-> accueil algoric.com Diffusion algoric.com . 2004-05 Dernières parutions >>>

- Management-zapping ou management-synthèse ? .. juillet 2005 >>>

- Ressources et défis de la dématérialisation .. juin 2005 >>>

- L'iceberg de la communication stratégique .. mai 2005 >>>

- La simplicité se conquiert .. avril 2005 >>>

- Une Constitution très "tendance" .. mars 2005 >>>

- Combattre le syndrome du dîner de cons .. février 2005 >>>

- Réhabiliter et rénover la pédagogie
.. janvier 2005 >>>
- Le tournant .. voeux 2005 >>>
- Vertus du diagnostic clinique .. nov.-déc. 2004 >>>
- Changer de changement, pour changer vraiment .. octobre 2004 >>>

- Constitution européenne : faut-il tout jeter ?.. septembre 2004 >>>

Précédentes : 2000-01 2001-02 2002-03 2003-04

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Juillet 2005

-> Management-zapping ou management-synthèse ? ...Face aux mutations et transitions :
Management-zapping ou management-synthèse ?


Réactivité, efficacité, anticipation... la gestion de crise a des particularités qu'on transpose de plus en plus à la gestion courante. Dans un monde qui change vite, ce n'est pas aberrant. Mais n'oublions pas que c'est aussi un monde complexe et non seulement il faut en tenir compte, mais le faire à tous les niveaux de l'entreprise. Ainsi :

parmi les tendances qui incitent le management général à s'inspirer de la gestion de crise, prenons la différenciation ou la mobilité : dans un univers diversifié et mouvant, il faut souvent des réponses plus personnalisées et plus rapides que dans un univers homogène et stable ;

de ce fait, certaines réponses qui relevaient du patron doivent se rapprocher du terrain, "descendre" dans la hiérarchie ;

une des conséquences est que le management prescrit ("tu suivras le manuel de procédure") doit céder le pas au management situationnel ("tu feras au mieux, dans le respect des règles du jeu et au vu des circonstances, pour atteindre ou dépasser tes objectifs") ;

l'entreprise doit donc moins s'attacher à expliciter les modalités (le comment : chemin à suivre, procédures...) que les finalités : le pour quoi (ce qu'on vise, les objectifs) et le pourquoi (les enjeux, valeurs et principes auxquels se réfèrent ces objectifs) ;

ce cadrage général est précisé, personnalisé et suivi dans un cadrage opérationnel (feuille de route ou briefing) et un contrôle a posteriori (compte-rendu ou debriefing). Dans ces limites, le collaborateur dispose d'une plus grande marge de manœuvre pour conduire son action ;

on passe ainsi d'une obligation de moyens ("je fais comme il faut") à une obligation de résultat ("je fais ce qu'il faut").

Dans ce contexte, comme dans le jazz, l'improvisation est une source de créativité. Elle ne se confond pas avec l'impréparation. Bien au contraire, elle s'inscrit dans un cadre très structuré : thème, rythme, tempo... lesquels peuvent être d'une extrême complexité. C'est parce que cette complexité est assumée et maîtrisée que des musiciens qui ne se sont jamais rencontrés peuvent parvenir spontanément aux harmonies les plus élaborées ou les plus inattendues. De la même façon, la performance du manager repose sur de subtiles synthèses... lire la suite >>>



Version imprimable de l'article du mois dernier : Ressources et défis de la dématérialisation. Les principes de base de la dématérialisation sont désormais bien connus. Leurs développements et leur portée ne sont pas toujours appréciés à leur juste mesure. C'est peut-être pourquoi on en tient si peu compte. Il est temps de se réveiller... >>>

Prochain article : après la complexité et la dématérialisation, 3è concept-clé : les aspirations...



-> Synthèses...

