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Publics, privés ou mixtes, les accords croissent et
embellissent. Mais surtout ils changent de nature : le
besoin n'est pas simplement de développer des partenariats,
mais plus fondamentalement d'en réinventer l'approche.
En particulier, la solidité d'une union tient moins aux
contraintes formelles de l'engagement qu'à l'intensité
de l'affectio societatis. Un regard croisé sur l'évolution
de la coopération européenne et celle des accords
interentreprises est éclairant (document
1.1).
Ces évolutions nous contraignent à
dépasser des schémas (accord ou fédération,
alliance ou fusion) parfois devenus trop simples - donc aussi
à remettre en question certaines
références conceptuelles auxquelles ils sont
associés. C'est particulièrement frappant dans le
cas de la construction européenne : depuis plus d'un quart
de siècle, les notions traditionnelles de fédération
ou de confédération ne sont plus applicables à
un édifice qui s'est construit sur de nouvelles bases,
au point de devenir un "autre modèle" - mais
les anciens concepts restent très présents
(document
1.2).
Ces distinctions ne sont pas anodines, car la
co-traitance ne relève pas des mêmes ressorts que
la sous-traitance, "l'entreprise étendue" est
aux antipodes de l'intégration verticale et, plus généralement,
un projet ou une relation partenariale ne
se pense, ne se construit, ne se négocie ni ne se conduit
comme une relation contractuelle... [cf.
Accords
et partenariats : quels positionnements ?]
-> document 1.1 - Processus
coopératifs : l'Europe défricheuse
-> document 1.2 - Ni
fédération, ni confédération
-> Accords
et partenariats : quels positionnements ?

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