratiques, micro ou macro), alors que les besoins relèvent de plus en plus du troisième (action pertinente d'institutions dotées de projets et capables de prendre en compte les réalités d'un monde en mutation). Quant au levier de la communication, il cumule les contre-performances : soit il s'inscrit dans la ligne technocratique et apporte des réponses "cerveau gauche" à des attentes "cerveau droit", soit il met les outils mass-médiatiques et les techniques de communication d'influence au service d'une désinformation qui ne fait que creuser le fossé entre un discours public irréel et un monde qui change. Il est temps de s'intéresser aux leviers pertinents... >>>



Prochain article : Routine et critiques... ou routines et critique ?



Mars en avril : des lecteurs impatients se sont inquiétés de ne pas recevoir la lettre de mars. L'explication est simple : c'est parce qu'elle arrive en avril.
Ce retard est lié à la mise en ligne progressive de la version 4 d'algoric.com, qui va prendre encore quelques semaines. Pendant les travaux, l'affichage continue... mais il est perturbé : un peu de patience, merci ! Principale innovation : cédant aux amicales pressions des amateurs de ma Molécule "pour s'orienter dans un univers en mouvement", j'ai décidé d'en mettre en ligne une version simplifiée. Mais il faut préalablement reconfigurer une partie des "briques" du site... pour les convertir en "atomes". On en reparlera bientôt.



-> Compliqué...
Le dessin du mois : Compliqué... >>>

Que de chemin parcouru depuis 1900, quand Georges Darien écrivait : "La seule politique que veuille la France, c'est une politique incolore, insipide, flasque ; elle est prête à payer n'importe quoi pour avoir cette politique-là ; et elle paye, et elle l'a." Quelques auteurs prolongent le débat... les dernières citations >>>
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Février 2006

-> Les 3 leviers : l'outil, la communication, l'organisation...

Les 3 leviers :
l'outil, la communication, l'organisation

Qui peut ne veut... qui veut ne sait... qui sait ne peut... Après le tsunami de décembre 2004, le problème n'était pas de trouver des fonds - au contraire, les organismes humanitaires en avaient immédiatement collecté beaucoup plus qu'ils ne pouvaient en dépenser. Ce n'était pas non plus un problème scientifique ou technique : on a les moyens de faire face à tous les besoins technologiques rencontrés dans de telles situations. Dans ce cas, le levier utile était moins l'outil (pour répondre à un besoin techno-économique) que la communication (besoin socio-culturel) et surtout l'organisation (besoin politico-institutionnel).

Aujourd'hui quand, confrontés à une épidémie de Chikungunya, les habitants de la Réunion attendent de toute urgence des vaccins chargés dans un bateau qui reste à quai en métropole, le problème est-il qu'on ne sait pas faire les vaccins ? Qu'on n'a pas d'avion-cargo pour les acheminer ? Qu'on n'a pas de moyens pour acheter les vaccins ou payer le transport ? Ou est-il tout simplement qu'on est mal organisé ?

Ce qui est vrai dans ces situations exceptionnelles l'est tout autant au quotidien, et pas uniquement dans les affaires publiques : rejet des accords de Kyoto par une administration Bush qui dit pourtant s'inquiéter des désordres climatiques ; continuel report de l'aggiornamento de grands systèmes (éducation, santé, prévoyance...) conçus pour un monde qui n'existe plus ; piètres performances managériales d'une Administration qui tarde à s'adapter ; choix stratégiques d'entreprises où la logique spéculative des financiers l'emporte sur la logique économique des entrepreneurs ; diminution des accidents bien modeste en regard des avancées technologiques de la sécurité routière, faute d'évolution significative des comportements ; l'inventaire n'est qu'amorcé, chacun pourra le prolonger. Point commun : dans toutes ces situations, on compte essentiellement sur l'outil, levier techno-économique, quand c'est avec un autre levier que la partie se joue... lire l'article >>>