Quelques clefs du succès pour ceux qui veulent trouver leur chemin plutôt que des excuses, selon Eisenhower, Sabatier, Faulkner, Plutarque, Gide, Gary, Balzac, Locke, Rousseau, Zweig, Jung, Pauwels, Swift, Maupassant... Les dernières citations >>>


Le dessin du mois : Synthèses... >>>

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Juin 2005

-> Prospective, formation, management : ressources et défis de la dématérialisation...Prospective, formation, management :
Ressources et défis de la dématérialisation


Quand les contrôles à distance ont remplacé beaucoup d'observations in situ, par exemple dans les raffineries pétrolières ou les usines chimiques, il était frappant de voir le désarroi des opérateurs, qui avaient besoin de voir et de toucher. De même, dans bien d'autres circonstances, la montée en force de la "réalité virtuelle" nous affecte encore plus s'il s'agit d'une relation avec un environnement apparemment identique alors qu'il est substantiellement modifié. Comme quand on utilise un four à micro-ondes, qui ressemble à un four thermique alors que sa logique de fonctionnement est radicalement différente - donc aussi son mode d'emploi. Alors que dire de l'ordinateur qui est sur le bureau, des multiples réseaux dans lesquels chacun s'insère de plus en plus et de quantité d'expressions peu ou mal "verbalisées" de la dématérialisation ? Surtout que, bien plus que pour le four, nos têtes continuent à fonctionner avec les anciennes références.

Dans ces conditions, il est étonnant qu'on s'étonne que même les dirigeants soient déboussolés - comme le serait tout individu qui voudrait ouvrir une serrure biométrique avec sa clé mécanique !... lire la suite >>>



Version imprimable de l'article du mois dernier : L'iceberg de la communication stratégique. Pour Boileau, "ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément". Pour Godard, "si vous avez compris ce que j'ai dit, c'est que je me suis mal exprimé". La communication évolue, notamment le rapport entre intention et expression... >>>

Le mois prochain : l'imprévu ne se prévoit pas, il se prépare...
-> Mettez-vous à l'heure de l'Europe avec l'heuropéen...



Qui a peur du plombier polonais ?
La "jeune Europe" nous donne une salutaire leçon d'humour
après nos débats pitoyables sur des chimères minables... >>>



"Avant-première" (Futuribles n° 65)... Un autre discours politique devient nécessaire, faisant mention des contreparties inévitables car si nous voulons une société plus juste, il faut vouloir plus de productivité, si nous voulons une plus grande participation des travailleurs, des consommateurs et des citoyens, il nous faut une société de concurrence, etc. >>>



-> Rupture...

Esprit de synthèse, pensée toute faite, boiteux ou filous français ou anglais, pommes ou rides de l'âme... il y en a vraiment pour tous les goûts ! Les dernières citations >>>



Le dessin du mois : Rupture... >>>

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Mai 2005

-> L'iceberg de la communication stratégique...De l'intention à l'expression :
L'iceberg de la communication stratégique


"Mais où veut-il en venir ?" Quand Pignon prend la parole en réunion, on ne peut s'empêcher de se poser la question. Probablement parce que lui-même, avant de s'exprimer, a oublié de "tourner sept fois sa langue" : il ne s'est pas assez interrogé sur son intention. C'est certainement la plus élémentaire et la plus visible des déclinaisons de la difficile relation entre intention et expression : si la première est peu ou mal explicitée, la seconde sera confuse ou mal maîtrisée.

Une autre variante fréquente est la "j'mecomprendite", plus ou moins aiguë. Pour savoir à quel degré vous êtes atteints, nous vous proposons un test en première exclusivité mondiale. Ainsi que le remède : 98 % des lecteurs diront y souscrire, dont 41 % affirmeront qu'ils l'utilisent déjà - et en fait 3 % y auront recours.

Certaines variantes sont moins visibles - notamment quand ce dont on parle n'est pas ce dont il s'agit - et de plus en plus fréquentes, dans une société de l'information qui décuple les enjeux de la désinformation.

Différents points de vue sur le sujet : selon Boileau, "ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément" ; pour Godard, "si vous avez compris ce que j'ai dit, c'est que je me suis mal exprimé"... lire la suite >>>



Version imprimable de l'article du mois dernier : La simplicité se conquiert.
De même que le design combine simplicité des formes et performance des fonctions, le management de la complexité combine simplicité des schémas organisationnels et performance des solutions - moyennant les détours qu'exige un travail en profondeur : la simplicité des solutions élégantes passe souvent par des processus et des concepts pas toujours simples. Elle est aux antipodes de la complication, qui mélange tout dans des usines à gaz aussi ingérables qu'inopérantes... >>>

Le mois prochain : la dématérialisation - nature, portée...



-> Mécanique...

