www.algoric.com . JPQ / Equal-Gepetto décembre 2005  
 
c . Conclusion : l'accueil en relais ne sera pas
le mode de garde du IIIè Millénaire...

Bien sûr, ce titre provocant vise à stimuler la curiosité et le sens critique du lecteur. Pas seulement. Il s'agit aussi de remettre les choses à leur place. Par exemple à propos de cet "autre regard" : parmi nos habitudes de pensée, un réflexe face à une belle innovation est souvent de considérer que "ce truc est tellement génial qu'il va détrôner tout ce qui existait". Ainsi de l'énergie par rapport au développement économique : la première Révolution industrielle a été celle du charbon, puis le pétrole a pris le relais... A l'approche de la fin du XXè siècle, on s'est beaucoup demandé quelle serait "l'énergie du XXIè siècle", entre la fusion thermonucléaire, l'énergie éolienne, la géothermie, les bio-énergies et bien d'autres... jusqu'à ce qu'on admette qu'il fallait changer de modèle de pensée : on ne cale plus le développement sur une énergie dominante, mais on articule diverses sources avec les besoins de plus en plus différenciés d'une société de plus en plus complexe.

Il en va exactement de même dans le cas de la garde d'enfant et il faut là aussi éviter toute vision hégémonique, en croyant que telle ou telle formule est "la" solution qui éclipsera toutes les autres, alors que justement la richesse vient de la diversité et de l'articulation des complémentarités.

Donc, en effet, l'accueil en relais ne sera pas le mode de garde du IIIè Millénaire... pas plus qu'aucun autre mode de garde, car l'accueil des enfants tend à se répartir entre diverses approches, adaptées à divers cas de figure.

Dans ce paysage bigarré, tout laisse penser que l'accueil en relais ouvre des perspectives intéressantes à plus d'un titre : en lui-même, car c'est une formule qui répond directement à certaines attentes que ne peuvent satisfaire des dispositifs classiques ; mais aussi en tant qu'une des "clés de cohérence" permettant d'optimiser l'ensemble du système, ou certaines de ses composantes. Ainsi, quand leurs horaires de travail sont décalés - ou risquent de l'être - par rapport aux horaires d'ouverture de la crèche, même s'il ne s'agit que de quelques heures par mois, les parents doivent renoncer à la crèche... L'accueil en relais "fait la jointure", donc permet l'inscription de l'enfant en crèche ; sinon il aurait fallu y renoncer. Ce rôle de chaînon manquant permet de mieux utiliser les places de crèche : c'est un des cas les plus simples d'optimisation du dispositif collectif par le recours à l'accueil en relais ; il y en a bien d'autres.

Corollaire de ce constat : en situation de complémentarité, il faut "jouer les complémentarités". Telle est probablement la principale conclusion de ce regard prospectif : dans ce genre de jeu collectif, chacun des "joueurs" a tout à gagner à s'insérer dans une démarche de "gouvernance", au sens le plus élevé de ce mot, impliquant une pluralité d'acteurs, publics et privés, institutionnels et marchands ou associatifs, dans une relation réellement partenariale qui permet d'aborder ensemble les nouveaux champs qui leur sont communs.

Pour parvenir à une conclusion de ce type, il faut préalablement faire le tour de quelques unes des grandes composantes du problème. En commençant bien sûr par l'inévitable leitmotiv : tout ça, c'est bien, mais c'est cher !

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Plan du rapport :
Synthèse & problématiques générales
Introduction
1 - La garde d'enfants coûte cher à la collectivité...
2 - Si on compte, il faut tout compter...
3 - Le temps change... la gestion locale s'adapte
4 - Le "métro-boulot-dodo" c'est fini...
5 - Interactions : ce n'est plus aux femmes de réguler le système...
6 - Convergences : management et gouvernance
Annexes
Sommaire détaillé

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