Version imprimable de l'article précédent : Etonnez-moi !
Même si la veille ne se substitue ni à la création, ni à l'innovation, elle contribue à les alimenter. C'est une source d'inspiration parmi d'autres, on fait son miel à partir de ce qu'on a butiné. Parfois, le processus est simplifié et, au lieu de butiner, on se borne à copier, avec des résultats plus ou moins heureux. Le couple veille-copie fait parfois des détours, par exemple quand, déconcertées dans un contexte de changement mal analysé (où va-t-on ?), ou de complexité mal maîtrisée (comment démêler tout ça ?), ou d'ouverture mal balisée (quelles pistes privilégier ?), des entreprises s'en remettent à des cabinets spécialisés. Là encore, c'est utile s'il s'agit d'alimenter le butinage, dangereux si c'est un moyen de se défausser. La démission au profit de l'expertise (quelle qu'en soit la valeur), combinée au souci de minimiser les risques, conduit à un conformisme dont on ne perçoit pas toujours à quel point il est plus risqué que l'audace... >>>



Prochain article... Union européenne : le problème, c'est le problème !
La formule de Michel Crozier ("le problème, c'est le problème !") s'applique à toute situation complexe : on ne peut rien dénouer tant qu'on n'a pas identifié les problématiques en cause. La construction européenne est exemplaire à ce titre, non seulement parce que ses problématiques ne sont pas simples, mais parce que d'aucuns prennent un malin plaisir à les dissimuler derrière des rideaux de fumée pour égarer celui qui cherche à comprendre. Or ce qui se passe à Bruxelles n'est pas anodin. Quelques mois avant le retour en force des débats autour de la constitution, on peut commencer à en énoncer quelques problématiques. Car, ici comme sur toute autre question stratégique, on peut utilement dépasser le vu à la télé...


-> Tout bouge...

Le dessin du mois : Tout bouge... >>>

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Janvier 2006

-> Imagination stratégique : étonnez-moi ! ...

Imagination stratégique :
Etonnez-moi !

Pour innover, il faut s'ouvrir à ce qui se passe ailleurs, aux expériences des autres, aux idées nouvelles... et relier ce qu'on a glané à ses propres préoccupations et projets. Car la démarche analogique est la première étape de la créativité : on observe, on transpose, on adapte... C'est pour ça qu'on veille, au sens dynamique du terme : on explore, on proagit, on entreprend.

Ce volet "offensif" a un contrepoint "défensif" : on veille aussi pour ne pas se laisser surprendre. Les surprises redoutées peuvent prendre bien des formes : caprices du destin, initiatives de concurrents, opportunités qu'on ne saisit pas à temps... Là, on veille de façon plus statique : on protège, on réagit, on assure.

Un veilleur sachant veiller ne se laisse pas surprendre. Mais à trop redouter la surprise, certains en arrivent à oublier de la créer... lire l'article >>>



Version imprimable de l'article précédent : Sans glob, on blog à part !
L'information nous submerge. Toujours plus d'info, toujours plus vite : c'est une situation dynamique de traitement de flux. Mais on l'aborde souvent en restant dans une logique statique de gestion de stock. Un peu comme si on voulait stocker des flux. Comme si on assimilait encore la mémoire à une sorte de grande commode ("dans quel tiroir de mon cerveau ai-je mis cette information ?"), alors qu'en fait elle fonctionne en flux ("par quel cheminement vais-je retrouver la voie sur laquelle se promène cette information ?"). C'était un des premiers enseignements des neuro-sciences cognitives, dans les années 1990 : si certains individus peuvent en même temps "marcher et mâcher leur chewing-gum", c'est parce qu'ils savent traiter parallèlement plusieurs informations et les coordonner. Cette capacité doit aussi être renforcée au niveau collectif... >>>



Samizdat à diffusion massive

En 2003, algoric.com avait été consulté plus de 10.000 fois. En automne 2004, c'était le score mensuel. En 2005, le cap des 15.000 consultations/mois a été allègrement doublé - et, pour des raisons techniques, beaucoup ne figurent pas dans le comptage officiel. Ce qui nous place dans les 10 % de sites du peloton de tête du hit-parade des 28.000 sites répertoriés par Médiamétrie eStat, certes très loin derrière des TF1, Mappy ou autres Gamers, mais est-ce comparable ? De plus, ces visites sont longues, tant en nombre de pages par internaute qu'en temps passé sur chaque page.