De Socrate à Coluche, de Talleyrand à Tony Blair, de Jean Yanne à Bernadette Chirac, entre autres, quelques références sur la réflexion, l'action, le pouvoir et notions connexes : les dernières citations >>>



Le dessin du mois : Mécanique... >>>

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Avril 2005

-> La simplicité se conquiert...Manager complexité et changement :
La simplicité se conquiert


Ce n'est pas facile de faire simple, surtout quand les choses ne le sont pas. C'est pourtant indispensable : vive les "solutions élégantes" qui, à l'instar du design, combinent la simplicité des formes et la performance des fonctions !

Mais au lieu d'essayer de résoudre la complexité, on s'emploie souvent à la réduire. Ce n'est pas la même chose : il ne s'agit alors plus de simplicité mais de simplisme... qui nous égare plus qu'il ne nous aide.

Car la simplicité n'est pas le contraire de la complexité mais son alliée, son auxiliaire. Et son contraire est la complication, corollaire de la confusion : on mélange tout ! Alors que pour résoudre la complexité, il faut dégager ses composants élémentaires pour traiter chacun selon sa propre logique. Si un prof corrige les devoirs de ses élèves en déjeunant sur le pouce dans la salle d'attente du garagiste qui répare sa voiture, va-t-il compléter sa salade niçoise avec des copies et un boulon de 12, simplement parce que tout était sur la même table ? Ou va-t-il "gérer" séparément ce qui relève de situations ou activités distinctes ?

Il est aussi difficile pour un manager de faire simple qu'il est long pour un auteur de faire court ! Le drame est qu'on ne peut rien pour ce dernier, alors qu'avec un peu de méthode, le premier peut résoudre la complexité sans la réduire... lire la suite >>>



Version imprimable de l'article du mois dernier : Une Constitution très "tendance". Mettre ce qu'on rencontre au format de ce qu'on connaît n'est pas forcément la meilleure façon de s'ouvrir à ce qui est nouveau, différent, en rupture. Exemple : notre approche des développements de la construction européenne... >>>

Le mois prochain : l'iceberg de la communication, entre intention et expression...


-> Créaticidité...

Le dessin du mois : Régulation... >>>

Du chou-fleur de Mark Twain aux Charybde et Scylla de Sigmund Freud, l'éducation vue par John Locke, HG Wells, Choderlos de Laclos, Galiani, Marc Aurèle et quelques autres : les dernières citations >>>

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Mars 2005
-> Une Constitution très "tendance"...

Union européenne :
Une Constitution très "tendance"


Gauloiseries... Certes, si la France sort du jeu, c'est un peu à cause de quelques irresponsables du microcosme ; c'est aussi beaucoup parce que la société civile laisse faire. Qui est coupable, qui est responsable, qui paiera ? Bien sûr, c'est désolant qu'une "société de l'intelligence" s'emploie à détourner l'attention et à ramollir le cerveau du citoyen-télé-consommateur. Ou que les "vus à la télé" soient des hors jeu qui n'ont rien à dire - comme si l'on voulait qu'un "tous pourris", un néo-poujadisme ou autre forme de populisme s'installe sur ce terreau : rappelons que beaucoup de responsables politiques légitimes et sérieux font un travail remarquable (voir les sites des parlements pour en prendre la mesure), occulté ou parasité par ces pantalonnades. Ce n'est que la face visible de l'iceberg.

L'attention et l'énergie consacrées à ces diversions - ou l'absence d'intérêt pour les enjeux importants dont elles nous détournent - sont liées à notre absence des lieux ("Bruxelles") où se prennent les décisions, quand nos concurrents ou partenaires y sont très actifs, à plusieurs niveaux qui nous échappent largement : ils obtiennent satisfaction parce qu'ils s'y font entendre ; ils s'y font entendre parce qu'ils s'y expriment ; ils s'y expriment parce qu'ils y vont, qu'ils ont une volonté stratégique, qu'ils connaissent le langage, les pratiques, les us et coutumes ; règles du jeu d'autant mieux maîtrisées qu'ils contribuent à leur élaboration ; etc. Quelles marches avons-nous manquées dans ces processus si éloignés de notre folklore indigène, quels sont les résultats, quelles seront les conséquences ?

