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C'est incontestable : l'accueil en relais coûte cher.
Plus généralement, d'ailleurs, la garde d'enfants
coûte cher. L'automobile aussi coûte cher. Ainsi
que le logement, l'habillement, le cinéma, le tabac
pour les fumeurs... Quelle que soit la dépense, l'affirmation
générale et abstraite selon laquelle "c'est
cher" est exacte, de même qu'elle est totalement
dénuée de pertinence et d'utilité.
Dès qu'il y a un coût, tout est cher "en
soi", la question n'est pas là ; c'est plutôt
: "en a-t-on pour son argent ?"
Bien sûr, il ne viendrait à l'esprit de personne
d'aborder une question de ce type en restant strictement
dans une logique comptable. Certes, ça aurait
le mérite de la facilité : on adopte la formule
qui a le plus faible coût direct, visible, immédiat...
En poussant la logique à l'extrême, on choisit
de ne prendre aucune formule, c'est de loin ce qui coûte
le moins cher : si les familles veulent des enfants, elles
sauront bien les faire garder ! Sans qu'on ait besoin d'un
tel raisonnement par l'absurde, il est évident qu'il
faut prendre en compte bien d'autres considérations,
on y reviendra au chapitre 2.
Mais avant d'ouvrir sur une vision plus large des enjeux,
restons un instant sur les chiffres. D'abord, sur la base
d'une étude approfondie, pour contester un a priori
infondé, car l'accueil des enfants ça ne
coûte pas, ça rapporte ! Ensuite, pour
pouvoir s'élever au-dessus des comptes ou du calcul,
on rappellera que la valeur des approches quantitatives
est proportionnelle à la valeur des chiffres
- et que sur un tel sujet, celle-ci a d'étroites
limites qui en relativisent la portée.
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