Il ne s'agit pas de rouler des mécaniques en prenant l'air avantageux, d'autant que l'audience n'était pas un objectif tant qu'on restait dans l'optique "bricolage expérimental" ou "lien entre amis" - et nous y sommes toujours. Au contraire, on a soigneusement évité tout référencement ou autre forme de promotion tant que la structure et l'aspect du site restaient déroutants pour les non initiés. Mais on ne va pas pour autant se plaindre d'un succès qui, quand même, fait très plaisir !

Quant à ce côté "déroutant", on va s'y attaquer prochainement - sans pour autant renoncer à la richesse du foisonnement ! Encore un peu de patience... >>>



Prochain article... Ecolonomie : les 3 leviers
Economie et écologie, frères ennemis ou complices ? Développement durable, contrainte ou opportunité ? Les questions environnementales, entre autres, sont le plus souvent envisagées sous l'angle techno-économique. Pourtant, la technologie n'est qu'un des 3 leviers en cause dans notre relation avec l'environnement. Et même, de nos jours, c'est le moins critique des trois. Mais on continue à se polariser sur des relations de type "Technologie et société" ou STS - avec quelques circonstances aggravantes, comme un déterminisme technologique aussi compulsif qu'obsessionnel. Et si on regardait les 2 autres leviers...


-> Regarder ensemble...

Le dessin du mois : Regarder ensemble... >>>

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Meilleurs voeux pour 2006 !
voir... Regards vers le futur. . . voeux 05
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Novembre 2005

-> Sans glob, on blog à part ! ...

Complémentarités global-local :
Sans glob, on blog à part !


Marketing, gestion de crise, relations institutionnelles, communication interne... Avec des objectifs divers, les entreprises et les institutions rejoignent les particuliers ou les associations pour alimenter la prolifération des blogs. Comme ce n'est pas une simple mode, il est important d'en comprendre le sens, donc d'en connaître la genèse, d'en envisager les développements futurs, d'en évaluer la portée éventuelle... pour déboucher sur les conclusions opérationnelles que chacun doit tirer, au vu de sa situation propre, notamment en matière de gestion de l'information et de la communication (ou encore pour l'approche de l'innovation, nous y reviendrons une prochaine fois).

Les origines du phénomène tiennent à une convergence de facteurs techno-économiques (comme l'essor et la baisse de coût de l'informatique, de l'internet, des logiciels permettant de faire très facilement ces mini-sites web), socio-culturels (tels le besoin ou l'envie de s'exprimer, d'entendre un autre discours, d'échanger sur cette nouvelle agora virtuelle) et politico-institutionnels (dont un certain archaïsme d'institutions ou médias pas assez réactifs face à de nouvelles attentes). Intéressant en lui-même, ce nouveau vecteur de communication est par bien des aspects un bon révélateur de diverses évolutions plus larges.

Il ne révèle pas seulement des changements, mais aussi des décalages entre ce nouvel environnement, profondément changé, et nos pratiques, restées "calées sur hier". Plus profondément, c'est même nos modes de pensée qui ont pris un coup de vieux... mais qu'il est dur de quitter ses habitudes !

Par exemple, à l'ère du blog, l'information fonctionne dans une logique dynamique de flux... mais nous continuons à la traiter avec nos vieilles références statiques de stock... Autre exemple, la communication est "immédiate" (à la fois instantanée et démédiatisée). Si des médiations disparaissent, c'est parce qu'elles étaient périmées ou remplissaient mal leur fonction. Pas parce qu'elles étaient inutiles. Alors, pour ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain, il faut impérativement s'intéresser de près aux "globs" !