Par exemple l'Europe du droit, plus discrète que l'Europe politique ou économique bien qu'elle la sous-tende, progresse d'autant plus inexorablement qu'elle répond à un besoin : celui d'un ordre juridique différent, adapté aux réalités nouvelles d'un monde en mutation. Car il ne s'agit ni de la transposition de notre droit écrit latin, ni de l'adaptation de la common law anglo-saxonne : c'est vraiment "autre chose"... et pourtant ça marche ! Faut-il s'inquiéter des méfaits sur notre droit de ce Babel technocratique ? Ou se féliciter de ce métissage culturel réussi, où l'on a su procéder avec pragmatisme, adapter les réponses aux besoins et trouver dans les différents systèmes de droit les éléments permettant la mise au point d'un autre système ? Il y a longtemps que la question n'est plus de savoir si l'on aime ou non, si l'on en veut ou pas, mais de savoir quelles conséquences on en tire. C'est aussi de savoir si l'on y participe ou si l'on abandonne à d'autres le soin de décider pour nous. Ici, on préfère parler du sexe de démons chimériques, sans lien avec ce dont il est question. La Constitution nous propose des institutions et un droit européens plus cohérents et plus lisibles, donc plus maîtrisables par les intéressés - mais il faudrait qu'eux-mêmes s'y intéressent.

Or les raisons de s'y intéresser ne manquent pas. Elle est très "tendance"... lire la suite >>>



Version imprimable de l'article du mois dernier : Combattre le syndrome du dîner de cons. Quand on ne comprend pas ce qui se passe, ce qui se dit, ce qui se joue, la façon dont ça se passe... deux attitudes extrêmes : celle de l'invité soumis qui se laisse asservir et celle de l'hôte qui s'enferme dans ses "certitudes" (partielles, illusoires, hors sujet...), s'il le faut avec un zeste d'arrogance ou une dose de suffisance. Entre les deux, les ouvertures ne manquent pas... >>>

-> Fabriquer le futur...Le mois prochain : la simplicité se conquiert...



Vie du site :
Une attitude ambivalente face à l'avenir...
Lu dans "Fabriquer le futur" - à lire impérativement ! - "Comme le souligne le prospectiviste Jean-Pierre Quentin, les champs d'innovation issus des changements technologiques de ces dernières décennies sont immenses... >>>
Le marketing traditionnel peut-il déboucher sur des innovations de rupture ? Dans un monde où la complexité règne, il est quasiment impossible de prévoir ce qui fera les vraies innovations de demain. Ce sont en effet des "novations", ces innovations radicales - dites aussi de rupture - qui peuvent changer véritablement les choses et faire la différence en apportant du réellement nouveau... >>>


-> Créaticidité...

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Février 2005
-> Maîtrise des processus : combattre le syndrome du dîner de cons...

Maîtrise des processus :
Combattre le syndrome du dîner de cons


Il dit ceci et j'entends cela, il est comme ci et je le vois comme ça, je suis ici et je me crois là. Tout ça, bien sûr, sans en avoir conscience. Avec au contraire de solides certitudes et une belle assurance. Pas de doute, plusieurs symptômes convergent... Idée générale : le convive croit qu'on joue un certain jeu (banal dîner en ville) alors que ses compagnons en jouent un autre (concours du con le plus éclatant) ; le "piquant", c'est qu'il ne s'en rend pas compte ; mais la morale de l'histoire est que "c'est celui qui le dit qui y est". En fait, on le vit quotidiennement, notamment quand ce dont on parle n'est pas ce dont il s'agit, quand on joue ensemble mais à des jeux différents, quand on regarde aujourd'hui avec les références d'hier...

Définition du syndrome : c'est un processus ou une situation dont bien des aspects nous échappent mais qu'on aborde avec l'aveuglement ou la suffisance de celui qui croit en avoir le contrôle. Il se manifeste de différentes façons, notamment au niveau de ce qu'on se dit (communication) ; au niveau des comportements, codes ou valeurs de référence respectifs des intéressés (interculturalité) ; au niveau du raisonnement, de l'analyse ou de toute référence qui en fait la trame (concepts ou paradigmes)... lire la suite >>>



Version imprimable de l'article du mois dernier : Prospective : une nouvelle pédagogie. A la maison, à l'école, au travail, dans la Cité, le besoin est le même : l'acteur a envie et besoin de comprendre les systèmes dans lesquels il évolue, pour y tenir sa place ; inversement, les systèmes ne peuvent durablement fonctionner sans l'implication des acteurs. Y'a plus qu'à... >>>

Le mois prochain : la Constitution européenne est-elle "tendance" ?
-> Interculturalité et convergences musicales...



Le dessin du mois : Métissage... >>>

L'histoire du jazz (ou sa préhistoire, depuis le blues) - comme plus généralement celle de la musique - nous éclaire de façon simple sur un processus de métissage très élaboré (convergence-foisonnement).

L'évolution du multimédia en est une autre application, avec une diversification des ingrédients : convergence du téléphone, de l'ordinateur, de la photo, de la hi-fi, de la vidéo, etc. vers un ensemble à la fois homogène dans sa structure et foisonnant dans ses développements et applications.

L'Art du management et celui de la gouvernance, à leur tour, se caractérisent par une application de ce processus - moins visible certes, mais encore plus profonde. Dommage qu'on en fasse si peu de cas. Heureusement, algoric veille... Nous y reviendrons (en attendant, voir notamment les thématiques >>>) - et surtout... consultez-nous !

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Janvier 2005
-> Prospective : une nouvelle pédagogie...

Pour la performance, contre la sinistrose :
Réhabiliter et rénover la pédagogie !

Ceux qui savent, ceux qui font, ceux qui disent... Les rôles peuvent être cloisonnés, par exemple quand on considère que le chercheur sait mais ne fait, que l'ouvrier fait mais ne dit, que le prof ou le journaliste télé dit mais ne... Plus rarement, on admet qu'un acteur puisse tenir, sinon les trois, du moins deux de ces rôles - l'artisan qui sait et fait, l'enseignant qui sait et dit... Comme en général on spécialise les fonctions, ceux qui disent occupent une position-clé : ils font le lien entre ceux qui savent et ceux qui font ; de plus, ils assurent la traduction du langage des uns vers celui des autres. Plus les choses sont difficiles (par exemple complexes ou changeantes) et les langages divers, plus il faut de travail et de talent pour réussir cette traduction. Heureusement, notre époque dispose à ce titre de ressources exceptionnelles : méthodes pédagogiques, techniques de communication... Malheureusement, il arrive qu'elles soient sous-utilisées, voire utilisées à contre-emploi par des médiateurs irresponsables (qui a dit "respectivement par des profs fossiles et des journalistes incultes" ?). Traduttore, traditore : on passe vite de traducteur à traître !

Exemple : les Renseignements Généraux constatent que les Français sont démoralisés, frappés de sinistrose, atonie et résignation réunies ; qu'ils ne font plus confiance aux dirigeants ; on en déduit qu'ils ne croient plus en rien... Les bases du constat sont incontestables, mais que penser de l'analyse ? Contre-proposition : nous vivons dans un monde complexe dont "les dirigeants" ou "la télé" nous donnent des lectures souvent simplistes, voire déphasées ; un monde qui bouge, or on aborde la Société de l'information comme si nous vivions au temps de la Révolution industrielle ; un monde ouvert, qu'on regarde comme s'il était centré sur l'Hexagone ou la place du marché. Bref, ce dont on parle n'est pas ce dont il s'agit. Les gens ne sont pas idiots au point d'accepter sans broncher ce cocktail de chloroforme, diversions, leurres, visions réductrices... Parlons des vraies questions, honnêtement, sérieusement (ce qui n'exclut ni la fantaisie, ni l'humour, bien au contraire !) et agissons de même : aussitôt, ils retrouveront confiance et dynamisme.

Les termes du problème sont les mêmes dans la conduite des affaires publiques et des entreprises : c'est d'abord une affaire d'analyse (quel regard porte-t-on sur le monde ?) et de volonté (quel Projet, quels objectifs ?), donc de stratégie ; c'est aussi une affaire de communication et de pédagogie - celle du formateur vers l'apprenant, mais aussi celle du chef vers le subordonné... ou l'inverse. On sait faire (en tout cas, algoric sait !), il suffit de vouloir ; commençons par mettre en œuvre 12 propositions simples... lire la suite >>>




Version imprimable de l'article du mois dernier (téléchargement au format PDF, 119 Ko) : Spécialistes contre généralistes ? Vertus du diagnostic clinique. Après avoir magnifié le spécialiste et négligé le généraliste, pourtant plus complémentaires que concurrents, le discours dominant (sinon la pratique) a réhabilité le diagnostic clinique. Au moins en médecine. Management et gouvernance seraient-ils à la traîne ? >>>

Le mois prochain : le syndrome du dîner de cons.