Le glob, c'est... lire l'article >>>



Version imprimable de l'article précédent : Ecartelé entre les mutations des marchés, des produits, des process, du management... on a parfois du mal à faire le tri parmi les dizaines de "tendances à suivre" proposées un peu partout. Qu'est-ce qui est significatif ? Selon quels critères ?
Parmi les multiples formes que peuvent prendre les regards vers l'avenir, sans compter la boule de cristal, trois grandes familles dominent :
1) la prévision, qui dessine les contours d'un avenir en continuité ; elle se réfère au passé, considérant que l'avenir le reproduira (c'est le précédent), lui ressemblera (l'analogie) ou le prolongera (l'extrapolation) ;
2) l'anticipation qui, dans un contexte de forte évolution ou de rupture, s'emploie à détecter des indicateurs de changement (signaux faibles...) et à les qualifier, par exemple en mesurant leur importance ou leur probabilité (tendances lourdes...) ;
3) la prospective, qui s'intéresse moins aux manifestations du changement qu'à ses ressorts, intègre ces indicateurs dans une vision cohérente et ouvre le champ pour mettre en perspective, en relation avec une intention ou un projet, afin de donner un sens à l'ensemble.
Il faut aussi compter avec quelques dégénérescences, notamment les tendances technocratique et superficielle. La première abuse de la mise en équation, la seconde dérape vers la futilité... >>>

Prochain article : étonnez-moi !
La veille technologique, l'écoute des marchés, le benchmarking, c'est bien. C'est même nécessaire. Mais pas suffisant : ça ne débouchera jamais sur une offre créatrice. Ces démarches "réactives" conduisent autant aux produits et services de demain que les sondages conduisent à une politique cohérente et audacieuse !



Deux lettres pour le prix d'une...
Membre du réseau e-Mergences, je ne résiste pas à la tentation de vous en présenter le bulletin : une lettre mensuelle interactive proposant des ressources liées aux thématiques d'e-Mergences (prospective, innovation, marketing) - bibliographiques et netographiques, agenda d'événements, chroniques, actualité d'e-Mergences...
Lien de connexion : http://www.axiopole.net/e-mergences/newsletter.php



Déterminisme ou volontarisme... Force des choses ou liberté de choix... Mesures éparses ou projet cohérent... Soins palliatifs ou action en profondeur... Démagogie ou pédagogie... Emotivité ou responsabilité... Individuel ou pluriel... Uniformité ou altérité... Crédulité ou convictions propres... Quelques éclairages : les dernières citations >>>

-> Habitudes...

Le dessin du mois : Habitudes... >>>

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Octobre 2005

-> Regards sur le changement : entre modes et méta-tendances...

Regards sur le changement :
Entre modes et méta-tendances


"L'avenir, tu n'as pas à le prévoir mais à le permettre", écrivait Saint-Exupéry, par ailleurs conscient des difficultés de l'exercice, notamment : "Pour saisir le monde aujourd'hui, nous usons d'un langage qui fut établi pour le monde d'hier. Et la vie du passé nous semble mieux répondre à notre nature, pour la seule raison qu'elle répond mieux à notre langage".

Deux grandes dégénérescences de la prospective, la tendance technocratique et la tendance superficielle, illustrent ce diagnostic : on aborde un monde nouveau avec des langages d'hier. L'un est le langage de la société industrielle, avec ses approches quantitatives et spécialisées qui, sans même s'en rendre compte, détruisent la vie en voulant la découper et la peser. L'autre est le langage de la société de consommation, avec son paraître sans racines et son esthétique sans éthique. Le refus de ces langages du passé n'implique pas leur rejet, car il faut préserver leurs apports utiles : rigueur méthodologique pour l'un, créativité pour l'autre. Mais il faut les intégrer dans un ensemble plus ouvert... lire l'article >>>



Version imprimable de l'article précédent : Des besoins saturables aux aspirations contradictoires. Après un demi-siècle, la hiérarchie des besoins formulée par Maslow reste utile, particulièrement si l'on actualise son contenu ou élargit sa démarche. De plus, on peut l'associer à un décodage des mutations en cours, partant d'une distinction entre l'époque que nous quittons, attachée à la satisfaction de besoins "inférieurs", et celle où nous entrons, centrée sur des aspirations "supérieures". Différence majeure, car les premiers, même divers, restent complémentaires et "saturables", alors que ces dernières sont souvent contradictoires et presque toujours insatiables. Un des aspects critiques est la fracture entre aspirations des personnes et pratiques des institutions. Fracture d'autant plus douloureuse qu'on revendique le caractère contradictoire des aspirations, comme en témoignent par exemple les phénomènes NIMBY : on veut l'électricité mais pas les lignes électriques, on veut le téléphone mobile mais pas les antennes... Les choses étaient quand même plus simples quand les riverains étaient ravis que les pylônes viennent décorer l'environnement, parce qu'ils allaient de pair avec le progrès qu'apportait la Fée Electricité... >>>