Une fois n'est pas coutume, saluons les propos du Président des USA, forts, lucides, ouverts, chargés de sens, clairs, d'une expression maîtrisée : "les lois et les institutions doivent aller de pair avec le progrès de l'esprit humain. En même temps que celui-ci se développe, s'améliore, au même moment que de nouvelles découvertes sont réalisées, que de nouvelles vérités sont découvertes et que les faits et les opinions évoluent, avec les changements circonstanciels, les institutions doivent aussi évoluer au rythme de leur époque. Nous pourrions tout autant exiger d'un adulte qu'il porte ses vêtements d'enfant que demander à la société d'aujourd'hui de rester semblable à ce qu'elle était au temps de nos ancêtres". C'était il y a deux siècles (Thomas Jefferson). Transposition au contexte européen à l'heure des débats sur la Constitution... >>>



Vous êtes de plus en plus nombreux, fidèles et assidus. Depuis septembre, le cap des 10.000 pages/mois (recensées) est régulièrement dépassé. De plus cette mesure, faite par un organisme extérieur (Médiamétrie eStat), est très incomplète car elle ne comptabilise que les visites répondant à certains critères techniques. Autre caractéristique : des consultations longues - en moyenne environ 1 minute par page et 6 pages par visiteur. Pour une fois, extrapolons... Mises bout à bout, sans compter les visites non recensées, ces données correspondent à 85 journées pleines par an - et ces chiffres augmentent constamment : mais où s'arrêtera-t-on ?!... Vie du site >>>


-> Formation...
  • De la réflexion à l'action... quelques invités alimentent le débat : Marx, Diderot, Poincaré, Einstein, Sagan... Les dernières citations >>>

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Meilleurs voeux pour 2005 !


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Novembre-décembre 2004
-> Spécialistes contre généralistes ? Vertus du diagnostic clinique...
Vertus du diagnostic clinique


La prospective ne consiste pas à prédire l'avenir, contrairement à ce qu'on croit souvent. Une de ses fonctions est de le préparer, mais pas à l'aide d'une boule de cristal ni en regardant l'avenir dans le rétroviseur. Elle vise à mettre en perspective pour donner du sens, dans une démarche consistant à appréhender :
  • les multiples composantes d'une question complexe,
  • les relations entre ces divers éléments,
  • dans une perspective dynamique qui va d'hier à aujourd'hui, puis demain,
    en référence à notre situation propre : nos intentions, nos possibilités d'action, nos choix.
Il y a donc une forte conjonction entre la vision prospective (compréhension de l'environnement actuel et futur) et la vision stratégique (analyse et choix de notre place dans cet environnement, cadrage des conséquences à en tirer).

Si la prévision regarde le passé pour en déduire un avenir en continuité, la prospective construit de nouvelles références, sachant que demain sera différent d'hier et qu'un "autre regard" sur aujourd'hui nous éclaire sur les ruptures, sur ce qui a changé et sur ce qui peut changer. Car le monde n'est pas prédéterminé, mais comporte une pluralité d'avenirs : à nous de choisir.

Une vision prospective relie des éléments trop souvent envisagés séparément, qu'il s'agisse d'horizons de temps, de domaines de connaissance, d'applications pratiques... ou plus fondamentalement encore de paradigmes (références conceptuelles) et de tous repères qu'utilisent l'observation, l'analyse, l'intuition, l'émotion.

Finalement, la prospective travaille avant tout sur des problématiques : des questions auxquelles on pourrait répondre si elles étaient posées autrement. C'est pourquoi on peut la considérer comme "l'art du diagnostic clinique", consistant, comme le disait déjà Gaston Berger, à voir loin, large, profond, autrement, ensemble...

Notre monde à la fois complexe et mouvant a donc particulièrement besoin de l'approche prospective. D'autant plus besoin que les apports des spécialistes sont devenus hyper-pointus : la mise en perspective de ces apports est à la fois plus difficile et plus nécessaire. Mais, alors qu'on a besoin qu'elle se diffuse largement dans un corps social qui ne peut se satisfaire d'approches mass-médiatiques de la complexité, trop réductrices et déformantes, la prospective doit se garder d'une tendance qui l'éloignerait de ses finalités : à trop cultiver sa dimension technique, en négligeant sa responsabilité pédagogique, elle pourrait à son tour devenir une affaire de spécialiste, donc se couper de l'action, alors qu'elle a vocation à l'éclairer... suite >>>


-> Approche prospective de l'accueil des enfants...

Approche prospective de l'accueil des enfants : un enjeu majeur pour les entreprises et les Pouvoirs publics.
Question importante pour les entreprises s'il en résulte absentéisme ou moindre disponibilité au travail d'un parent soucieux pour son enfant - ce qui n'est que la face la plus visible d'un ensemble de préoccupations, liées par exemple à l'employabilité, que les évolutions démographiques vont rapidement accentuer. Pour les collectivités publiques, la question est d'autant plus sensible qu'elle ne se limite pas à la relation entre vie familiale et vie professionnelle, mais affecte bien des composantes de la vie sociale... >>>



Version imprimable de l'article du mois dernier (téléchargement au format PDF, 131 Ko) : En amont de la conduite du changement : changer de changement, pour changer vraiment. Le changement s'impose, on le sait. Souvent on s'attache trop au comment, sans être bien au clair sur le pourquoi - qui pourtant lui donnerait du sens. Et quand les réponses ne sont pas concluantes, le changement n'a pas lieu - ou échappe à tout contrôle... >>>


-> Complexe...

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Octobre 2004
-> En amont de la conduite du changement...
Changer de changement, pour changer vraiment


Un peu partout, le changement est à l'ordre du jour : pour réformer l'Etat et ses pratiques, adapter l'entreprise, changer de stratégies, d'organisation, de management, de production, voire de secteur d'activité... Pas étonnant, en période de mutation - c'est à dire de changement d'état de la société - car il faut s'adapter ou périr, c'est Darwin qui l'a dit. Problème : dans la mise en œuvre, on confond souvent changer et bouleverser. Alors on scie la branche... et on se retrouve par terre : finalement rien ne bouge, ou pas dans le bon sens. Car c'est "un cran au-dessus" (dans l'analyse) qu'il fallait concevoir vraiment un vrai changement - alors qu'au contraire dans la mise en œuvre, il faut en général de la souplesse, de la progressivité, de l'ouverture, de l'échange. Ce qui n'implique pas qu'on renonce à aller vite : ne pas confondre rapidité avec brutalité... suite >>>



Version imprimable de l'article du mois dernier (téléchargement au format PDF, 134 Ko) : Processus managériaux et communication... Constitution européenne : faut-il tout jeter ? Même les meilleurs modèles organisationnels et managériaux peuvent être parasités par des jeux de pouvoir ou des actions de communication qui leur sont étrangers. L'expérience de l'Europe est transposable à l'entreprise... >>>


-> Une condition de l'innovation : l'ouverture interculturelle. Comment l'aborder ?...

Vu sur... www.e-mergences.net - chronique d'octobre : "Polyglotte ou volapük ?" Une condition de l'innovation : l'ouverture interculturelle. Comment l'aborder ?
Lire l'article... >>>


Et toujours les rubriques :

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Septembre 2004
-> Constitution européenne : faut-il tout jeter ? ...
Constitution européenne : faut-il tout jeter ?


Si la question européenne se posait dans les termes de l'actuel rodéo mass-médiatique, on pourrait en débattre - à l'instar de la question irakienne si elle s'était posée dans les termes énoncés par G. W. Bush... Nouvelle illustration par l'absurde de l'impact que peut avoir la communication sur l'action, via les processus organisationnels, managériaux, décisionnels, la question se pose à trois niveaux. Celui, fondamental, de la responsabilité collective des Européens dans l'ordre mondial. Celui, médiat, de leur plus ou moins grande marge de manœuvre, selon qu'ils se dotent d'une machine institutionnelle plus démocratique, transparente et performante ou qu'ils gardent leur vieux tacot qui peut encore rouler, mais péniblement et de façon erratique. Celui, immédiat, du choix des Français de ratifier ou non un traité. Lourde responsabilité, à apprécier en regard des vrais enjeux, pas au vu de faux défis. Sans perdre de vue que le mythe d'irréductibles Gaulois retranchés dans leur village, protégés par leur potion magique, risque de ne pas donner les résultats escomptés... suite >>>