Prochain article : Sans glob, on blog à part !



-> Futurs...

Couleurs du passé, du présent, de l'avenir... confrontées à la sottise, la sagesse, la folie... Les dernières citations >>>


Le dessin du mois : Futurs... >>>

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Septembre 2005

-> Marketing, management, gouvernance : des besoins saturables aux aspirations contradictoires...

Marketing, management, gouvernance :
Des besoins saturables aux aspirations contradictoires


L'homme ne vit pas seulement de pain... Alors, quand Maslow hiérarchise les besoins sur une pyramide aussi célèbre que celles de Gizeh, faut-il le suivre et conclure qu'un besoin de niveau supérieur ne saurait s'exprimer tant que ceux de niveau inférieur ne sont pas satisfaits ?

La question est hautement stratégique pour les industries de la création, du luxe, de la mode... mais elle concerne aussi, plus généralement, tous ceux qui s'intéressent aux motivations des comportements humains : un demi-siècle après sa formulation, la pyramide de Maslow est-elle toujours pertinente et utile ?

La réponse de Normand s'impose : oui et non. Oui, moyennant quelques nuances ou adaptations. Ainsi, à suivre strictement le modèle, un besoin éthique ou esthétique ne sera conscient que si les besoins alimentaires et élémentaires sont satisfaits ; considérons plutôt que le premier pourra être ressenti, même s'il n'est pas conscientisé - et ce, si les seconds sont maîtrisés, même sans être nécessairement satisfaits. -> Hiérarchie des besoins...Par exemple, le sage affamé et mal logé, indifférent au statut social et au pouvoir, est au sommet de la pyramide sans pour autant avoir satisfait tous les besoins des niveaux inférieurs - mais il ne pourrait en être là s'il ne les avait maîtrisés. Ce n'est pas anodin pour comprendre par exemple certaines "aberrations" dans les attitudes des consommateurs : elles ne sont aberrantes que par rapport à une norme ; et s'il fallait comprendre que c'est elle, la référence, qui change ? En période de fort changement, ça pourrait se concevoir !

On peut donc rester dans le modèle de Maslow tout en adaptant sa lecture ; ou se distancier un peu par rapport au modèle en considérant que quelques nouveaux ressorts changent un peu sa nature. Plus fondamentalement, on peut prendre appui sur lui pour jeter les bases d'un autre regard. Par exemple, considérer qu'après l'ère industrielle organisée autour de la satisfaction de besoins quantitatifs, spécialisés, saturables... la société postindustrielle est celle des aspirations qualitatives, insatiables, contradictoires... Comment pourrait-on prétendre satisfaire celles-ci en essayant de répondre à ceux-là, en fonctionnant comme si le jeu n'avait pas changé ?... lire l'article >>>



Version imprimable de l'article précédent : Management-zapping ou management-synthèse ? Réactivité, efficacité, anticipation... la gestion de crise a ses particularités. Est-il opportun de les transposer massivement au management général ? Dans un monde qui change vite, la tentation est grande. Mais n'oublions pas que c'est aussi un monde complexe... Comme dans le jazz, l'improvisation est une source de créativité. Elle ne se confond pas avec l'impréparation. Bien au contraire, elle s'inscrit dans un contexte très structuré : thème, rythme, tempo... lesquels peuvent être d'une extrême complexité. C'est parce que cette complexité est assumée et maîtrisée que des musiciens qui ne se sont jamais rencontrés peuvent parvenir spontanément aux harmonies les plus élaborées ou les plus inattendues... >>>

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