Version imprimable de l'article du mois dernier (téléchargement au format PDF, 124 Ko) : Apprivoiser les technologies combinatoires. Technology push ou market pull ? Vieux débat sur l'innovation, est-ce la technique qui pousse ou le marché qui tire ? L'accélération de l'évolution technique était une caractéristique de la société industrielle. Aujourd'hui, nous devons nous interroger devant l'accélération de cette accélération. Ainsi, les technologies combinatoires veulent être tirées par l'utilisateur, mais nous devons changer nos habitudes mentales pour posséder leur mode d'emploi... >>>


Et toujours les rubriques :

  • Vie du site : Culture & Méthode, le retour... >>>

  • Gepetto : "l'accueil en relais est-il rentable ?" - quelques pages introductives... >>>

  • Parmi les nouveautés de l'abécédaire : approche volontaire, autrement, manipulation, oligopolisation sociale et autres gros mots... >>> .

  • L'heuropéen : tout savoir sur la Constitution... >>>

  • Controverse sur le silence : Lao-Tseu et Pascal lancent le débat, qui glisse vers la douleur, la volonté, la liberté, l'anticipation, le projet... Les dernières citations >>> .
-> Influencer...

Le dessin du mois : Influencer... >>>

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Dernières parutions Dernières livraisons
2003-2004
- Apprivoiser les technologies combinatoires... ... août 2004 >>>
- Spécial : "appel à témoins" Gepetto... ... juillet 2004 >>>
- Le retard du politico-institutionnel... ... juin 2004 >>>

- Décision : le clou qui dépasse attire le marteau... ... mai 2004 >>>

- Processus coopératifs : l'Europe défricheuse... ... avril 2004 >>>

- Intelligence, créativité, performance... ... mars 2004 >>>

- Prospective, information, décision... ... février 2004 >>>

- Influence et manipulation... ... janvier 2004 >>>

- Adieu 2003... ... voeux 2004 >>>

- Spécial Europe 2004 : 3 défis historiques ... décembre 2003 >>>

- Ethique, étiquette : sommes-nous concernés ? ... novembre 2003 >>>

- La vraie vie est comme une page web... ... octobre 2003 >>>

- Plaidoyer pour le retour de l'honnête homme... ... septembre 2003 >>>
2002-2003
- Confusions et désinformation : apologie de l'irish coffee ... août 2003 >>>
- Small restera-t-il beautiful ? ... juillet 2003 >>>
- "Si t'y es pas t'as tout faux" : l'entreprise, acteur de la vie publique ? ... juin 2003 >>>
- Entre sage-femme et tire-bouchon : le coaching à la façon d'Agatha Christie ... mai 2003 >>>
- Anticiper les risques : principe de précaution... ou vertu de prudence ? ... avril 2003 >>>
- La rumeur, entre pensée magique et désinformation ... mars 2003 >>>
- "Négociation" interculturelle : multilinguisme ou espéranto ? ... février 2003 >>>
- Pour une année décloisonnée ! ... voeux 2003 >>>
- Forme et fond : le riche et le pauvre ? ... décembre 2002 >>>
- Lobbyings d'hier et de demain ... novembre 2002 >>>
- Signaux blèmes et tendances fourbes ... octobre 2002 >>>
- L'information et ses pièges ... septembre 2002 >>>
2001-2002
- Prolégomènes à toute démarche réseau (juin 2002)
- Spécialiste et généraliste : vertus du diagnostic clinique (mai 2002)
- Managers débordés : trop de techniques, pas assez de méthode (avril 2002)
- Droit et Société : conçu pour protéger, le droit menace (mars 2002)
- Efficience ou efficacité ? Recettes ou méthode ? (février 2002)
- Culture & Business : Bourdieu, Maîtres du Monde et Big Brothers de tout poil (janvier 2002)
- Pour une année débordante de créativité... (voeux 2002)

2000-2001

 

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